Les élus de Lac-Brome doivent être plus ouverts envers leurs électeurs

CARREFOUR DES LECTEURS / Suite aux prochaines élections, on s’attend à voir de nouveaux membres au conseil municipal de la Ville de Lac-Brome. Croyant qu’il ne faut jamais désespérer, deux résidants de longue date proposent quelques idées pour améliorer la performance de nos élus, dans l’espoir de provoquer un changement.

A) Tous les élus, incluant ceux ayant déjà servi sur un conseil municipal, devraient assister aux cours offerts par le gouvernement provincial qui expliquent le rôle d’un conseil municipal. 

Ils sont élus pour gouverner la municipalité dans le meilleur intérêt des résidants. Ils sont des agents qui représentent leurs électeurs, auxquels ils doivent souvent vendre leurs idées. Lorsque les électeurs d’un conseiller ne sont pas en accord avec les intentions du conseil, il incombe à leur conseiller de leur offrir des arguments crédibles pour leur expliquer comment, et sur quel raisonnement, il entend voter.

B) Le déroulement des séances publiques du conseil de VLB doit changer.

Les séances du conseil sont devenues une mascarade et elles sont vides d’information. L’assistance des citoyens a donc décliné d’une moyenne de 50 personnes, sous la mairie de Gilles Decelles, à 15 personnes ou moins sous le maire Richard Burcombe. Les séances sont organisées de façon prédéterminée, où chaque motion est proposée, appuyée et approuvée sans aucune discussion. Il n’y a jamais de débat public sur aucune motion (tout débat ayant eu lieu dans une « session de travail » à huis clos la semaine précédente). En conséquence, les résidants n’ont aucune idée de la base des décisions ni du rôle de leur propre conseiller dans le débat. Il devrait y avoir des débats publics parmi les conseillers aux séances du conseil, du moins en ce qui concerne des questions nouvelles ou potentiellement controversées.

C) Des rencontres informelles avec les citoyens devraient avoir lieu dans chaque district électoral de façon plus fréquente. Le conseiller local devrait présider, ou bien le maire au besoin.

1) La discussion devrait viser les projets affectant le district, tels des changements en considération, ou en progrès, concernant le développement, les règlements de zonage, les dérogations mineures, etc. 

2) Les électeurs devraient avoir l’opportunité de présenter leurs questions, leurs idées, et leurs soucis. 

D) Avant que des décisions majeures soient prises par le conseil, les résidants doivent en être bien informés et consultés. De temps en temps, le conseil doit leur demander leur vision pour l’avenir de Lac-Brome d’une manière entièrement professionnelle, en leur présentant des visions alternatives, assorties des coûts, et des « pour » et des « contre » attachés à chacune. Une pleine participation des résidants, telle qu’on l’a vue lors du projet Imaginaction, devrait être organisée lorsque des changements majeurs à la vision existante sont envisagés. 

E) Lorsque le conseil veut connaître l’opinion des électeurs concernant des projets proposés, des sondages doivent être menés de façon professionnelle ; mais seulement après qu’on aura assuré aux résidants, par écrit, des détails crédibles concernant les coûts et les bénéfices du projet, et qu’ils auront eu tout le temps nécessaire pour les lire et comprendre.


Peter Wade, Foster

Peter White, Knowlton-Lakeside