Entre les lignes

Souvenirs de «su’Sire»

CHRONIQUE / Dans le lot de cartes que je traîne dans mon portefeuille il y en a une, toute bleue, qui se retrouvera finalement au recyclage sans même avoir servi: ma carte Sears.

Ça m’apprendra à procrastiner sur l’activation de cartes de crédit de petites boutiques et de grandes surfaces. Avec l’expérience des dernières années, j’aurais pourtant pu voir venir le coup, non?

Depuis 2014, j’ai dû mettre les ciseaux dans mes cartes Jacob, Mexx et Smart Set tellement ça va mal dans le monde de la guenille.

Même si je m’ennuie des chandails signés Jacob et des jeans-longues-jambes de Smart Set, c’est de voir le Sears des Galeries de Granby fermer ses portes qui m’attriste le plus.

Veut, veut pas, j’ai développé un sentiment d’appartenance pour ce magasin à rayons dont les portes tournantes à l’origine, dans le temps où Sears se trouvait là où est actuellement le Wal-Mart, ont servi de manège à plusieurs enfants de ma génération. 

Mon attachement au Sears de Granby, ouvert en 1980, ne s’explique pas juste par le fait que j’y trouvais de grandes marques de souliers à prix d’ami. Non. 

Sachez que j’ai travaillé «su’Sire» moi, madame! 

Oui. Trois ans. Dans «l’homme».

En 1997, alors que j’entamais une année sabbatique le temps de me réorienter, j’ai été embauchée chez Sears. En plus d’y vendre des sous-vêtements Jockey, j’y mesurais des bords de pantalons Arnold Palmer après les avoir agencés avec une chemise Protocol ou un chandail Private Member. Une fois à la caisse, j’offrais à mon client, bien sûr, une jolie ceinture 100% cuir ou une paire de bas coton/jersey comme article complémentaire pour aller avec ses culottes. Ou une cravate. J’y allais au feeling. 

À la fin, je l’invitais, bien sûr encore, à porter ses achats sur sa carte de crédit Sears. Cela lui permettait, déjà en 1997 (la SAQ n’a rien inventé avec la carte Inspire) d’accumuler des points échangeables contre de l’argent réapplicable sur un prochain achat. De beaux souvenirs.

Parlant de points, les employés en ont reçu tout un coup mercredi dernier. Ok. Ils devaient avoir une petite idée que les affaires n’allaient pas rondement. Quand ton employeur se met à l’abri de ses créanciers, ce n’est jamais bon signe. Mais la succursale granbyenne avait été épargnée, elle, donnant j’imagine, espoir à plusieurs.

Ce que je trouve triste, c’est de savoir que des Francine, des Jocelyne, des Gisèle, des Christiane, des Jacques et des Claude, des gens qui ont donné 37 ans de leur vie pour cette grande compagnie, se retrouvent là, BANG!, sans emploi à quelques années seulement de la retraite. 

Un scénario qu’on ne souhaite à personne.

Le maudit commerce en ligne!

Internet est carrément en train de tout foutre en l’air, et pas juste la vente au détail. La musique, la vie privée, les livres, la parole, les vidéoclubs, les relations interpersonnelles, les journaux, l’écriture, voire le temps, tout écope.

Mais qui navigue sur Internet déjà? Hein, qui? 

Je ne vous apprends rien en vous disant que c’est vous et moi. Car après avoir pleuré le matin sur le triste sort d’employés d’institutions établies dans leur milieu depuis plus ou moins un quart de siècle et qui font travailler du monde d’ici, le soir on magasine, s’informe et on se divertit sur Internet.

Faudrait y penser avant, parce qu’une fois la clé mise dans une porte, il est difficile de faire marche arrière. 

Mais je sais, Internet tue aussi, malheureusement, le gros bon sens.

Entre les lignes

Patience, les patients!

Mercredi dernier, mon journal s'ouvrait sur une très bonne nouvelle : l'appel à l'aide de Véronique Piquette venait d'être entendu.
Je ne connais pas cette femme, mais maudit que j'étais contente pour elle ! 

Entre les lignes

Patience, les patients!

