L’élection de Donald Trump en 2016 comme président a certifié que les États-Unis étaient devenus les Dollar$-Uni$ de l’Amérique, pour exprimer ce qui s’est passé aussi économiquement que possible.

La Voix des lecteurs

« Je suis un citoyen américain sans pays »

Le pays dont je suis citoyen n’existe plus. L’élection de Donald Trump en 2016 comme président a certifié que les États-Unis étaient devenus les Dollar$-Uni$ de l’Amérique, pour exprimer ce qui s’est passé aussi économiquement que possible.

Ce qui était autrefois un grand pays, un modèle de démocratie, n’existe plus. Le pays de ma naissance a été transformé en une ploutocratie, un pays gouverné par un petit nombre d’hommes riches obscènes.

Trump et les hommes comme lui utilisent le patriotisme et la religion comme l’opium du peuple pour dominer et contaminer les systèmes de croyances de leurs victimes. Dans le pays de ma naissance, il y a des millions de personnes qui croient à peine en la science, ne croient pas en l’évolution, ne croient pas au réchauffement climatique, ne croit pas qu’une femme a le droit à son propre corps et ne croit pas que les gens ont le droit d’aimer ce qu’ils veulent. La mentalité de ces personnes à laquelle je fais référence est extrêmement autoritaire, mais ils sont les Américains qui agitent le drapeau et qui prétendent être les véritables champions de la liberté dans cet âge de non-vérité.

Parce que je vois la vérité comme je le fais, je déclare que je suis un citoyen américain sans pays. Le serment d’allégeance que j’ai récité des milliers de fois ne demande pas d’allégeance aux Dollar$-Uni$ de l’Amérique.

Je veux être un citoyen d’un pays où Dieu n’est pas considéré comme un Américain, où le droit d’une femme à son propre corps est reconnu, où les femmes sont considérées comme égales aux hommes. Un tel pays serait le point de départ pour créer un monde où tous les individus sont considérés comme des égaux et comme membres d’une même famille humaine. Si nous ne voulons pas mourir sur les plaines des religions abrahamiques comme les victimes d’une guerre apocalyptique produite par des prophéties sur les soi-disant bonnes personnes et les mauvaises personnes, nous devons considérer l’humanité comme une seule famille, n’est-ce pas ?

Peut-on créer une société modèle où les femmes et les hommes et les personnes de toutes les variantes sont réellement considérés comme des membres égaux d’une même famille humaine ? Le Canada ou les États-Unis peuvent-ils créer la société modèle dont le monde a besoin… alors que l’humanisme reste une idée blasphématoire ? Je ne pense pas.

Au Québec, une province où le français est plus parlé que l’anglais, l’humanisme n’est pas une malédiction, ni hérétique ni antipatriotique. La laïcité est valorisée aux côtés de l’humanisme au Québec. Cela me donne plus de motivation comme un anglophone pour améliorer ma capacité à communiquer en français et à vivre dans les Cantons-de-l’Est, même si je suis citoyen américain. Plus important, le fait que l’humanisme n’est pas une malédiction au Québec me donne l’espoir que le Québec puisse devenir une société modèle d’être prise pour exemple par le reste du Canada et des États-Unis. De cette façon, le Québec peut changer l’Amérique du Nord et le monde.

John-Jean Ofrias

Sutton

Les propriétaires de voitures électriques ne sont pas tous écolos

Depuis que je possède un véhicule électrique et que je discute avec des gens comme moi lors de mes arrêts aux bornes de recharge rapides, je m’aperçois que les motivations poussant les gens à se procurer un véhicule électrique sont très variées et n’ont parfois rien à voir avec l’environnement.

Voici les cinq groupes de conducteurs que je rencontre le plus fréquemment.

1 — Les fous de la techno. Ces derniers s’intéressent d’abord et avant tout aux véhicules électriques pour la technologie qu’on y retrouve. Ce n’est pas l’absence d’émission polluante qui les allume, mais tous les gadgets électroniques embarqués à bord. Avec eux, on parle ampères, joules et kilowatt/heure.

2 — Les « tripeux » de la performance. Plus souvent des hommes, ils s’intéressent aux voitures électriques principalement à cause des accélérations et des performances que ces dernières procurent. Peu importe le modèle qu’ils conduisent, leurs sujets de conversations tournent invariablement autour de la marque Tesla !

3 — Les Séraphin Poudrier. Eux achètent des voitures électriques pour une seule et unique raison : ne plus payer d’essence. Ce qui les motive n’est pas de sauver la planète, mais de sauver de l’argent ! Avec eux, on discute « money ».

4 — Les amoureux des voitures. Là, on entre dans la catégorie des passionnés. Ces gens-là ont toujours aimé le monde des voitures. Un jour, ils découvrent la voiture électrique et bang ! c’est le coup de foudre. Depuis, ils ne parlent que de ça. Leur intensité à la borne est telle qu’on oublie parfois de se débrancher.

5 — Les inquiets pour la planète. Et enfin, on arrive à la dernière catégorie, les gens qui achètent des voitures électriques pour la raison la plus louable : réduire leur empreinte environnementale. Avec eux, on parle souvent de végétarisme, de surconsommation, de suremballage et d’obsolescence programmée !

Moi qui écris ces lignes et qui possède une voiture électrique depuis un an, je vous dirais que je suis dans plusieurs catégories à la fois. Je suis préoccupé par l’environnement tout en aimant bien les accélérations de mon véhicule. Et j’ai un petit côté gratteux qui fait que j’adore ne plus payer d’essence !

Daniel Jasmin, propriétaire d’un véhicule électrique

Granby