Cette fin de semaine marquera le Jour de la Terre en même temps que les Journées de la culture.

Un cri du coeur

LA VOIX DES LECTEURS / Cette fin de semaine marquera le Jour de la Terre en même temps que les Journées de la culture. Je crois impérativement que l’un ne va pas sans l’autre. Nul ne peut rester insensible au cri du cœur de Greta devant les dirigeants des Nations-Unies, cette semaine, et dont on a largement fait état dans les médias.

Dur réveil pour la plupart des dirigeants de ce monde qui font preuve d’un certain laxisme en matière d’environnement. Aura-t-elle été entendue ?

À chacun de se demander ce qu’il ou elle peut faire pour sauver la planète de toutes les menaces qui la guettent… 

J’eus, pour ma part il y a quelques années, ce puissant questionnement toujours d’actualité. Je vous le partage. 

Toute la terre se lamente,

Les pluies acides la tourmentent,

Et les arbres de nos amours

Gémissent, en attendant le jour

Où ils mourront, où ils mourront…

D’indifférence.

Tous les cours d’eau, pleins de mercure,

Servent aux poissons de sépulture,

Pendant que tout un peuple humain

Marche lentement vers sa fin,

Victime de, victime de…

Sa négligence.

Que nous réserve le destin,

Si chacun s’en lave les mains?

Quand on aura brisé la terre,

Quand il n’y aura plus rien à faire

Pour inventer des lendemains

À tous les enfants de demain…

Que nous réserve le destin?

Quand les usines qui nous gênent,

Pollueront tout notre oxygène;

Quand sous des tonnes de déchets,

On enfouira tous nos regrets,

Au nom de quoi? Au nom de notre…

Incompétence.

Quand des nappes de pourriture

Nous tiendrons lieu de nourriture;

Quand les autos de l’avenir

Voleront l’air que l’on respire,

Sur les chemins, sur les chemins…

De l’évidence.

Avant que de mourir de faim,

Si chacun se donnait la main,

Pour redonner à notre terre

Son beau manteau plein de lumière,

Et  faire chanter les lendemains

D’une planète qui s’éteint…

Si chacun y mettait du sien.

J’en profite  pour remercier les employés de la Ville de Granby, qui ont redonné, à force de travail, ses lettres de noblesse au lac Boivin. Bravo!

Jeannine Mailloux - Granby