La ville baromètre utilisé par le passé pour amorcer les changements vers les cédez-le-passage, Beaconsfield, a confié au journal qu’elle est satisfaite de ces changements effectués il y a huit ans.

La Voix des lecteurs

Cédez-le-passage : prenez votre mal en patience

Imaginez la scène. Un enfant fait ses débuts sur sa bicyclette, petites roues comprises. Il voit passer un ado sur un magnifique vélo et s’y intéresse. Il en veut un. Comme il ne peut pas tout de suite, il prend exemple sur un voisin, et décide d’enlever ces petites roues. Comme il n’écoute que les conseils craintifs de sa mère, il revient en arrière. Cet enfant, c’est Granby.

Granby avait la réputation « de ville des stops » avant de faire un virage vers des panneaux « cédez-le-passage », souligne le conseiller municipal Robert Riel dans un article de La Voix de l’Est. Cette réputation n’est pas si ancienne. Rappelons qu’en septembre dernier, des résidents ont mentionné leur malaise quant aux nombreux panneaux d’arrêts anglophones utilisés par la ville. Selon la loi sur l’affichage, les panneaux doivent être francophones ou bilingues, à l’exception des villes se trouvant à moins de 15 kilomètres d’une frontière, qui ont l’autorisation d’utiliser les « stops. » Malgré cela, ce sont plutôt les jérémiades effectuées au cours des dernières années sur un autre type de signalisation qui vont générer le changement.

Les cédez-le-passage des quartiers récents ainsi que ceux de l’ensemble du territoire seront remplacés par des arrêts obligatoires. Dans l’article paru le 23 janvier, M. Riel rapporte que la décision fut prise, après étude, pour des raisons de visibilité et de sécurité. Comme plusieurs se trouvent dans les quartiers récents, c’est un coûteux retour en arrière que Granby décide de faire. La ville baromètre utilisé par le passé pour amorcer les changements vers les cédez-le-passage, Beaconsfield, a confié au journal qu’elle est satisfaite de ces changements effectués il y a huit ans.

Des progrès qui tournent en rond

Il vous est peut-être même arrivé d’être complètement à l’arrêt dans le rondpoint de la rue Bruce et du boulevard Pierre-Laporte.

M. Robert Riel précise qu’il est prouvé que les cédez-le-passage sont plus dangereux que les arrêts obligatoires. Pourtant, dans la même parution du 23 janvier, quelques pages plus loin, on retrouve un article où il est question d’une collision entre deux véhicules en raison du feu de circulation inopérant. Les citoyens s’arrêtent lorsqu’il suffit de céder le passage, ou s’immobilisent lorsqu’il suffit d’un bref arrêt.

Les policiers ont avisé le ministère des Transports plus tôt dans la nuit lorsqu’ils ont pris conscience de la situation et ont réitéré quand est survenue la collision. Par la suite, ils ont pu donner quelques tickets puisque neuf citoyens n’ont pas su gérer l’action à prendre avec ce type de signalisation.

Pendant ce temps, de son côté, le ministère des Transports s’inquiète de la situation des ceintures d’autobus scolaires, qui s’en tirent pourtant bien depuis bien des années. Ne devrait-il pas s’occuper des feux de circulation, qui ont tendance à tomber hors fonction pendant la nuit, situation qui s’étire alors dans la journée et cause parfois des accidents, en plus des citoyens mécontents pour leurs contraventions reliées à ce problème technique ?

Cité dans l’article de Karine Blanchard, un des citoyens en question roulait derrière un camion à ordures et il n’a ainsi pas vu la structure du feu de circulation, structure qui n’est pas nouvelle et qui dépasse autant la hauteur d’un panneau d’arrêt que celle d’un cédez-le-passage.

Également écrit par la journaliste mentionnée ci-haut, un article du mois d’août traitait d’une poursuite policière dans les rues de Granby puisque le conducteur, qui n’avait pas de permis en plus d’être sous probation, avait omis de faire son arrêt obligatoire. Qu’est-ce que cela va donner lorsqu’il va y en avoir 140 de plus à faire ? Si Montréal étourdit ses touristes et ses habitants avec tous les cônes orange indiquant de nombreux détours, Granby ralentit les siens puisqu’une fois entré dans cette ville, il est fort difficile d’en sortir. Prenez votre mal en patience chers citoyens et chers touristes…

Janny Rivet

Granby

À LA RECHERCHE D’UNE IDENTITÉ FORTE POUR NOTRE VILLE

À l’instar des villes de Sherbrooke (ville universitaire, ville du savoir), Drummondville (ville entrepreneuriale), Victoriaville (ville du recyclage), Rimouski (ville de l’océanographie, des sciences de la mer), Saint--Hyacinthe (ville agroalimentaire), est-ce que les citoyens de Granby, par notre démographie, auraient droit à un « branding » plus vendeur que celui qu’on nous impose en nous identifiant à des animaux du Zoo ?

Collectivement, nous pourrions relever un défi de taille, en cette aire de déstabilisation climatique, de devenir l’une des villes les plus écologiques du Québec. Le défi est gigantesque, mais combien stimulant. L’objectif ultime, c’est d’avoir un « branding » digne de notre statut soit Granby ville écologique. Un rêve ? Nous commençons quand ? 


Richard Dubé

Granby

PETITE RECETTE POUR DES RUES CAHOTEUSES

Granby a la recette pour faire des rues cahoteuses et glacées l’hiver :

Laisser six pouces de neige, étendre du sable, laisser le temps doux mijoter la recette, laisser les automobilistes brasser la sauce et attendre le temps froid.

Après avoir réussi à sortir de ma rue, heureusement sans briser mon auto, je me suis rendu sur des rues qu’habitent certains membres du conseil et j’ai constaté que leur rue était très praticable...


Jean-Marie Bérubé

Granby