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Le Centre John-Sleeth
Le Centre John-Sleeth

Transformer et réutiliser, plutôt que démolir et rebâtir

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LA VOIX DES LECTEURS / Lettre en réponse à Jean Marsolais au sujet du Centre John-Sleeth de Sutton

Monsieur Marsolais, transformer et réutiliser, plutôt que démolir et rebâtir, voilà ce qui serait plus moderne et réalisable.

Lacaton et Vassal, deux architectes français, viennent tout juste de remporter le plus prestigieux des prix du domaine de l’architecture pour leur travail en ce sens.

Lors de la récente aventure de la murale de Pellan à Granby, j’ai appris beaucoup de choses sur ce qui se passe dans le monde municipal, dont la démolition par abandon ou l’enlèvement pur et simple (en particulier des bâtisses érigées dans les années ‘50 et ‘60 ) des immeubles du parc immobilier municipal québécois.

L’élimination des coûts est devenue pour les municipalités un objectif valable, mais opposable à l’intérêt public. Une culture de « mieux vaut s’en débarrasser » se serait même installée.

Il y a donc un danger intrinsèque à démolir John-Sleeth. Un immeuble de remplacement de l’ampleur suggérée dans votre lettre m’apparaît irréaliste, sans parler de la charge fiscale qui en découlerait. Comme ce fût le cas de la Filtex, la seule idée qui est venue à l’esprit de nos élus a été et sera probablement un agrandissement du stationnement.

L’approche des architectes français m’apparaît plus efficace et respectueuse de notre environnement, qui plus est moins coûteuse et plus facilement réalisable.

Le développement qui consiste à raser les constructions et à les remplacer appartient à une autre époque.

La brique à refaire, des fenêtres à remplacer, un atrium intérieur à dégager, tout en conservant le superbe escalier de chêne qui s’y trouve, réduire le poste à essence (ouvrir une entrée sur Principale) et doter Arts Sutton d’un immeuble décent m’apparaîtrait être un bien meilleur plan.

Victor Marchand

Sutton