Inondations à répétition

Pendant que bien des pays souffrent du manque de précipitations, nous, au Québec, on vit à chaque printemps des inondations. À ce sujet, je veux féliciter les responsables de la municipalité de Brigham et le ministère de la Sécurité publique de la récente entente qui a pour effet d’acheter des propriétés qui sont inondées à chaque année sur leur territoire. Enfin une solution à long terme sur un problème récurrent !

Les assureurs eux ont trouvé la réponse à ces situations pour s’en laver les mains : ils invoquent la clause « Act of God », sachant très bien que le gouvernement va prendre la relève au point de vue financier. Est-ce que quelqu’un peut m’expliquer l’obligation gouvernementale d’aider tous ces sinistrés à même l’argent de nos impôts ? Dans certains cas, je crois que les infrastructures publiques sont responsables de ces inondations, mais dans bien des cas ce sont les municipalités qui ont permis des constructions dans des régions inondables. La raison, percevoir des taxes. Dans d’autres cas, ce sont des propriétaires qui désirent être près de certaines nappes d’eau et qui refusent d’en assumer les conséquences.

Je dis oui à l’entraide collective dans les cas des grands sinistres, mais par contre je suis un peu tanné de payer pour que certains propriétaires en profitent à chaque année pour rénover leur sous-sol. Au lieu de faire du cas par cas, pourquoi ce ministère ne fait-il pas une analyse globale pour se donner une politique d’intervention concernant tous les intervenants ?

Ai-je besoin de vous rappeler que pour 2019, le trésor public a déjà versé 24,2 millions de dollars et on ne connaît toujours pas la facture globale ?


Yvon Lavoie

Granby