Entre les lignes

Le bonheur des uns...

CHRONIQUE / Véronique nageait en plein bonheur l’autre soir. Tellement qu’elle a tenu à partager son doux moment sur Facebook en l’accompagnant d’une photo. Elle venait de recevoir son autocollant sommant les camelots de ne plus laisser de Publisac devant sa porte. Elle était contente. Et sa joie, comme c’est souvent le cas sur les réseaux sociaux, a vite fait des envieux et est devenue contagieuse.

— Tu l’as eu comment ? lui a demandé une amie commune, visiblement intéressée à l’imiter. En fait, une dizaine de personnes l’ont été. Rapidement à part ça.

Entre les lignes

La fée bricoleuse

CHRONIQUE / On s’en souvient. Comme tous mes jeux de lumière extérieurs se sont éteints un après l’autre quand j’ai tenté de les accrocher à ma galerie en 2015, depuis, ils brillent par leur absence. Deux ans plus tard, j’éliminais notre lutin. Malgré tout, la magie de Noël ne m’a jamais complètement quittée.

L’an passé, j’ai fabriqué un beau calendrier de l’Avent à ma petite à partir d’enveloppes destinées à envoyer des faire-part. Elle n’y a vu que du feu. Devant l’énorme succès qu’a connu mon bricolage, j’ai remis ça à l’horaire cette année. Et cette fois, j’y ai donné la claque ! Je n’ai pas fabriqué un, pas deux, mais trois calendriers de l’Avent ! Un pour la grande. Un pour la petite. Un pour le chum (aidée de notre petite). Une vraie fée bricoleuse de Noël.

Entre les lignes

Blancs comme neige, vraiment ?

CHRONIQUE / Décembre arrive, vous devez donc commencer à le sentir, non ? Pour vous aider à trouver de quoi je parle, je vous dirais que ça a le même effet, sur nos épaules, qu’une bonne bordée de neige pelotante sur les branches d’une haie de cèdres de 12 pieds : ça pèse lourd. Quoi ça ? Le poids des consignes des écolos pour nous éviter qu’on anéantisse la planète à coup de scotch tape et de rubans frisés le 24 au soir.

Un Noël zéro déchet...

Entre les lignes

Plaisirs solitaires

CHRONIQUE / Il y avait longtemps que je n’avais pas peint. Curieusement, j’ai accouché de mes dernières toiles dans ma voiture.

J’accompagnais quelqu’un à un rendez-vous récemment. À défaut d’investir l’heure à faire des courses à la course, prendre un bol d’air ou faire du ménage dans mon cellulaire, j’ai décidé d’attendre. Là. Dans mon auto.

Entre les lignes

Question de couleur

CHRONIQUE / Le courriel d’un lecteur m’a fait réfléchir cette semaine. Bien qu’il ait trouvé intéressant mon billet sur le rayon de déplacement des enfants qui va toujours en rapetissant depuis les années 1950, il m’invitait à faire attention à mon choix de mots. Plus précisément, il espérait que je l’épargne sur l’utilisation de mots en anglais comme full face, ride, tomboy, open et gang.

« Dans le contexte actuel, vous devez penser à soigner le français, m’a-t-il écrit. Trop de startup, hipsters, to do list, geek, play list, gamer, foodie, dumpster diving, love money, think tank, fashionista, stunts, cocooning, staycation, war room, fest ou week-ci et cela, etc. dans les articles de vos collègues. Une véritable déferlante devant laquelle on fait le dos rond. »

Entre les lignes

Le terrain de jeu rapetisse

CHRONIQUE / En 1919, George Thomas avait huit ans. À l’époque, le petit bonhomme pouvait marcher jusqu’à dix kilomètres, simplement pour aller pêcher. Plus tard, dans les années 50, son fils, Jack, au même âge, avait la permission d’aller jouer dans le bois qui se trouvait à plus de 1,5 km de chez lui. En 1979, la fille de Jack, Vicky, toujours à huit ans, pouvait aller seule à la piscine de son quartier, à 800 mètres de chez elle. Pas plus loin. Aujourd’hui, l’arrière-petit-fils de George, qui est le petit-fils de Jack et le fils de Vicky, Ed, huit printemps, ne peut marcher que jusqu’au coin de sa rue, à moins de 300 mètres de sa maison.

Que s’est-il passé au fil du temps pour que le rayon des déplacements à pied autorisé aux enfants ait fondu comme neige au soleil ?

Hebdo

La reparación

CHRONIQUE/ Après des mois à faire attention de ne pas m’ouvrir le bout de l’index droit ou encore le coin de l’oreille gauche sur mon écran de cellulaire fracassé à la suite d’un vol plané, j’ai profité de mes vacances pour — enfin — le faire réparer.

Fait étrange: que la vitre de mon téléphonse soit brisée semblait vraiment agacer mon entourage. Plus que moi. Vous savez, ce sentiment de dégoût/incompréhension/jugement? Le même que l’on ressent quand on conduit une voiture rongée par la rouille ou qui sonne la cacanne.

Chroniques

Question de feeling

Quand on s’attarde sur la base de mon genou gauche, on peut voir comme un chiffre d’écrit. En fait, ça a plus l’air d’un pourcentage : 18%, pour être vraiment précise. En bleu. Bleu-gris poussière de roche.

Cette marque est née d’une plonge en vélo quand j’avais dix ans. Malgré une bonne dose de Peroxide, la guérison a emprisonné des particules de garnottes dans ma peau.

Entre les lignes

D’aventure en aventure

CHRONIQUE / Avant de partir, armée de chasse-moustiques et de sacs de chips pour tenir deux semaines, je n’avais aucune idée de la définition de l’acronyme ZEC. Maintenant, c’est clair comme de l’eau de roche de la rivière Saint-Maurice. ZEC sont les trois lettres qui veulent dire « Zone Éprouvante pour le Corps ».

J’aurais pourtant dû m’en douter.

Actualités

DJ Dave

CHRONIQUE / Sur la boîte, de grosses lettres colorées s’époumonent à vanter leur étonnante durée de vie.

Pourtant, j’ai vraiment l’impression que les mozus d’ampoules halogènes encastrées dans le plafond de mon balcon me narguent. Et ce, même si à la maison, « l’électricité » ne fait pas partie de mes ministères.