Entre les lignes

Avec pas d’casque

CHRONIQUE / Un couple d’amis revient tout juste d’un voyage en Grèce. Dix jours de rêve où ils ont découvert la Crête, Mykonos, Santorini et leurs merveilles. Ils sont revenus revigorés et la tête remplie de souvenirs bercés par les vents marins desquels émanent un doux parfum d’oliviers.

Leur périple, ils nous l’ont fait vivre en images lors d’un souper ce week-end. C’était comme si on y était. (Faut ramener les diapositives ! Pour une fille comme moi, qui ne sort pas du territoire couvert par La Voix de l’Est, ces soirées « découvertes » sont tellement intéressantes, instructives et dépaysantes.)

Entre les lignes

Histoire d’une battante

Petite, Hélène aurait pu, comme ses camarades de classe, rentrer de l’école et aller manger un bon sandwich à la confiture devant Bobino ou Marie Quat’Poches. Mais non. La jeune fille allongeait son parcours de marche jusqu’au sous-sol de l’église de la paroisse voisine pour aller s’asseoir au bout d’un long métier sur lequel sa maman tissait une jolie couverture.

Sa mère lui a montré très jeune à coudre et à tisser. Des activités qui, fait-elle remarquer, demandent du temps, de la générosité et de l’amour.

Entre les lignes

Ma chasse au trésor

Jamais la route de Georges-Étienne ne croisera celle d’Eugénie. L’oncle Georges s’est éteint fin avril, alors que la petite venait à peine de voir le jour. Et même s’il avait pu profiter de quelques bonnes années encore, sans doute que jamais le mari de ma tante Jeanne n’aurait rencontré la fille de mon petit-cousin David. C’est ça la réalité des grosses familles.

Une réalité qui me saute au visage chaque fois qu’on a l’occasion de tous se revoir, c’est-à-dire lors de funérailles. Un phénomène qui, malgré tout, quand on s’y attarde un peu, demeure plus joyeux que triste. Cela prouve que notre arbre (généalogique) reste bien vivant. Qu’il est vigoureux.

Entre les lignes

Le pourquoi du pourquoi

Entre l’âge de 2 et 10 ans, un enfant pose en moyenne 288 questions par jour. Et, souvent, ce sont vers les mamans que les petits ont le réflexe de se tourner pour adresser leurs nombreuses interrogations.

Dans un magasin, les mères doivent répondre à une dizaine de questions. À la lecture du soir, c’est neuf questions une après l’autre. Pendant le repas, ce chiffre monte à 11 !

Entre les lignes

Ce qui se passe dans notre tête...

Pendant qu’on essayait de voir nos enfants danser lors d’une présentation-spéciale-admission-générale récemment, ma voisine de droite, que je ne connaissais pas et qui faisait environ 5 pieds et quatre pouces, s’est gentiment retournée vers son conjoint, placé juste derrière elle, pour vérifier si celui-ci voyait bien. Il mesurait au moins six pieds.

La scène était tellement drôle que je n’ai pu m’empêcher d’y ajouter mon grain de sel. (Je savais que j’avais affaire à une femme capable d’en prendre. Ça se sent ces affaires-là.)

Entre les lignes

Souvenirs de «su’Sire»

CHRONIQUE / Dans le lot de cartes que je traîne dans mon portefeuille il y en a une, toute bleue, qui se retrouvera finalement au recyclage sans même avoir servi: ma carte Sears.

Ça m’apprendra à procrastiner sur l’activation de cartes de crédit de petites boutiques et de grandes surfaces. Avec l’expérience des dernières années, j’aurais pourtant pu voir venir le coup, non?

Depuis 2014, j’ai dû mettre les ciseaux dans mes cartes Jacob, Mexx et Smart Set tellement ça va mal dans le monde de la guenille.

Même si je m’ennuie des chandails signés Jacob et des jeans-longues-jambes de Smart Set, c’est de voir le Sears des Galeries de Granby fermer ses portes qui m’attriste le plus.

Veut, veut pas, j’ai développé un sentiment d’appartenance pour ce magasin à rayons dont les portes tournantes à l’origine, dans le temps où Sears se trouvait là où est actuellement le Wal-Mart, ont servi de manège à plusieurs enfants de ma génération. 

Mon attachement au Sears de Granby, ouvert en 1980, ne s’explique pas juste par le fait que j’y trouvais de grandes marques de souliers à prix d’ami. Non. 

