Question de rigueur et d'attitude

Mercredi dernier, La Voix de l'Est a publié un article rédigé par M. Pascal Faucher. Cet article traitait de la commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) et rapportait les propos du président du syndicat des enseignants de cette dernière.
Dans cet article, M. Faucher indiquait avoir tenté de joindre la commission scolaire afin d'obtenir ses commentaires concernant le règlement d'un grief, mais que personne n'avait retourné son appel. Je tiens à préciser que mardi soir M. Faucher a assisté à la réunion publique de la CSVDC. Il aurait pu s'adresser au Conseil des commissaires, par l'entremise de la parole au public, et poser toutes les questions qu'il voulait. Il a préféré rester assis. Dans son article, il aurait pu rapporter les propos de mon collègue Pierre Lavoie qui a émis des commentaires sur le sujet lors de la réunion. Il ne l'a pas fait. Il aurait pu me questionner à ce propos lorsque nous avons eu une brève discussion dans le corridor à la fin de la séance publique. Il a préféré me demander si j'avais l'intention de me présenter aux prochaines élections provinciales, pour ensuite poursuivre la discussion qu'il avait entamée avec ma collègue Marion Dastou. Ils discutaient de Tango... Je présume que son article avait déjà été rédigé avant qu'il n'assiste à la séance car il n'avait pas l'air du journaliste qui doit se dépêcher afin d'aller terminer son texte et ainsi respecter l'heure de tombée de son journal. Dans son article, et ce, malgré les nombreux sujets à l'ordre du jour de la séance, il n'a fait mention que d'un seul sujet et il a donné toute l'attention aux propos du président du syndicat des enseignants de la CSVDC. Je crois que nous sommes en droit de nous questionner sur la rigueur de son travail et l'inviter à aller relire son code de déontologie. D'autre part, je tiens à souligner que le président du syndicat des enseignants de la CSVDC ne cherche pas à régler les conflits et ainsi maintenir ou rétablir un climat propice à l'enseignement dans les écoles. Depuis son retour en poste, il multiplie les griefs et refuse de collaborer avec la direction générale. Lorsque j'ai été élu commissaire, en novembre 2007, Éric Bédard étaient le président du syndicat des enseignants. Le directeur général de l'époque, M. Alain Lecours, devait également gérer des problèmes similaires à ceux que nous vivons aujourd'hui. Attaques gratuites dans les médias, attitude négative et non-coopérative, harcèlement des directions, multiplication des griefs, refus de collaborer, etc. En 2009, M. Bédard s'est retiré et les relations patronale-syndicale se sont améliorées de façon significatives. Depuis son retour à la présidence du syndicat, les relations se sont détériorées et M. Bédard refuse systématiquement de collaborer. Ce comportement, cette attitude, mobilisent beaucoup de ressources et d'énergie. M. Bédard s'amuse à être l'empêcheur de tourner en rond. Les enseignants doivent réaliser que le poste de président de leur syndicat est une fonction importante possédant des moyens financiers considérables. Ils doivent réaliser qu'ils ne peuvent confier (M. Bédard a été élu par acclamation) cette fonction à des gens qui refusent de collaborer, qui radicalisent leurs positions et polarisent les conflits en attaquant l'intégrité et le professionnalisme des dirigeants. Des gens qui sont animés par un esprit vindicatif et qui font preuve d'intransigeance. Entendons-nous bien, il peut arriver que les parties patronale et syndicale ne soient pas en accord, mais que la mésentente soit continuelle, perpétuelle, et ce, à tous les points de vue? Permettez-moi de questionner l'attitude de certains acteurs. Je termine en rassurant M. Bédard, n'ayez crainte, nous ne sommes pas endormis. En plus de nous acquitter de nos responsabilités et fournir les meilleurs services d'éducation à nos élèves, nous vous observons effectuer vos manoeuvres insidieuses depuis toutes ces années. Dans un contexte de classe, il aurait fallu convoquer tous les intervenants et mettre sur pied un plan d'intervention afin de corriger cette attitude négative, mais, dans votre cas, il est malheureusement trop tard pour cette solution.
Simon Gnocchini-Messier,
B.A Commissaire, Commission scolaire du Val-des-Cerfs
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