Pour nos enfants et petits-enfants

Plusieurs fois par semaine, je fais deux heures de voiture pour le travail. J'aime à l'occasion écouter des livres audios. L'autre jour, j'ai mis un discours du regretté Albert Jacquard, chercheur émérite, spécialiste de génétique des populations. Il s'insurgeait devant la dilapidation du carburant fossile. Il considérait que les pays producteurs devraient en rationner la production pour en laisser aux générations futures. Une vision plutôt naïve, mais qui a le mérite d'un souci pour son prochain. C'est d'ailleurs là la pierre d'assise de bon nombre de discours environnementalistes : les générations à venir. « Il faut préserver l'environnement pour que nos enfants, et nos petits enfants puissent eux aussi avoir la chance de connaitre la terre sous son plus beau jour », clament haut et fort les écolos de tout acabit. Rarement une journée passe sans que l'on entende une dénonciation de maltraitance envers notre petite planète. Pourtant, qui a-t-il de beaucoup plus important que la santé de la planète que nous voulons tant préserver pour nos enfants, ce sont nos enfants eux-mêmes.
La santé de nos enfants et petits-enfants, ne devrait-elle pas nous préoccuper d'abord et avant tout ? Tout le monde le sait : une bonne santé commence par une bonne alimentation, le carburant du corps humain. Pourquoi sommes-nous majoritairement si réfractaires à explorer une source de carburant moins nocive pour nos enfants, sans effet secondaire malsain et sournois qui fait mourir à petit feu ? Comment, me demanderez-vous ? Rien de plus simple. Il suffit de réduire, ou mieux, d'éliminer la consommation de tout produit animal. Vous mettez ainsi de bien meilleures chances du côté de vos enfants pour une santé à très long terme. 
Attendez, le meilleur s'en vient. Si tout le monde tendait vers le végétalisme, la santé de la planète prendrait du mieux instantanément. Une des plus importantes causes de pollution est liée au fait que les humains mangent des animaux. 
• L'effet de serre du méthane, 23 fois plus important que le CO2 est une réalité scientifique admise. 
• Une vache produit autant de gaz à effet de serre par an que l'utilisation d'une automobile. 
• On estime que l'industrie de la viande génère l'équivalent de 2 milliards de tonnes de CO2 annuellement. 
• Ceci est sans compter la déforestation pour faire place aux pâturages qui éliminent les arbres qui convertissent le CO2 en oxygène. 
• Qu'il s'agisse de soya, de légumineuses, de céréales ou de fruits et légumes, le taux d'émission de CO2 par kg est de l'ordre de 25 à 100 fois moindres que la viande. 
• À ceci s'ajoute la monopolisation des terres agricoles pour nourrir le bétail. Un kilogramme de boeuf demande 50X plus de terre agricole à produire qu'un kilogramme de légumes. 
• 1 hectare donne : 1660 kg de légumes ou 31 kg de boeuf. Même si ces chiffres font abstraction du transport lors de l'importation, ils ne considèrent pas non plus l'absorption de CO2 de la plante lors de sa période de croissance. 
• Un hectare produit : 6,8 kg de protéines animales ou 116,2 kg de protéines végétales 
N'allez surtout pas utiliser ces données pour le reprocher aux agriculteurs. Ils consacrent vénérablement leur vie à répondre à la demande de ceux qui mangent des animaux. C'est le choix de notre alimentation qui dicte le degré de pollution de la planète. 
Y a pas que moi qui pense ainsi, voici ce qu'en disait un autre scientifique : « Rien ne pourra être plus bénéfique à la santé humaine ni accroitre les chances de survie de la vie sur la Terre, qu'une évolution vers un régime végétarien. » Albert Einstein.
Considérez devenir végétalien au moins une journée par semaine, ce sera un pas dans la bonne direction, tous bénéfices confondus.
François Simard 
Bromont