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Le parc écologique Jean-Paul Forand, à Shefford
Le parc écologique Jean-Paul Forand, à Shefford

Shefford, là où il fait bon vivre !

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LA VOIX DES LECTEURS / Plusieurs citoyens et citoyennes du Canton de Shefford ont certainement lu dans le Journal de Montréal, dans son édition du 24 avril dernier, le classement des municipalités «où il fait bon vivre» au Québec.

Il est satisfaisant de savoir que nous, résidents et résidentes du Canton de Shefford, avons la chance inouïe de vivre dans un coin de pays très privilégié par la nature et les infrastructures : lac, montagne, grands espaces, grandes forêts, parcs municipaux, piste cyclable, proximité de trois centres urbains.

Nous avons entre les mains un bien précieux et en même temps fragile ; nous devons être conscients que la responsabilité de protéger cet héritage repose totalement sur nos épaules. Depuis quelques années, la population du Canton n’a cessé d’augmenter et avec le boom immobilier, l’attrait des citadins pour « vivre plus près de la nature » ne fait que s’amplifier.

Les citadins migrent de plus en plus vers des milieux de vie plus champêtres, plus ruraux, plus bucoliques. Ils veulent à tout prix quitter toutes les formes de pollutions urbaines qui, à la longue, détériorent leur santé physique et mentale et qui, bien sûr, détruisent les écosystèmes diurnes et nocturnes. Le slogan de la municipalité est extraordinairement moderne et, en même temps, extraordinairement exigeant : « l’humain en harmonie avec la nature ».

Les éléments naturels et les infrastructures municipales constituent des éléments qui favorisent le plaisir de vivre à Shefford, mais la qualité de vie dépend beaucoup aussi de la manière de vivre des citoyens eux-mêmes. Ce sont les citoyens qui font en sorte qu’il est possible de vivre dans une véritable quiétude durant les repas, durant les calmes soirées d’été, durant les quelques rares beaux dimanches ensoleillés ; ce sont les citoyens qui permettent de jouir pleinement de la beauté de la nuit et d’observer le ciel étoilé reconnu par l’UNESCO à titre « de patrimoine mondial » ; ce sont les citoyens qui restaurent la végétation sur plusieurs mètres dans la bande riveraine du lac, de la rivière, des ruisseaux, des fossés routiers et privés, des petits lacs naturels et artificiels.

Pour que l’humain vive en harmonie avec la nature, il faut qu’il soit conscient d’abord de la fragilité de son environnement et qu’il soit conscient que chaque petit geste positif ou négatif a des répercussions réelles sur les écosystèmes et sur la qualité de vie du voisinage. Chaque petit caillou dans la chaussure communautaire finit par devenir intolérable.

Nous, citoyens et citoyennes du Canton de Shefford, prenons le temps de questionner nos comportements et de nous demander si notre présence permet à notre entourage de goûter pleinement au bonheur de vivre dans cette magnifique municipalité rurale. Les choses changent de décennie en décennie ; ce qui était acceptable, il y a plusieurs années, devient de moins en moins accepté aujourd’hui. La majorité des gens recherche des lieux où les pollutions n’ont aucune prise : ni la pollution sonore, ni la pollution lumineuse, ni la pollution de l’eau, ni la pollution de l’air, ni la pollution visuelle. C’est là que se situe notre défi.

André Beauregard

Shefford