Notre électricité

LA VOIX DES LECTEURS / Le Québec, riche en électricité, aura du mal à vendre ses excès de production. Nous savons qu’il y a des échanges entre l’Ontario et le Québec, basés sur des demandes spécifiques de part et d’autre, que ce soit à cause de bris ou excès de demandes, mais ceci ne règle en rien la distribution à grande échelle et à long terme.

À mon avis, on fait face à deux problèmes. 

Premièrement, le Québec n’a pas pris les moyens pour engranger des pourparlers avec ses voisins de l’ouest, soit l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta. Nos positions concernant l’importation et l’utilisation des ressources pétrolières de l’ouest sont tellement arbitraires que ces provinces n’achèteront pas d’électricité.

Deuxièmement, un nouveau compétiteur s’amène, soit la compagnie ARC Nuclear Canada, qui fait la promotion de petits réacteurs de 100 MWe capables de fournir de l’énergie à environ 100 000 résidences. Ces réacteurs fabriqués au Canada pourront fournir de l’électricité de façon sécuritaire et compétitive. L’Ontario et le Nouveau-Brunswick ont déjà démontré un grand intérêt pour cette technologie. Alors si nous voulons faciliter nos exportations, nous devons promouvoir une politique de «Quid pro quo» (donnant-donnant). 

Suffit d’implanter un pipeline pour sécuriser notre approvisionnement et de développer un corridor énergétique pour l’acheminement de notre électricité. Ainsi, chacun pourra profiter de l’énergie canadienne, plus fiable, plus sécuritaire et avantageuse pour notre économie.

Michel Drapeau

Bromont