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La piscine Miner a toujours représenté un équipement de première importance pour le centre-ville, et son maintien dans le parc du même nom devrait être une priorité de la Ville, à plus forte raison dans le cadre d’un plan de réaménagement du centre-ville.
La piscine Miner a toujours représenté un équipement de première importance pour le centre-ville, et son maintien dans le parc du même nom devrait être une priorité de la Ville, à plus forte raison dans le cadre d’un plan de réaménagement du centre-ville.

Une piscine au centre-ville? Bien sûr!

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LA VOIX DES LECTEURS / J’ai informé les membres du Comité de démolition de la Ville de mon opposition à la délivrance d’un permis pour la destruction de la piscine Miner, cela pour les raisons que j’expose ici.

La piscine Miner a toujours représenté un équipement de première importance pour le centre-ville, et son maintien dans le parc du même nom devrait être une priorité de la Ville, à plus forte raison dans le cadre d’un plan de réaménagement du centre-ville.

Si, en vertu de ce plan, on veut vraiment faire du parc Miner une «place de la famille», ce n’est certainement pas en éliminant la piscine Miner qu’on atteindra cet objectif.

Les aînés ont toujours été de grands usagers de cette piscine, notamment parce qu’elle est bien située et qu’elle était dotée d’un bassin idéal pour la marche aquatique, un exercice bénéfique aux plus âgés d’entre nous. Malheureusement, un tel bassin réservé à la marche n’a pas été reproduit au nouveau centre aquatique, de sorte qu’en fermant la piscine Miner, la Ville a d’abord pénalisé bon nombre d’aînés. Ils sont d’ailleurs nombreux à déplorer aujourd’hui la disparition d’un service de proximité dont ils aimaient profiter.

Il est vraiment dommage que la construction d’un nouveau centre aquatique municipal entraîne automatiquement la disparition de ce qui était jusqu’ici la seule véritable piscine publique à Granby, si on oublie la barboteuse Horner. Pourquoi cette perte de service infligée au centre-ville ? Deux piscines pour une ville de 70 000 habitants, est-ce vraiment trop ?

Il y a quelques années, la Ville de Saint-Hyacinthe (57 000 habitants) s’est dotée elle aussi d’un centre aquatique ultramoderne, ce qui n’a pas entraîné la disparition de la piscine du Cégep de Saint-Hyacinthe, une institution collégiale infiniment mieux équipée que le Cégep de Granby, dois-je souligner en passant.

Saint-Hyacinthe compte donc deux centres aquatiques intérieurs publics, en plus de huit piscines publiques extérieures qui sont, entre autres, largement utilisées par les écoles au début et à la fin de l’année scolaire. À Granby, à part une barboteuse, on ne trouve aucune piscine municipale extérieure.

Si le bâtiment qui abrite la piscine Miner est désuet, il devrait être remplacé, tout simplement. Dans le pire des cas, le bassin devrait être au moins conservé comme piscine extérieure, ce qui serait tout de même un recul pour le centre-ville.

Avant d’aller plus loin dans ce dossier, la Ville de Granby devrait présenter aux citoyens un plan de réutilisation du sol dégagé, comme le prévoit son Règlement de démolition. À mon avis, l’utilisation d’une partie du terrain comme aire de stationnement temporaire ne devrait pas faire partie de ce plan.

Benoit Lapierre

Granby