Sachez que j’ai travaillé «su’Sire» moi, madame! 

Oui. Trois ans. Dans «l’homme».

En 1997, alors que j’entamais une année sabbatique le temps de me réorienter, j’ai été embauchée chez Sears. En plus d’y vendre des sous-vêtements Jockey, j’y mesurais des bords de pantalons Arnold Palmer après les avoir agencés avec une chemise Protocol ou un chandail Private Member. Une fois à la caisse, j’offrais à mon client, bien sûr, une jolie ceinture 100% cuir ou une paire de bas coton/jersey comme article complémentaire pour aller avec ses culottes. Ou une cravate. J’y allais au feeling. 

À la fin, je l’invitais, bien sûr encore, à porter ses achats sur sa carte de crédit Sears. Cela lui permettait, déjà en 1997 (la SAQ n’a rien inventé avec la carte Inspire) d’accumuler des points échangeables contre de l’argent réapplicable sur un prochain achat. De beaux souvenirs.

Parlant de points, les employés en ont reçu tout un coup mercredi dernier. Ok. Ils devaient avoir une petite idée que les affaires n’allaient pas rondement. Quand ton employeur se met à l’abri de ses créanciers, ce n’est jamais bon signe. Mais la succursale granbyenne avait été épargnée, elle, donnant j’imagine, espoir à plusieurs.

Ce que je trouve triste, c’est de savoir que des Francine, des Jocelyne, des Gisèle, des Christiane, des Jacques et des Claude, des gens qui ont donné 37 ans de leur vie pour cette grande compagnie, se retrouvent là, BANG!, sans emploi à quelques années seulement de la retraite. 

Un scénario qu’on ne souhaite à personne.

Le maudit commerce en ligne!

Internet est carrément en train de tout foutre en l’air, et pas juste la vente au détail. La musique, la vie privée, les livres, la parole, les vidéoclubs, les relations interpersonnelles, les journaux, l’écriture, voire le temps, tout écope.

Mais qui navigue sur Internet déjà? Hein, qui? 

Je ne vous apprends rien en vous disant que c’est vous et moi. Car après avoir pleuré le matin sur le triste sort d’employés d’institutions établies dans leur milieu depuis plus ou moins un quart de siècle et qui font travailler du monde d’ici, le soir on magasine, s’informe et on se divertit sur Internet.

Faudrait y penser avant, parce qu’une fois la clé mise dans une porte, il est difficile de faire marche arrière. 

Mais je sais, Internet tue aussi, malheureusement, le gros bon sens.

Entre les lignes

Patience, les patients!

Mercredi dernier, mon journal s'ouvrait sur une très bonne nouvelle : l'appel à l'aide de Véronique Piquette venait d'être entendu.
Je ne connais pas cette femme, mais maudit que j'étais contente pour elle ! 

Entre les lignes

Patience, les patients!

CHRONIQUE / Mercredi dernier, mon journal s'ouvrait sur une très bonne nouvelle : l'appel à l'aide de Véronique Piquette venait d'être entendu. Je ne connais pas cette femme, mais maudit que j'étais contente pour elle !
Véronique est la maman du petit Milann qui aura bientôt six ans. Le garçon souffre de trisomie 21, d'un retard global du développement, d'un TDAH, d'un TSA avec atteinte intellectuelle, d'un trouble du sommeil et de nombreuses conditions médicales associées à son état. S'en occuper est un travail à temps plus que plein pour ses parents. 

Entre les lignes

Lettre à Catherine

Salut Catherine!Je sais. Ça fait hyper 1990 mon affaire, mais comme j'avais quelque chose à te dire, j'ai décidé de t'écrire une lettre. Un clin d'oeil à nos années au secondaire!
Notre dernière rencontre remonte à dimanche dernier. Juste avant le grand départ pour le 5 km organisé au Zoo de Granby ce matin-là, je suis allée t'embrasser pour te souhaiter une bonne course. Tu m'as alors demandé à quelle heure je m'élançais. Savoir que je faisais partie de la deuxième vague de coureurs à décoller t'a tout de suite indiqué que je me préparais à engloutir les 5 km du parcours en moins de 30 minutes. La course commençait. Ajoute à ça la fébrilité, l'agitation, on est partie chacune de notre bord sans prendre le temps de jaser davantage.