Éric Bédard, président du Syndicat de l'enseignement dela Haute-Yamaska.

Cours d'éthique et culture religieuse à la CSVDC

Sans prétendre être exhaustif, quelques rappels aux gestionnaires de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) :
« À Granby, la commission Val-des-Cerfs, qui avait suspendu six élèves de 4e secondaire qui avaient boycotté le cours Éthique et culture religieuse, avait finalement été obligée, à la suite d'une injonction, de lever ses suspensions jusqu'à ce que la cause de Drummondville soit entendue. » (réf, Le Devoir, 2 septembre 2009)
« La Cour supérieure interdit à la Commission scolaire Val-des-Cerfs d'imposer des sanctions disciplinaires aux élèves qui n'assistent pas au cours d'éthique et de culture religieuse avec l'approbation de leurs parents.
La Cour supérieure estime qu'aucune sanction ne doit être imposée aux élèves de l'école J.-H.-Leclerc de Granby qui boycottent le cours d'éthique et de culture religieuse avec l'approbation de leurs parents. Cette ordonnance est en vigueur jusqu'à ce que la cause soit de nouveau entendue par le tribunal le 4 mars prochain.
En décembre dernier, six élèves ont été suspendus par la Commission scolaire Val-des-Cerfs puisqu'ils refusaient d'assister à ce cours qui remplace le cours de religion catholique.
Par ailleurs, le Tribunal ordonne aux parents de retirer physiquement leur enfant de l'école pendant le cours d'éthique et de culture religieuse.
La Coalition pour la liberté en éducation et les six familles concernées se sont dites très satisfaites par cette décision. » (réf. Radio-Canada, 12 février 2009)
Selon la ministre de l'Éducation en poste au moment de la décision de la Cour suprême, Mme Beauchamp, « les magistrats ont reconnu que le cours d'éthique et de culture religieuse, loin d'endoctriner les élèves, favorise plutôt le "vivre ensemble" et la tolérance "dans une société de plus en plus diversifiée." » (Le Devoir, 17 février 2012)
La CSVDC s'était clairement positionnée contre les demandes d'exemption du cours d'éthique et culture religieuse qui avaient été faites par des parents en 2009. La CSVDC avait même suspendu des élèves parce qu'ils refusaient, pour des raisons religieuses, de suivre ce cours obligatoire à la grille-matière des écoles secondaires du Québec. Pour obtenir la réintégration de leurs enfants à l'école, les parents concernés ont obtenu une ordonnance du tribunal qui forçait la CSVDC à réintégrer les élèves, jusqu'à la décision de la Cour suprême dans un dossier similaire à Drummondville.
Après avoir investi dans un processus judiciaire pour refuser à des élèves l'exemption à ce cours, la CSVDC permet aujourd'hui à des élèves de n'avoir que huit ou dix heures de cours sur une grille-matière de 100 heures prévues. Même à 50 % du temps prévu à la grille-matière, le personnel enseignant concerné a clairement exprimé qu'il est impossible de passer au travers les objectifs du programme. Encore une fois, la CSVDC fait ce que bon lui semble des règles auxquelles elle est soumise. Plus de trois ans de discussions avec la CSVDC n'auront donné aucun résultat. Aucun. Encore une fois, on nous servira probablement qu'il s'agit là de « saine administration ».
Les parents déboutés par la Cour suprême en 2012 doivent être heureux !
Éric Bédard, président
Syndicat de l'enseignement de la Haute-Yamaska