Densification des villes ne veut pas dire destruction du patrimoine bâti

LA VOIX DES LECTEURS / À Granby, il y a encore des espaces libres dans le haut de la rue Principale. Alors pourquoi la municipalité envisage-t-elle d’accorder un permis pour bâtir un édifice d’habitation en hauteur juste devant le palais de justice, sous prétexte d’augmenter la population du quartier ?

Si l’objectif de densification est tout à fait louable et qu’il correspond aux nécessités de l’avenir, c’est la façon d’atteindre cet objectif qui est discutable.

En me promenant dans le haut de la rue Principale et dans les rues avoisinantes, j’ai remarqué plusieurs espaces qui pourraient être retenus pour accueillir de nouveaux immeubles d’habitation, et ce, sans rien détruire.

1- Entre les rues Cowie et Saint-Charles, à côté du restaurant l’Attelier Archibald et de la Distillerie La Chaufferie, il y a un grand terrain sur lequel s’érigeait un immeuble qui a brûlé il y a quelques années. Ce terrain ne sert pas pour le moment, sinon à agrandir le grand stationnement déjà sur place.

Les anciens bâtiments de l’Impérial Tobacco, situés à proximité, ont déjà de 4 à 7 étages. Un bel édifice avec jardin pourrait s’intégrer à ce voisinage. Il aurait même vue sur le vieux cimetière et la rivière d’un côté et sur les églises de la rue Principale de l’autre côté : des perspectives recherchées.

Ce lieu d’habitation dynamiserait les commerces de la haute-ville. Cet emplacement se trouve non seulement près des commerces de la rue Principale, mais aussi près du Cégep, de la piste cyclable, de la passerelle Miner et du Palace.

2- Le grand stationnement municipal P4, situé derrière le 175 de la rue Principale, n’est jamais plein, pas même les jours de marché durant la belle saison. Ce stationnement municipal pourrait être réduit de moitié ou du tiers pour permettre la construction d’un immeuble résidentiel entre les rues Court et Centre ?

3- Il y a aussi un petit stationnement privé, tout clôturé, derrière l’église St-Georges, à la Fourche des rues St-Georges et St-Jacques qui est très peu utilisé. On y voit qu’une ou deux voitures les jours de semaine...

En fait, il faudrait étudier tous les parcs de stationnement et les espaces vides qui existent actuellement, avant de procéder plus avant dans le dossier de la densification.

Et pourquoi une tour, qui risque de défigurer la rue Principale ? L’esthétisme doit s’intégrer à un plan de développement urbain.

Mireille Baillargeon

Granby