Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Pour une retraite à l’abri des soucis financiers

Article réservé aux abonnés
LA VOIX DES LECTEURS / Lettre au premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Monsieur le Premier Ministre,

L’AQDR Granby, association de défense de droits des personnes retraitées et préretraitées, ne comprend pas pourquoi votre gouvernement a décidé de faire deux classes de retraités : les 65-74 et les 75 ans et plus. Ni la façon de calculer les montants remis aux personnes.

Si une personne retraitée vivant seule reçoit 18 000 $, ce qui est beaucoup en dessous du seuil de la pauvreté calculé à 27 000 $, un couple ne reçoit que 26 000 $. Si on compare avec la PCU qui donnait 2000 $ par mois, la marge est grande.

Le coût de la vie augmente pour tous. Chaque personne doit être capable de payer son loyer, sa nourriture, ses médicaments, ses soins dentaires, ses lunettes, ses appareils auditifs et même ses loisirs pour une meilleure santé mentale et physique. Ce qui ne sera pas possible pour les personnes retraitées les plus pauvres. Il y a de fortes chances qu’elles s’isolent et vivent des problèmes de santé mentale.

Est-ce une façon de retarder l’âge de la retraite ? Les personnes retraitées les plus pauvres ont souvent travaillé au salaire minimum, d’où l’impossibilité de se payer des REER, et elles n’ont pas de régime de retraite de leur employeur. Peuvent-elles revenir sur le marché du travail ? Pour la grande majorité, c’est impensable, leur corps étant usé à répéter les mêmes gestes durant 40, 45 ans.

Pourrait-on reconnaître leur apport à la société et leur donner une retraite à l’abri des soucis financiers ?

Merci de porter attention à cette missive. Recevez, Monsieur le Premier Ministre, nos salutations les plus distinguées.

Pauline Robert

Présidente de l’AQDR Granby

c. c. Andréanne Larouche, députée fédérale de Shefford