La violence chez trop d’aidés

Jusqu’au 9 novembre, c’est la Semaine nationale des proches aidants. Une semaine des plus importantes et nécessaires ; merci aux organisateurs.

Il y a de la maltraitance possible vécue par les proches aidants. Voici quelques exemples. Voici comment.

Encore apte, l’aidé ne parle pas de ses valeurs, de ses croyances, de sa dignité, de ses préférences quant aux traitements. Il ne donne pas ses volontés/directives anticipées de fin de vie. L’aidé ne désigne pas de mandataire à sa personne et n’exprime pas par écrit son mandat. Il laisse aux autres les décisions ou dit « Vous ferez ce qui est mieux pour moi ». L’aidé ne remplit pas et ne signe pas ses Directives médicales anticipées (DMA). Il ne fait pas de ses DMA un outil de communication avec ses proches et ses soignants ; il garde tout cela secret.

Apte ou encore suffisamment apte, toute personne aidée ou en voie de le devenir se doit de remplir, signer et faire placer ses DMA dans le Registre officiel du Québec. Agir ainsi est un grand acte d’amour pour soi, pour ses proches aidants, pour ses autres proches, pour ses soignants et pour les établissements de soins. Agir ainsi est un grand acte de civisme. 

Ne pas agir ainsi nous amène dans l’univers de la maltraitance et de la violence faites aux proches aidants. Cela nous transporte dans l’univers des malaises, des mal-être, des tensions, des chicanes, des épuisements et des maladies chez les proches aidants.

Proches aidants, insistez auprès de vos aidés pour qu’ils soient vos premiers aidants.

Proches aidants, une des meilleures façons de mieux prendre soin de vos aidés, c’est de mieux prendre soin de vous.

Bonne semaine, chers aidants naturels. Gratitude à vous.


Yvon Bureau

Travailleur social, consultant bénévole pour un mourir digne et libre et coprésident du Collectif Mourir digne et libre

Québec (Québec)