Le vote du lundi 21 octobre

LA VOIX DES LECTEURS / Pour quel motif voter et pour qui voter à la prochaine élection fédérale ? Comme le dit l’expression : on ne peut savoir où l’on va si on ne sait pas d’où l’on vient.

Voici, quelques réflexions au sujet de ce vote. 

Il y aura dans Shefford cinq partis fédéralistes et un parti à NOUS, le Bloc québécois, qui est là pour défendre les intérêts du Québec. Le fédéralisme a nui au Québec plus souvent qu’il nous a appuyés, et ce, depuis longtemps et encore et encore aujourd’hui. 

En 1867, lors de la mise en place de la Confédération, les francophones au Canada représentaient un tiers de la population. Aujourd’hui, cette proportion oscille autour de 20 %. Selon les démographes, la situation est loin de s’améliorer au niveau canadien et même au Québec, surtout à Montréal, la langue anglaise progresse de plus en plus. 

Arrêtons-nous ici pour la question linguistique, faute d’espace. Parlons maintenant des effets du fédéralisme depuis les années 60. En 1962, au moment de la nationalisation de l’électricité avec René Lévesque, le gouvernement fédéral n’a versé aucun sou pour cette nationalisation qui a coûté à l’époque 600 millions $. Jacques Parizeau a été obligé d’aller emprunter sur les marchés américains pour réaliser cette transaction, car les banques canadiennes refusaient de prêter les sommes requises. Ces banques ne croyaient pas que les Québécois étaient capables de diriger une telle entreprise. Pourtant, nous étions en mesure de subventionner l’industrie automobile ontarienne et le développement du pétrole dans l’Ouest canadien. En 1982, c’est le rapatriement de la Constitution avec Pierre Elliott Trudeau, sans le consentement du Québec. Tous les gouvernements du Québec, peu importe la couleur politique, n’ont reconnu cette loi. Justin Trudeau a fait voter la loi légalisant le cannabis, encore une fois sans l’accord du Québec. De plus, il n’a pas voulu écouter les spécialistes qui dénonçaient les effets pervers de cette loi.

Le multiculturalisme prôné par le gouvernement fédéral libéral est contraire à l’interculturalisme québécois, car il met toutes les cultures canadiennes sur le même pied d’égalité en oubliant les deux cultures fondatrices, françaises d’abord et anglaises par la suite. Cette façon de penser est un grand danger pour le Québec. 

En terminant, le gouvernement fédéral libéral actuel s’immisce de plus en plus dans le champ des compétences provinciales, tout en imposant sa façon de voir les choses. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres, le 21 octobre donnons notre appui à Andréanne Larouche du Bloc québécois si l’on veut un Québec à NOUS devant les visées d’Ottawa et du fédéralisme actuel.


Georges-Henri Rivard

Granby