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Plan d’action pour un virage vert dans les écoles secondaires

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LA VOIX DES LECTEURS / La CAQ est au pouvoir depuis 2018. Depuis leur entrée à la tête du Québec, on a pu lire des titres comme : « L’environnement ? À la CAQ, c’est à temps partiel ! »* Pour résumer les propos de tels articles en une seule phrase, on pourrait dire que du côté environnemental, le parti ne satisfait pas les Québécois.

Cependant, comme voter tous les quatre ans n’est pas la seule pratique démocratique qu’une population peut exercer, un plan d’action est envisageable. La question est donc la suivante : où devrait commencer la responsabilisation environnementale ?

En tant qu’étudiants du Cégep de Granby, un établissement réputé pour son implication environnementale, nous nous sommes posé la question. Comme nous sortons fraîchement de notre parcours au secondaire, nos souvenirs sont récents. Le raisonnement le plus plausible, selon nous, est que les écoles devraient faire plus. Les systèmes de recyclage sont peu efficaces, tenant pour acquis qu’ils sont présents. Le compost est inexistant. La consignation l’est aussi. Pourtant, ce sont des systèmes plutôt simples et peu coûteux à instaurer, mais surtout, à transformer en habitude.

Les écoles secondaires sont la principale cible de ce projet, pour l’instant, parce qu’elles constituent le bassin de nos générations futures. Selon nous, c’est le bon moment pour instaurer une conscience environnementale plus profonde au sein de l’esprit des jeunes.  

Voici, donc, pour encourager les écoles et peut-être même les commerces à se joindre à nos efforts environnementaux, un plan d’action en quatre temps.

Dans un premier temps, aucune bouteille de plastique dans les machines distributrices ne serait autorisée. Pour que les étudiants puissent boire à leur soif, plutôt ajouter une bouteille d’eau réutilisable à la liste scolaire au début de l’année.

Étant donné que certaines bouteilles et canettes pourraient venir de l’extérieur, un système de consignation devrait être mis en place. Le montant reçu par les écoles après avoir consigné peut être directement réinvesti à l’interne.

Dans un troisième temps, comme la consignation n’est pas la solution aux restes de table, il serait d’autant plus utile d’investir de l’énergie dans un système de compost. À titre d’exemple, seulement dans les écoles secondaires publiques de la ville en 2019-2020, on comptait 3129 étudiants. Comme on ne peut tenir pour acquis que tous auront des déchets composables à la fin de leur repas, disons que le tiers d’entre eux en auront, pour être généreux : environ 1043. Ce nombre ne représente qu’une seule journée de la semaine. Au bout d’une semaine de cours, la quantité de nourriture qui aurait pu être mise au composte, mais qui est jetée est non-négligeable.

Dans un quatrième et dernier temps, on devrait instaurer un système de recyclage plus efficace. Lors de notre passage au secondaire, rares ont été les fois où il était clair où nous devions laisser nos déchets recyclables. Un système de recyclage, une chose fort simple, n’aurait que des bénéfices pour l’environnement.

Alors, vous êtes avec nous ?

* Sirois, A. (2021, mars 1). L’environnement ? À la CAQ, c’est à temps partiel ! La Presse

Emile Poirier et Charlie Rivard, étudiants au Cégep de Granby