Je course, je tousse

J'ai entrepris, il y a quelques semaines déjà, de me remettre plus sérieusement à la course à pied et de faire quelques kilomètres sur l'heure du midi, dans les environs du journal. Donc, si vous croisez un grand chauve en culottes courtes trop ajustées qui bondit péniblement dans le coin de la rue Lansdowne, ne klaxonnez pas, c'est juste moi et j'ai besoin de concentration.
Je ne suis pas si pire. Je réussis à faire un 6 km sans m'arrêter trop souvent et sans vomir. Je me débrouille plutôt bien, mais c'est la motivation qui n'est pas toujours là. 
Une infirmière m'a déjà dit, alors que je tentais d'expliquer ma faible passion pour l'activité physique : vous savez, toutes les raisons sont bonnes pour ne pas faire d'exercice ! Sur le coup, je l'ai détestée. Puis je suis venu à l'évidence qu'elle avait raison. Alors j'essaie de faire de l'exercice au moins trois fois par semaine. Ce qui ne veut pas dire que je réussis tout le temps !
Quand je me convaincs d'enfiler mon t-shirt et mes espadrilles, c'est parfois le corps qui rechigne à fournir l'effort... C'est pourquoi il m'arrive de me retrouver à marcher en pompant l'air tout en me disant qu'on doit trouver bizarre un gars qui marche en survêtements sport, et en toussant.
Je me sens quand même bien une fois le trajet terminé - et plus encore parce que je sais que je pourrai me vanter à Désirée d'avoir joggé. Et que deux heures plus tard, le coup de barre me frappera. Bon Dieu que je dormirais l'après-midi ! Mais qui fait des siestes à 41 ans ? Personne sauf moi, semble-t-il, et ce, même si les coins tranquilles sont rares à La Voix de l'Est.
La course à pied, c'est accessible à tous, mais c'est fatigant.
Erreur
Le lecteur attentif et versé dans les réalités du monde médical aura remarqué une erreur dans ma chronique précédente. Ce ne sont évidemment pas des infirmières qui font passer des échographies de grossesse, mais bien des technologues en radiologie spécialisées en échographie. Merci à tous ceux qui me l'ont fait remarquer !
Une autre chambre d'hôtel
Je ne pensais pas que le théâtre de l'Ancien presbytère de Granby serait encore capable de se surpasser après 16 ans d'existence, mais oui, ils ont réussi.
Vous allez penser que je suis un fan fini de ce théâtre de la rue Saint-Charles Sud qui, malgré sa petite taille et son emplacement excentrique, réussit toujours à se démarquer des autres établissements du genre au Québec. Eh bien, vous avez raison. Je ne suis pas critique de théâtre, je suis chroniqueur, alors j'écris ce que je veux, bon.
Évidemment, comme par le passé, il faut aimer le genre cabaret-théâtre, sinon vous allez passer un mauvais moment ! La pièce Bienvenue Welcome met en scène une enfilade de sketchs tous campés dans la même chambre d'hôtel, mais à des époques différentes. Les situations et blagues absurdes, grivoises ou échevelées se succèdent à un rythme fou, tout comme les tons et les changements de costumes.
Désirée a particulièrement aimé la parodie de soap américain où tout le monde se met à parler comme dans Le coeur a ses raisons... De mon côté, la scène de la nonne et du vendeur itinérant m'a beaucoup fait rire et, je l'avoue, un peu émoustillé. Ah, le charme discret des religieuses...
Je regrette seulement qu'il n'y ait pas eu une pancarte à l'entrée qui disait « Ceci est un théâtre, les comédiens sont VRAIMENT DEVANT VOUS et il y a d'autres spectateurs dans la salle, alors gardez vos commentaires pour la fin, par pitié », ou quelque chose du genre, ç'aurait été pratique.