Le vélo avec assistance électrique, un outil formidable !

LA VOIX DES LECTEURS / L’année 2020 sera reconnue dans les annales comme une année vraiment catastrophique mondialement. Pour moi, ce fut de loin, la plus belle des vingt dernières années !

Vers la fin de 2019, grâce à plus de 60 personnes, j’ai eu la possibilité d’acquérir un vélo couché avec assistance électrique. J’ai sillonné les sentiers des différentes pistes cyclables de notre région à compter de la fin d’avril 2020.

Il y a vingt ans, j’ai été diagnostiqué avec une maladie neurodégénérative qui affecte principalement mon équilibre et mes membres inférieurs. J’utilise maintenant un déambulateur et, fort probablement, je devrai bientôt me déplacer en fauteuil roulant…

Je fais plus de 6 pieds 1 et je pèse environ 230 livres. Depuis plus de 12 ans, pour m’aider à conserver un «poids santé» et une bonne santé générale (cardiaque et mentale), tous les jours, je fais intensivement environ 20-30 minutes du vélo stationnaire.

En 2018 et 2019, j’ai fait plusieurs démarches sérieuses avec des organismes communautaires et municipaux afin de rendre les pistes cyclables accessibles pour les personnes à mobilité réduite. Puisque ces démarches n’ont pas abouti, j’ai posé des gestes concrets afin d’avoir cette possibilité durant l’été 2020.

D’avril à octobre, j’ai roulé près de 2000 kilomètres. Mon épouse et moi partions parfois en vélo pour un pique-nique. La plupart du temps, j’ai roulé 30, 50 et même 65 kilomètres, empruntant principalement l’Estriade. Très souvent à l’entour du lac Boivin et ensuite vers le parc de la Yamaska, Bromont, Waterloo, Saint-Paul, Saint-Césaire et Farnham.

Imaginez les nombreux avantages pour une personne à mobilité réduite :

— être libre de ses mouvements : je vais où je veux (ou presque !), quand je veux (lorsqu’il fait presque beau !);

— pouvoir s’entraîner dans la nature: respirer l’air, sentir l’environnement, voir les sentiers accessibles, admirer les animaux et les paysages selon les saisons;

— avoir des occasions de rencontrer, discuter, sourire avec plusieurs personnes;

— se sentir « dans la gang »: il y a peu de différences dans ce que nous faisons et comment nous le faisons (sauf si nous allons à une toilette publique !). Au contraire, j’attire les regards et les sourires; les gens veulent me parler, j’aime les informer! C’est intéressant et valorisant !

Pourquoi ne pas rendre cela possible à celles et ceux qui sont limités et ne peuvent pas se l’offrir ? N’est-ce pas un moyen efficace de lutte pour une meilleure vie en santé, physique et mentale ? Encore plus chez ceux qui sont déjà à risque!

Cela prend simplement une vision et une action! Moi, j’espère pouvoir pédaler longtemps et le faire près de 180 jours par an.

Merci aux nombreuses personnes que j’ai côtoyées, au civisme et à la bienveillance de la plupart des utilisateurs! Merci aux municipalités et aux employés qui nous offrent ces infrastructures.

Merci à la personne qui conduisait aussi un vélo couché et qui m’a donné plusieurs conseils. Merci encore à tous ceux et celles qui m’ont donné cette belle possibilité!

PS : Cela me prend environ 20 minutes pour accéder à une piste cyclable. Bonne compréhension et volonté de partage aux conducteurs de vélo et d’auto!

Michel Laurin

Granby