Le cinéaste Francis Leclerc a réalisé un film adapté de Pieds nus dans l’aube, qui est à l’affiche depuis le vendredi 27 octobre dans plusieurs salles de cinéma du Québec.

Félix, pieds nus dans l’aube

Depuis quelques années à l’occasion de la Journée de l’hymne au printemps, qui se tient le 21 mars de chaque année, je propose une activité aux bibliothèques du Québec­. Ladite activité consiste donc à mettre en avant-plan, cette journée-là, des œuvres lit­téraires de Félix Leclerc à la vue des usagers des bibliothèques participantes.

Le but est bien sûr de rendre hommage à Félix, mais surtout de démontrer les différentes facettes de sa plume d’écrivain. Puisque en plus d’avoir créé une œuvre chansonnière marquante de la chanson d’expression française, Félix a écrit des contes, des fables, des pièces de théâtre, des maximes, des romans, etc.

Étudiant en lettres au Cégep, je me souviens qu’un des premiers romans québécois que j’ai lus est Pieds nus dans l’aube de Leclerc. À cette époque, j’écoutais déjà ses chansons et en appréciais la teneur poétique. La lecture de cette œuvre romanesque publiée la première fois en 1946 me permit de découvrir une partie de l’enfance de Félix et d’apprécier une plume des plus évocatrice. Pieds nus dans l’aube est une œuvre pour ainsi dire biographique, mais affublée d’une douce poésie. Voilà un roman touchant et sincère qui nous permet de plonger au cœur de la vie familiale du jeune Félix en 1926. Pieds nus dans l’aube est considéré comme une livre marquant de notre littérature.

Alors je me suis toujours fait un point d’honneur de proposer sa lecture à tout un chacun. Dans mes contacts avec différents responsables des bibliothèques, je demande toujours de mettre bien en vue Pieds nus dans l’aube.

Quand j’ai appris que le fils de Félix­, le cinéaste Francis Leclerc, allait réaliser un film adapté de Pieds nus dans l’aube, je ne cache pas que je fus des plus enthousiastes. Et voilà qu’il est à l’affiche depuis vendredi 27 octobre dans plusieurs salles de cinéma du Québec. 

Par respect pour son père, Martin­ Francis Leclerc aura attendu 20 ans avant de travailler sur une de ses œuvres. Avec Pieds nus dans l’aube, je crois qu’il ne sera pas trompé et qu’il aura fait le bon choix.

Yvan Giguère

Saguenay