Félix Leclerc au début de sa carrière
Félix Leclerc au début de sa carrière

Non mais, à quand l’arrêt des programmes d’aide?

LA VOIX DES LECTEURS / Les subventions, les prêts et la panoplie de programmes aux travailleurs, aux entreprises, aux étudiants, aux aînés, aux organismes durant la pandémie, commencent à donner raison à la chanson de Félix Leclerc qui dit : «La meilleure façon de tuer un homme, c’est l’empêcher de travailler en lui donnant de l’argent».

Je n’entends plus, comme au début, le discours de responsabilité personnelle, remède clé pour enrayer le fléau de la COVID-19.

On dirait que les actions des gouvernements de toutes les instances, bien reçues au début, sont devenues un dû. On se compare même à ceux qui sont plus ou moins aidés en terme d’argent dans leur poche... que de toute façon, on paiera plus tard par toutes sortes de contributions au gouvernement.

J’entends des chefs d’entreprise qui disent : « Je prends le prêt de 40 000 $, je n’aurai que 30 000 à rembourser. »

J’entends des étudiants qui se réjouissent de l’aide accordée et qui ne mettront pas l’épaule à la roue dans l’agriculture.

Il y a des employés qui pourraient retourner au travail et qui cherchent le moyen de ne pas y retourner.

Heureusement, il y a des gens qui ont le cœur à la bonne place. Ils donnent de l’argent, n’attendent pas qu’on leur en donne ; ils font des collectes de fonds; ils donnent de leur temps, de leur écoute et de leur présence.

Il y a des héros, les 13 employés du Manoir Stanstead qui ont choisi d’y être confinés; des jeunes qui ont décidé de faire les courses des aînés, par pure bienveillance. Le monde de la culture qui nous donne généreusement, sans un sou, des moments de pur délice.

Dans les favelas au Brésil, des responsables de soutien sont décernés pour veiller sur une cinquantaine d’abris chacun. Ça ne coûte rien, ça solidarise, ça responsabilise... ça ne coûte rien, ça fait du bien.

Il n’y a qu’une façon d’écourter ce confinement : SE RESPONSABILISER.

Danielle Paquette