Sophie Labrie, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel de Granby

Une lettre à lire

Je viens de lire avec humanité et solidarité les propos de Madame Sophie Labrie du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Granby. En effet, dans La Voix de l'Est du 26 septembre dernier sous la rubrique «La voix des lecteurs», les commentaires de Madame Labrie avaient pour titre:« De quoi avait l'air le penis de ton agresseur?».
Tel était la question de l'avocate qui défend son client accusé de contact sexuel sur une jeune fille de six ans. La fillette n'a pas pu répondre.
Par une question semblable posée à une mineure de six ans, victime de contact sexuel, ça de quoi choquer et contrarier toutes personnes qui ont les valeurs humaines à coeur.
Madame Labrie, sans vouloir nous donner un cours de neurobiologie 101, a su nous vulgariser diverses émotions suite à une agression sexuelle sur des jeunes enfants. Madame Labrie nous a parlé, entres autres: de traumatisme, de court-circuit du cerveau, du choc post-traumatique, de cascade d'hormones défensives qui sont libérées, revictimisation, sidération psychique...
Je recommande une lecture attentive à Monsieur-Madame tout-le-monde et sans oublier tous les intervenants du système judiciaire qui sont sensibilisés aux valeurs humaines et ont une conscience sociale élevée. Tous ceux qui n'ont pas eu l'opportunité de prendre connaissance de cette lettre ouverte devraient la lire en version papier ou dans la version numérique sous le titre: «De quoi avait l'air le pénis de ton agresseur?».
Humainement vôtre,
 
Serge Dion
Granby