Une récente étude produite par l'IRÉC révèle que le volet fixe du financement représente 44 % des opérations régulières pour les petits cégeps, contre 25 % pour les moyens et 17 % pour les grands.

Pour un réinvestissement dans les cégeps

Le réseau des cégeps peine encore à se relever des compressions budgétaires imposées ces dernières années. Il devient urgent d'y injecter de l'argent frais et de laisser la latitude nécessaire à chacune des composantes du réseau d'en disposer selon ses besoins particuliers. Il en va de la survie de certains cégeps, notamment en région.
Une récente étude produite par l'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) révèle que la formule de financement actuelle a grandement nui aux plus petits cégeps. On peut y lire notamment que le volet fixe du financement représente 44 % des opérations régulières pour les petits cégeps, contre 25 % pour les moyens et 17 % pour les grands. Les compressions dans ce volet ont désavantagé les petits­ cégeps.
Un autre élément doit être revu rapidement, celui des trop nombreuses redditions de comptes.
Elles étouffent littéralement l'administration des cégeps et entravent le déroulement normal des opérations courantes. Ainsi, au lieu d'apprécier la performance d'une organisation, ce qui constitue son principal objectif, la reddition de comptes est devenue un boulet qui entraîne vers la contre-performance­ de celle-ci.
Près de la moitié de nos cégeps sont en difficulté financière et si un réinvestissement majeur n'est pas fait cette année, il en va de la survie de la mission même de ces derniers.
Charles Simard, CRIA
président-directeur général de l'Association des cadres des collèges du Québec