Qui peut agir pour le climat ?

LA VOIX DES LECTEURS / Le 27 septembre dernier, plus de 500 000 personnes nous ont signifié dans les rues du Québec qu’il est temps de passer aux solutions. Même si 20 compagnies pétrolières sont responsables de 30% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), chacun de nous peut commencer par agir dans son quotidien.

C’est simple: réduire notre consommation de pétrole et de gaz naturel par de nombreux petits gestes de tous les jours pour réduire la demande. C’est une question de prise de conscience, de choix responsables et d’un peu de discipline.  

 «Acheter c’est voter!», comme le dit l’écologiste Laure Waridel. Acheter local est toujours le meilleur choix, car une grande partie des objets qu’on nous propose sont transportés par cargo ou par avion à grands frais de production de GES. Cela va des fraises de la Californie, des raisins du Chili aux produits venus d’Asie. Acheter moins en résistant à l’attrait du modèle dernier cri. Changer d’auto ou de cellulaire aux deux ans est ridicule. Réparons tout ce qui peut l’être. Le recyclage n’est pas une solution dans l’état actuel des choses, surtout si on expédie nos matières recyclées à l’autre bout du monde. Réduire à la source est beaucoup plus efficace.

La deuxième manière de contribuer à la réduction des GES est de poser des gestes qui protègent nos forêts et nos boisés de la dégradation. Plus les forêts sont saines et vastes, plus elles vont capter ces fameux GES. «Nos» forêts, cela inclut les grandes forêts du monde, en particulier les forêts tropicales si importantes pour le climat et la biodiversité de notre planète. 

Par exemple, les feux de forêt en Amazonie vont nous affecter tous de différentes manières. On doit réduire le gaspillage de papier et, surtout, cesser d’acheter des aliments qui contiennent de l’huile de palme dont la production est la plus grande cause mondiale de déforestation des forêts tropicales. Il faut réduire sa consommation de viande rouge, qui contribue au déboisement. La construction de nos maisons, souvent démesurées, et le choix de matériaux exotiques et l’étalement urbain qui empiète sur les milieux naturels sont à remettre en question. 

La troisième façon de contribuer au contrôle du climat est notre participation citoyenne aux décisions politiques à tous les niveaux de gouvernement. Nous devons exiger des mesures concrètes pour que les gouvernements s’engagent dans la révolution énergétique. Ils doivent mettre en place un plan et des incitatifs financiers pour nous aider à transformer nos habitudes de vie, investir dans les énergies vertes et renoncer à subventionner les pollueurs. 

Pour être un citoyen engagé dans son milieu, il est essentiel de s’informer auprès de sources sûres et de partager l’information autour de nous. Il faut être solidaires avec les jeunes qui manifestent dans les rues pour un préserver leur futur. Et, surtout, il faut voter en pensant à l’intérêt commun et au futur de nos enfants. Car nous allons tous être affectés pendant des générations par les bouleversements climatiques.


Jean-Thomas Bédard

Saint-Joachim-de-Sheffod