Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.

Les poumons de Granby

Article réservé aux abonnés
LA VOIX DES LECTEURS / Che(ère)s membres du conseil municipal de Granby,

Je vous écris en tant que grand-père qui aimerait laisser à tous nos petits-enfants une planète respirable. De plus, comme le mentionnait récemment Boucar Diouf en ce temps de pandémie, « j’aimerais aussi que vous soyez un peu plus contaminés-es par mon écoanxiété »...

Au sujet de la récente Politique de conservation des milieux naturels, compte tenu de l’urgence climatique, est-ce que celle-ci est suffisamment audacieuse? Avons-nous vraiment réalisé l’importance des nombreux services écologiques gratuits que nous rendent les milieux naturels (oxygène que nous respirons, filtration des eaux, santé globale, etc.) ? Avons-nous les inventaires scientifiques pour prioriser les milieux naturels à protéger ? Est-ce que le processus de consultation a permis de réaliser un véritable débat démocratique impliquant les citoyens et des organisations environnementales ?

Le cas du Boisé Quévillon est éloquent face à ces questions. À la fin des années 90, nous pouvions randonner l’été et skier l’hiver du parc Terry-Fox au boulevard Bouchard. Mais un précédent maire a autorisé le développement au bout de la rue Bourget, malgré l’opposition de nombreux citoyens, réduisant et coupant en deux le milieu naturel. Voilà maintenant qu’une nouvelle politique permettrait de couper encore ce milieu de 50 %, chassant à nouveau de ce territoire faune, flore, biodiversité et citoyens, tous bénéficiaires de ses bienfaits.

Les scientifiques se tuent à nous dire que si nous continuons à marquer de notre empreinte le territoire sur lequel nous vivons, nos petits-enfants, quand ils auront mon âge, vivront sur une planète étouffée. Et ils auront le droit de nous pointer : pourquoi les anciens ont-ils continué d’amputer les poumons d’une planète qu’on savait déjà malade ?

Pour l’avenir de nos petits-enfants, je vous invite donc à poursuivre la réflexion pour des actions plus porteuses d’espoir.

Je vous remercie de l’attention portée à mes préoccupations.

Bernard Valiquette

Granby