Transport en commun: l'abolition du crédit d'impôt fédéral fera mal

Comme vous le savez probablement déjà, le crédit d'impôt fédéral non remboursable de 15 % disparaîtra le 30 juin prochain. Si ce crédit représentait une économie d'environ 150 $ par année pour un usager régulier du Réseau de transport de la Capitale selon Le Soleil, imaginez l'impact qu'aura cette mesure pour les nombreux clients qui font le trajet journalier Bromont-­Montréal avec Limocar­.
Je n'ai jamais vraiment fait le calcul, mais je me suis laissé dire que c'était environ 450 $, soit environ le coût d'un laissez-passer mensuel. Pour un ménage comme le nôtre, où nous sommes deux à prendre l'autobus, cela représente donc près de 1000 $ par année. Un bel incitatif à commencer à prendre notre voiture ! Considérant que les gouvernements ne cessent de dire que le respect de l'environnement est une priorité, non seulement le gouvernement du Québec ne nous offre aucun incitatif, mais voilà maintenant que le fédéral nous enlève le crédit d'impôt qu'il nous accordait. C'est à n'y rien comprendre. 
Limocar étant une entreprise privée, je me suis déjà fait expliquer que le gouvernement n'est pas enclin à leur offrir des subventions puisqu'il n'a aucun contrôle sur la manière dont ladite subvention serait redistribuée aux clients. Soit, ça fait du sens. C'est donc dire que le meilleur moyen pour le gouvernement d'inciter les gens à utiliser les transports en commun plutôt que leur voiture est encore de leur offrir un crédit d'impôt. 
Il est à prévoir que non seulement l'abolition de ce crédit fera mal à ceux qui continueront malgré tout à prendre l'autobus, mais aussi à Limocar qui perdra sans doute une partie de sa clientèle régulière qui fera le calcul que ce sera beaucoup plus rentable de prendre leur voiture à partir de juillet, malgré tous les inconvénients que cela amène. Je ne serais donc pas surprise de voir Limocar augmenter ses prix encore une fois afin de compenser ces pertes de revenus... c'est une roue qui tourne... Dommage que nos gouvernements n'aient pas plus de vision en matière de transport en commun !
Dominique Tremblay
Shefford