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En 2015, la ville comptait 32,7 % de milieux naturels, aujourd’hui c’est 31 %. Avec les récents projets de règlement, cette proportion passerait à 29 %.
En 2015, la ville comptait 32,7 % de milieux naturels, aujourd’hui c’est 31 %. Avec les récents projets de règlement, cette proportion passerait à 29 %.

Protégeons nos milieux naturels avant qu’il ne soit trop tard

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LA VOIX DES LECTEURS / Chers élus et chers concitoyens, les récents travaux du conseil municipal de Granby auront un impact permanent sur l’état des milieux naturels de la ville.

Certes, la récente politique de conservation des milieux naturels hausse la superficie devant être protégée lors de tout développement de ceux-ci, mais y permet néanmoins le développement. Cela engendrera de nouvelles pertes de milieux naturels, certains d’entre eux étant de grande qualité.

Pourtant, l’étude multicritères1 sur laquelle la ville s’est basée pour bâtir cette politique indiquait que la ville était déjà à la croisée des chemins en 2015, car ses milieux naturels étaient bien près de passer sous le seuil critique de 30 % de son territoire. L’analyse ajoute que sous ce seuil, il est scientifiquement reconnu que l’intégrité écologique d’un milieu est très à risque. Le signal est fort ici, on dit bien très à risque.

En 2015, la ville comptait 32,7 % de milieux naturels, aujourd’hui c’est 31 %. Avec les récents projets de règlement, cette proportion passerait à 29 %. Dans le périmètre urbain, les milieux naturels et les boisés seraient amputés de 35 % et 54 % respectivement2. Voici une tendance plutôt inquiétante. Bref, la ville passera sous le seuil critique malgré qu’elle souligne elle-même, dans sa politique de conservation, l’importance de protéger ceux-ci et la grande valeur des services qu’ils nous rendent.

On peut reconnaître le besoin de développer oui, mais au détriment de nos milieux naturels, non! Ne répétons pas le même processus qui opère depuis tant d’années, c’est-à-dire sacrifier ces milieux pour répondre aux besoins de développement. Dans un contexte où les preuves de la nécessité de protéger notre environnement s’accumulent et où le gouvernement provincial investit dans la protection des milieux naturels, ne devrions-nous pas prendre les moyens qui permettraient de conserver davantage ces milieux voire d’en préserver intégralement?

À ce stade, ayons le courage de changer la tendance et les façons de faire. Un problème environnemental en est un qu’on lègue aux générations futures. Afin de toujours pouvoir regarder nos enfants dans les yeux, agissons aujourd’hui et protégeons nos milieux naturels avant qu’il ne soit trop tard.

David Dupuis

Citoyen de Granby