Ma Voix de l’Est, j’y tiens !

LA VOIX DES LECTEURS / En ce beau dimanche ensoleillé marquant la fin du mois d’août, je me suis accordé un beau moment de plaisir. Randonnée sur la piste cyclable, bonne bouffe santé et j’ai surtout pris soin d’apporter avec moi un journal de La Voix de l’Est à lire sur le bord du lac Boivin.

Après ma lecture quotidienne, j’ai pris conscience, comme plusieurs lecteurs l’ont fait dernièrement, de l’importance de ce média écrit. Pendant toute ma carrière d’enseignante, j’y ai souvent puisé des sources d’informations utiles bonifiant les thèmes abordés dans le programme Éthique et culture religieuse (ÉCR). J’ai souvent fait connaître à mes élèves des personnalités qui ont marqué notre communauté granbyenne par leur implication sociale et leur agir éthique. 

Il fut un temps où nos écoles publiques avaient même l’opportunité de faire connaître, par une page qui leur était réservées, les magnifiques projets réalisés par des enseignants ou autres professionnels. Dommage qu’une direction générale ait mis un terme à ce merveilleux partenariat entre nos milieux scolaires et votre journal.

Mais outre l’importance de notre journal local, je tiens surtout à souligner le travail exceptionnel d’une de vos journalistes, même si la compétence est au rendez-vous chez les autres journalistes de La Voix de l’Est. 

En effet, il y a probablement plus de deux ans, une de vos journalistes travaillant déjà à temps plein prenait le temps de lire des documents, cumuler des informations diverses, cogiter et écrire des notes qui allaient devenir un manuscrit. Cette femme relevait déjà plein d’indices démontrant clairement que nos médias nationaux étaient en danger de disparition. Bien au-delà de l’emploi qu’elle risquait de perdre, c’est davantage sous l’angle de l’avenir de la démocratie et de la liberté d’expression que Mme Marie-Eve Martel s’inquiétait, et avec raison. L’an dernier avait lieu la sortie de son livre : Extinction de voix. C’est avec beaucoup d’intérêt que je l’ai lu. J’ai alors pris conscience de l’ampleur de la problématique actuelle qu’on appelle la « crise des médias ».

Une commission parlementaire vient à peine de se terminer. J’ai lu et entendu les idées et solutions émises par plusieurs intervenants, dont le PDG de Groupe Capitales Médias. Mme Martel était déjà très au fait de ce qui a causé la crise actuelle et les nombreuses pistes de solutions soulevées en commission parlementaire se retrouvaient déjà dans son manuscrit. Je souhaite que les travaux de cette commission ne tombent pas dans l’oubli. Le livre Extinction de voix sera toujours là pour nous rappeler l’importance du métier de journalistes et les solutions concrètes qui DOIVENT être mises en œuvre pour éviter de sombrer définitivement. 

Merci à La Voix de l’Est qui permet à des lecteurs assidus de s’exprimer publiquement et librement !


Claire Bergeron, enseignante en ÉCR

Granby

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IL FAUT CONSERVER NOTRE QUOTIDIEN 

Beaucoup de nos citoyens-nes ont manifesté la haute estime qu’ils et elles vouent à La Voix de l’Est.

Nous venons y ajouter nos noms. Abonnés depuis cinquante ans à notre quotidien,

 nous ne pouvons imaginer ne plus trouver « notre » journal à notre porte chaque matin.

La Voix de l’Est, ça fait partie du paysage de la région. C’est un élément très important pour nous.

C’est notre premier instrument local et régional d’information dans les domaines sociaux, culturels, sportifs, etc.  

Sa disparition ne peut être envisagée, car rien ne peut la remplacer, surtout pas Facebook, Google ou YouTube. 

Ce ne sont pas eux qui nous informeront sur ce qui se passe chez nous et qui seront le reflet des opinions des lecteurs d’ici. 

Il est donc urgent que collectivement, nous trouvions des solutions pour remédier à l’exode des revenus vers les géants du Web... 

des solutions pour conserver le quotidien auquel nous sommes attachés.


Lucette Tremblay et Émile Roberge

Granby