CHRONIQUE / Mercredi dernier, mon journal s'ouvrait sur une très bonne nouvelle : l'appel à l'aide de Véronique Piquette venait d'être entendu. Je ne connais pas cette femme, mais maudit que j'étais contente pour elle !
Véronique est la maman du petit Milann qui aura bientôt six ans. Le garçon souffre de trisomie 21, d'un retard global du développement, d'un TDAH, d'un TSA avec atteinte intellectuelle, d'un trouble du sommeil et de nombreuses conditions médicales associées à son état. S'en occuper est un travail à temps plus que plein pour ses parents. 

Entre les lignes

Lettre à Catherine

Salut Catherine!Je sais. Ça fait hyper 1990 mon affaire, mais comme j'avais quelque chose à te dire, j'ai décidé de t'écrire une lettre. Un clin d'oeil à nos années au secondaire!
Notre dernière rencontre remonte à dimanche dernier. Juste avant le grand départ pour le 5 km organisé au Zoo de Granby ce matin-là, je suis allée t'embrasser pour te souhaiter une bonne course. Tu m'as alors demandé à quelle heure je m'élançais. Savoir que je faisais partie de la deuxième vague de coureurs à décoller t'a tout de suite indiqué que je me préparais à engloutir les 5 km du parcours en moins de 30 minutes. La course commençait. Ajoute à ça la fébrilité, l'agitation, on est partie chacune de notre bord sans prendre le temps de jaser davantage. 

Entre les lignes

Lettre à Catherine

CHRONIQUE / Salut Catherine! Je sais. Ça fait hyper 1990 mon affaire, mais comme j'avais quelque chose à te dire, j'ai décidé de t'écrire une lettre. Un clin d'oeil à nos années au secondaire!
Notre dernière rencontre remonte à dimanche dernier. Juste avant le grand départ pour le 5 km organisé au Zoo de Granby ce matin-là, je suis allée t'embrasser pour te souhaiter une bonne course. Tu m'as alors demandé à quelle heure je m'élançais. Savoir que je faisais partie de la deuxième vague de coureurs à décoller t'a tout de suite indiqué que je me préparais à engloutir les 5 km du parcours en moins de 30 minutes. La course commençait. Ajoute à ça la fébrilité, l'agitation, on est partie chacune de notre bord sans prendre le temps de jaser davantage. 

Entre les lignes

Vroum, vroum!

CHRONIQUE / Mercredi dernier, en plein milieu de semaine, deux amies et moi avions rendez-vous pour vivre l'expérience NeuroSpa. Anne l'avait essayé cet été et elle avait beaucoup aimé. Elle nous en a parlé et nous, on a dit « Why Not ? »
J'étais certaine qu'on allait recevoir un massage sur chaise. Comme celui offert parfois en entreprise : habillé, pas d'huile, avec nos souliers dans les pieds. 

Entre les lignes

Les yeux du coeur

Une lectrice, qui porte comme nom de famille celui d'une ville du sud-est de la France, m'écrit de temps en temps.
La première fois, c'était pour me partager son affection, à elle aussi, pour Ricardo. Je venais d'écrire une chronique sur mon amour inconditionnel pour le populaire chef.

Entre les lignes

Les fossiles

Qui, enfant ou adolescent, ne s'est jamais moulu le petit orteil sur le bord d'un meuble en hurlant « J'y vaaaa ! J'rééépoooooonds ! C'est mooooooiiiiii ! » pour être le premier à décrocher le téléphone avant qu'il ne sonne un deuxième coup ?
De ceux nés avant la magnificence du cellulaire : PARSONNE !

Entre les lignes

Les fossiles

Qui, enfant ou adolescent, ne s'est jamais moulu le petit orteil sur le bord d'un meuble en hurlant « J'y vaaaa ! J'rééépoooooonds ! C'est mooooooiiiiii ! » pour être le premier à décrocher le téléphone avant qu'il ne sonne un deuxième coup ?
De ceux nés avant la magnificence du cellulaire : PARSONNE !

Entre les lignes

Un été coloré

Un soir que je regardais Andrew Zimmem, l'animateur de l'émision Bizarre appétit, sur Zeste, se remplir la panse de sous-marins plus décadents et dégoulinants les uns que les autres dans un petit bled américain, j'ai fait ni un ni deux et j'ai commandé un superstar de 14 pouces chez Mikes. Avec des frites.
Il était 22h12! Dire que j'avais l'eau à la bouche ne serait pas mentir.