Par obligation, nous devons parler encore une fois de la piste multifonctionnelle de la rue Léger à Granby, estime Sylvie Robidoux.

Le syndrome du «pas dans ma cour»

Par obligation, nous devons parler encore une fois de la piste multifonctionnelle de la rue Léger à Granby. Comme un citoyen l'indiquait dans un article publié dans cette section, il y a eu deux soirées d'information citoyenne pour expliquer le projet dans l'ensemble.
La levée de boucliers a été provoquée par la faute de nos élus. Les citoyens du quartier ont appris la nouvelle dans le Granby vous informe, alors qu'ils auraient dû être consultés avant et non après. De plus, les citoyens ont apporté maintes études sur la pente de la rue, un expert est venu se prononcer, et les élus sont demeurés impassibles.
Je ne sais pas qui a fait les plans d'aménagement, mais il y aurait dû avoir une alerte de non-sens.
Les citoyens qui possèdent une maison sur la rue Léger ont maintenant deux problématiques :
1. La perte de valeur de leurs propriétés. Pensez-vous qu'un éventuel acheteur ne remarquera pas ce désastre ? Aimeriez-vous qu'un muret de béton passe en avant de votre résidence ? Le syndrome du « pas dans ma cour » : ailleurs, ce n'est pas mon problème, mais je ne veux pas voir ça en avant de ma maison.
2. Les citoyens sont maintenant confinés à recevoir moins qu'avant : impossible de stationner dans la rue, et en hiver deux véhicules ne se rencontrent pas toujours, l'un doit par courtoisie laisser passer l'autre. Comment vendre sa maison alors que l'acheteur sait qu'il pourra n'y avoir que deux ou trois véhicules dans sa cour ?
Pourquoi les gens n'en voulaient pas :
Les citoyens qui y habitent depuis des années ne voyaient pas l'intérêt de construire une piste multifonctionnelle dans la rue Léger, une voie non achalandée. Par contre, les citoyens auraient été disposés à des compromis avec de simples marquages comme dans plusieurs villes au Québec.
À constater que dans la rue Simonds, qui est plus qu'achalandée, il y a du marquage et des bollards.
Lors des rencontres, le maire de Granby a tenu des propos blessants envers des citoyennes qui voulaient être écoutées, pas juste entendues. Pour faire changer les choses, il faut que tous les citoyens se regroupent à la même adresse.
Que vous soyez fiers de votre ville, de votre administration municipale ou qu'au contraire, vous ayez des revendications, il est important de se soutenir les uns et les autres.
C'est ce que l'on appelle une union, un regroupement, une affiliation.
Si un regroupement de citoyens dans un district éprouve des difficultés, il faut que les autres districts les appuient, et lorsque viendra votre tour, les autres districts seront là pour vous appuyer également.
En tant que citoyens, tous ne peuvent être d'accord, mais ce qui est décidé collectivement, c'est pour le bien de tous.
En temps d'élection, vous allez être écoutés, pas juste entendus. Ce n'est qu'en cette période que vous avez le pouvoir de manifester vos opinions et de faire changer les choses.
Sylvie Robidoux
Fondatrice de l'Union des citoyens de Granby