Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Murale de Pellan : transparence et bonne volonté du maire Pascal Bonin

Article réservé aux abonnés
LA VOIX DES LECTEURS / J’avoue ici, d’entrée de jeu, que je fus de ceux et celles qui ont vivement réagi à la suite de la décision de la Ville de Granby et de son maire, il va de soi, de se départir de la murale de Pellan en décidant de la mettre aux enchères pour une somme de départ de 5000 $.

Cette histoire a fait le tour du Québec et a soulevé son lot d’indignations face au sort réservé à l’œuvre murale d’un des plus grands peintres du Québec.

D’ailleurs le maire Pascal Bonin devait spécifier qu’il avait tout essayé afin de préserver ladite murale, mais les coûts reliés à la sauvegarde de l’œuvre s’avéraient trop élevés. On parle d’un montant évalué à 160 000 $ incluant le retrait de l’œuvre du mur de l’immeuble de la MRC, sa restauration et sa préservation.

On apprenait plus tard qu’Hydro-Québec se montrait intéressée à acquérir le saint-Patrick avec une offre d’achat de 25 000 $. Par le biais d’un article paru dans La Voix de l’Est, le maire nous apprenait alors que son conseil de ville allait prendre encore une semaine pour analyser cette dernière offre de même que d’autres qui ont été faites par des particuliers. Une semaine pour analyser le tout, quand on sait très bien que le sort du saint-Patrick de Pellan devait être scellé lors de la séance du conseil du lundi 22 mars. Voilà qui démontre hors de tout doute que le maire et son administration ne restent pas de marbre dans ce dossier chaud. Nous savons également que le ministère de la Culture et des Communications serait prêt à intervenir, si besoin est.

Dès le départ, Pascal Bonin s’est montré transparent dans le dossier de la murale de Pellan, arguant avoir regardé avec son administration toutes les avenues envisageables pour préserver cette œuvre datant de 1958. On sait, qui plus est, qu’il s’est déjà investi par le passé pour sauvegarder des œuvres qui s’inscrivent dans le patrimoine de la ville de Granby. Pourquoi agirait-il autrement avec la murale de Pellan?

Alors, encore une fois, le premier magistrat use de minutie et de bon jugement dans un dossier chaud de sa ville. Je n’habite pas Granby, mais je suis de près la politique municipale au Québec. Et j’ai toujours eu un faible pour Granby et pour son Festival international de la chanson. D’ailleurs, en 1997, j’étais de passage pour assister à cet événement musical d’envergure et j’avais, par la même occasion, pris le temps d’aller voir les deux murales de Pellan qui trônent fièrement au coeur de la cité, soit «l’Immaculée-Conception» nichée sur un des murs du Cégep et le saint-Patrick affiché sur l’immeuble de la MRC, qui sera démoli ce printemps.

Il est fort à parier qu’avec les dernières offres d’achat qui ont été faites dans le but d’acquérir la murale d’Alfred Pellan, et la bonne volonté du maire Pascal Bonin, l’œuvre d’un de nos plus grands peintres trouvera preneur et restera bien présente dans le patrimoine culturel du Québec.

Yvan Giguère, ex-étudiant en arts et lettres de l’UQAC

Saguenay