L'auteur dénonce le ton utilisé par le sénateur dans une lettre ouverte.

Un ton et des propos inappropriés

L'honorable Pierre-Hugues Boivenu, sénateurBonjour,
J'ai lu avec attention, dans La Voix de l'Est, à la rubrique «La voix des lecteurs», en date des 31 août, 1er et 2 septembre 2016, au sujet du projet pour la création d'un registre des prédateurs sexuels dangereux.
Madame Sophie Labrie, du Centre d'aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (CALACS) de Granby a exposé par une lettre ouverte, entre autres, à Monsieur-Madame tout-le-monde, une réflexion en profondeur sur l'ensemble du projet du registre des délinquants sexuels.
Je considère que cette réflexion de Madame Labrie, le 31 août, était nécessaire pour mieux saisir dans sa globalité les avantages pour les corps de police et de la pertinence du registre pour les victimes et les proches des victimes d'actes sexuels.
Je considère, Monsieur le sénateur, que vos propos dans La Voix de l'Est du 1er septembre 2016 et le «ton» employé envers Madame Sophie Labrie n'étaient pas du tout appropriés dans les circonstances!
Je crois qu'il serait de mise de votre part d'écrire à Madame Labrie et de faire membre honorable et de la remercier chaleureusement de la lettre ouverte du 2 septembre, qui précisait encore plus sa pensée. Elle avait pour titre «Remettons les pendules à l'heure» et était signée par Sophie Labrie, CALACS de Granby, Stéphanie Tremblay, RQCALACS et Maggie Fredette, CALACS Agressions Estrie.
Madame Sophie Labrie a toujours utilisé un «ton» respectueux pour informer le grand public des ravages occasionnés par les crimes à caractère sexuel!
De plus, je tiens à préciser, Monsieur Boivenu, que j'endosse les propos formulés par le regroupement des CALACS au sujet de la prévention et de la sensibilisation auprès des enfants et des ados, de l'amélioration du processus judiciaire et de l'aide aux victimes. Ce sont les meilleures armes pour contrer les agressions à caractère sexuel.
Veuillez agréer, Monsieur L'honorable Pierre-Hugues Boivenu, sénateur, mes salutations les plus respectueuses,
 
Serge Dion
Granby