Le député sortant de Shefford, le libéral Pierre Breton

Un vote responsable dans Shefford

LA VOIX DES LECTEURS / Contrairement à la politique municipale, je n’ai pas beaucoup d’intérêt pour la politique fédérale. Par contre, lorsque je reçois périodiquement le dépliant de notre député, M. Pierre Breton, et que je vois les centaines de milliers de dollars distribués à tout vent aux organismes et aux entreprises du comté, j’ai tendance à faire de l’urticaire.

Notre député sortant dépense sans vergogne avec la carte de crédit des citoyens, qui contrairement à la nôtre, ne semble pas avoir de limite. 

Si M. Breton n’avait pas eu cette carte de crédit, sa contribution aux intérêts du comté aurait été plutôt mince pendant ces quatre ans.

Comme je le mentionnais, je ne m’intéresse pas beaucoup à la politique fédérale, mais à première vue, les actions de M. Breton se résument à deux interventions en chambre pour honorer des personnalités de la région et à cracher du lait en appui aux agriculteurs qui, en passant, ont perdu une partie non négligeable de leurs revenus dans cet échange. 

Je me trompe peut-être...

À mon humble avis, le 21 octobre, nous devons voter de façon responsable et ne pas nous laisser distraire par des cadeaux empoisonnés qui auront pour effet d’hypothéquer l’avenir financier de nos enfants et petits-enfants. 

Pour une tranche de la population, la personnalité, le sourire et le charisme d’un candidat peuvent être des facteurs déterminants pour lui accorder leur vote. Je dois avouer que M. Trudeau et M. Breton ont de belles gueules. Le genre de fils que toutes les mères souhaiteraient avoir. Ne vous laissez pas duper par ces personnages, car derrière eux se cachent de piètres gestionnaires.

Après avoir écouté deux débats, je crois que nous avons une autre alternative que M. Breton. Il y a certaines candidates qui pourraient très bien nous représenter à Ottawa en faisant valoir nos revendications financières et environnementales, tout en respectant notre capacité de payer.

Je ne pourrais pas terminer ce texte sans y ajouter quelques chiffres. Lorsque les libéraux ont pris le pouvoir, la dette était de 616 milliards $. En ce moment, elle est de 685,5 milliards $, soit 69,5 milliards $ de plus en seulement quatre ans. Cette dette nous coûte annuellement autour de 24 milliards $ en intérêts. Ces montants sont tellement énormes qu’il nous est difficile de comprendre l’ampleur de ces chiffres. Pour mieux visualiser, j’ai pris l’exemple du coût du pont Samuel de Champlain (4,2 milliards $). 

Imaginez que la dette équivalait au départ à 147 ponts et que quatre ans plus tard, elle atteignait 163 ponts, soit 16 de plus. Chaque année, nous remettons aux banques l’équivalent de sept ponts en intérêts. Avec les promesses électorales que les libéraux nous proposent, nos enfants et petits-enfants devront assumer le coût équivalent à des dizaines de ponts supplémentaires.  

À la lumière de ces chiffres effarants, avons-nous les moyens de reporter les libéraux au pouvoir?

Quel que soit notre choix, il est impératif d’aller voter en grand nombre, surtout les jeunes, car ce sont eux qui feront les frais d’une gestion irresponsable des libéraux.


Richard Dubé

Granby