Les pandémies recensées

LA VOIX DES LECTEURS / Il y a d’abord eu la peste Antonine, qui a touché l’Empire romain de 165 à 190 et qui venait des confins de l’Orient. Elle est rapportée dans l’Empire après la bataille de Séleucie du Tigre en 165. Elle fait de 5 à 10 millions de décès. 

Puis la peste de Justinien, de 540 à 580 et qui se prolonge jusqu’en 767. La source est la route des épices, les rats et les tiques. Elle touche surtout l’Empire byzantin et provoque environ 25 millions de morts.

La peste noire, venue d’Asie, est documentée en Europe de 1347 à 1352. Elle se manifeste par une fièvre intense, des odeurs fétides et l’inflammation des ganglions. En cinq ans, 50% de la population d’Europe est décimée, soit entre 75 et 200 millions de morts. 

La peste noire de 1720. Marseille est alors mise en quarantaine et isolée en mai 1720. Elle est causée par les rats d’une cargaison d’Orient, ce qui cause des centaines de milliers de morts.

Le choléra. La troisième vague la plus documentée, de 1846 à 1861. Au départ de l’Inde, il se propage en Europe et aux États-Unis où il est déclaré pandémie en 1854. Il fera plus de 50 millions de malades et plus de 2 millions de décès.

La grippe espagnole qui sévit de décembre 1917 au printemps 1920. Des marchandises chinoises arrivent en Orégon pour l’armée américaine qui se prépare à participer à l’offensive en Europe. Les premiers cas sont répertoriés dans des camps d’entraînement américains. Cette infection (de type H1N1 aujourd’hui) est convoyée par les soldats expédiés en Angleterre et en France, en 1917. Cette grippe est dénoncée par la presse espagnole, d’où son nom, car elle avait été cachée par l’armée américaine. Elle se propage aux empires coloniaux après l’armistice de novembre 1918 au retour des soldats partis au front. Elle frappe plus de 1 milliard d’individus et la mortalité est estimée entre 25 et 100 millions de personnes.

La grippe asiatique de 1956-1958. Une grippe aviaire ou porcine venue de Chine. Les écoles de certaines régions du Québec sont alors fermées une semaine. En Amérique, on compte 2 millions de décès. Dans ces années-là, de retour en classe au primaire, nous avions perdu un compagnon de classe.

Le sida, causé par le VIH, est recensé depuis 1981. Il est sans vaccin, comme la plupart des cas de pandémies précédentes. Il a causé plus de 30 millions de décès depuis et se propage encore en Afrique, avec d’autres maladies comme l’Ebola.

Rappelons-nous la peur du SRAS, en 2003. Une infection venue de Chine. Toujours un virus de type H1N1 en mutation qui, au Canada, a provoqué 43 morts, surtout dans la région de Toronto où un groupe revenait de Chine.

En décembre 2019, c’est l’éclosion du coronavirus provoquant la COVID-19. Il faudra attendre en mars pour que l’OMS déclare l’état de pandémie. La Chine est la source du virus. L’Iran, l’Italie et la France sont touchés comme de nombreux autres pays. Le Canada vient de prendre les grands moyens! Malheureusement, au sud, notre voisin trompe sa population depuis un mois malgré les efforts déployés par Obama après la crise de l’Ebola en Afrique en 2013, et ce, pour protéger l’Amérique du Nord.

Merci à notre premier ministre Legault, homme d’action, d’avoir agi de façon sévère. 

Tous ensemble, respectons la quarantaine. Profitons-en pour cuisiner avec les enfants et jouer dehors à l’abri du virus. 

Dans un effort concerté, nous traverserons cette crise sereinement dans les prochaines semaines, et sans paniquer, pour montrer la fierté et l’unité du peuple québécois.


Jean R. Petit

Granby