Les dirigeants de Bombardier qui s'étaient accordés une grosse augmentation de salaire ont finalement décidé de se discipliner un peu.

Suite à la saga de Bombardier

Les dirigeants de Bombardier qui s'étaient accordés une grosse augmentation de salaire ont finalement décidé de se discipliner un peu. Mais comment aménager l'avenir ?
Comment réformer un système de rémunération injuste, voire scandaleux ? Outre de miser sur le sens éthique des responsables, j'ai lu deux suggestions dans une lettre de Céline Gauthier dans Le Devoir des 1er et 2 avril. Il vaut la peine, me semble-t-il, de les reprendre et compléter, tout en étant conscient que je ne suis pas économiste.
La première est « d'imposer la tenue d'un vote annuel [contraignant] des actionnaires sur la rémunération de ses hauts dirigeants ». On peut penser que ceux-ci seront plus réalistes qu'un simple comité interne composé de gens proches des dirigeants. De plus, quand le gouvernement aide une entreprise, il devrait imposer des conditions, comme garder le siège social au pays, ne pas délocaliser la production, etc.
La seconde suggestion de Céline Gauthier est « de hausser le taux marginal de taxation sur la tranche de revenu supérieur à 500 000 $ ». Encore faudrait-il ajouter un changement à la loi fédérale qui permet aux institutions qui paient de l'impôt dans un autre pays (un paradis fiscal justement) de ne pas en payer quand elles ramènent leur argent au Canada.
Guy Durand
Dunham