Souveraineté économique avant souveraineté politique!

Pour avoir milité très activement pour la souveraineté du Québec pendant plus de vingt ans aux côtés des René Lévesque, P.M. Johnson, Jacques Parizeau, Lucien Bouchard, Michel Gauthier et Gilles Duceppe, force est d'admettre que depuis ce temps les choses ont bien changé au Québec.
Une des preuves est la quasi-disparition du Bloc Québécois. À cette époque, un des gros arguments pour soutenir ce projet était l'attitude du fédéral et sa péréquation qui étaient responsables d'une grande partie de nos problèmes. Les Bernard Landry et Pauline Marois étaient également de cette école de pensée. Par contre il et elle ne veulent pas en sortir, car c'est trop rentable auprès de la machine électorale qu'est le PQ. Être premier ministre ou première ministre du Québec, ce n'est surtout pas un cadeau de persévérance pour des carriéristes.
Aujourd'hui, je crois qu'avant d'atteindre l'indépendance politique, il faut viser l'indépendance financière et économique. Avec toutes les grandes richesses que recèle le Québec, il est incroyable que nous recevions encore autant de milliards de péréquation d'Ottawa. Quand on pense que même Terre-Neuve s'en est sortie et grâce à quoi, son pétrole! Après cela seulement, nous pourrons parler d'indépendance politique.
Même si le gouvernement de Mme  Marois vient de réaliser récemment que l'économie du Québec c'est très important, pas seulement pour faire des promesses électorales, je ne peux leur faire confiance pour les réaliser. S'il fallait qu'ils soient réélus, les écologistes et environnementalistes qui les contrôlent les ramèneraient vite à l'ordre. Ce serait la valse des consultations, des commissions, des livres blancs, des moratoires sans oublier le BAPE. Ces derniers veulent garder le Québec en raquettes.
Quel sera le slogan de la prochaine campagne électorale? Pourquoi pas comme on dit à la FTQ, votez Pauline, «'it's a good deal»'. Sous la direction actuelle du Parti Québécois, on risque encore une fois de reporter pour quatre ans l'avancement du Québec vers la souveraineté.
Yvon Lavoie
Granby
Abonnez-vous à La Voix de l'Est