Mal de Terre

LA VOIX DES LECTEURS / C’est le Jour de la Terre et elle est mal en point. Comme notre humanité affligée, aux prises avec un virus dont nous aurons du mal à nous défaire. On consacre beaucoup de ressources à soigner ceux et celles qui sont atteints par la COVID-19 et plus vulnérables, mais on consacre encore trop peu de réflexion à ce que nous pourrions faire pour freiner l’emballement climatique et la perte de biodiversité.

Cette crise nous offre pourtant une formidable opportunité de réfléchir et de redémarrer sur de nouvelles bases en privilégiant une relance qui ferait de nous une société plus juste, plus solidaire et écoresponsable.

Protéger nos milieux naturels, limiter drastiquement notre utilisation des énergies fossiles, recycler les travailleurs de cette industrie sans avenir, favoriser une transition vers des énergies plus propres, revoir notre consommation abusive, restreindre l’usage de produits toxiques en agriculture, encourager les économies locales, la mobilité durable... tous ces points devraient être intégrés à notre grille de réflexion au moment où nous vivons tous sur pause.

La Terre manifeste aussi formidablement et heureusement son pouvoir de régénération. La pollution a fléchi avec le ralentissement des usines, la diminution du transport terrestre et du trafic aérien. Les eaux de Venise sont plus claires. La pandémie et ses effets nous convoquent à une révision de notre mode de vie.

Nos décideurs doivent prendre la pleine mesure du signal qui nous est envoyé par notre mère à tous, la planète Terre. Il est temps que nous prenions soin de nous et de la Terre qui nous accueille.

Lucie Duguay, grand-mère au front pour Charles-Olivier, Louis-Félix, Marie-Laurence, Émilien et Rosalie

Granby