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Le sauvetage de nos cabanes à sucre : un projet de société

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LA VOIX DES LECTEURS / Deux semaines après le lancement de Ma cabane à la maison, nous constatons à quel point ce projet parle aux Québécois. Pourquoi? Parce qu’il s’agit d’un projet de société pour lequel nous pouvons faire une différence, en posant un geste concret qui consiste à commander une boîte gourmande réconfortante. Nous en avions grandement besoin après un an d’insécurité, de pandémie et de confinement!

Un projet de société ? J’exagère me direz-vous. Non, parce que le projet Ma cabane à la maison est une réponse aux enjeux économiques que vivent un bon nombre d’entreprises en région et il vient nous toucher dans nos valeurs les plus profondes.

Enjeux économiques régionaux

En plus d’obtenir l’appui de nombreuses entreprises québécoises, le MAPAQ, les Associations touristiques régionales (ATR), plus particulièrement les régions touristiques de la Montérégie et des Laurentides où se trouve un nombre important de cabanes à sucre, l’UPA et les Producteurs d’oeufs du Québec soutiennent notre démarche parce qu’elle aura un impact économique important dans plusieurs régions du Québec.

Les cabanes à sucre génèrent habituellement plus de 300 millions de dollars en retombées économiques, sans compter leur apport au tourisme. La crise touche plus de 6000 travailleurs et tout un écosystème de fournisseurs et de distributeurs alimentaires qui dépendent des cabanes à sucre.

Si les Québécois continuent de nous soutenir, nous estimons que Ma cabane à la maison générera des retombées économiques de plus de 10 millions de dollars dans les régions du Québec sur une période de huit semaines. Ce ne sera pas suffisant pour faire travailler 6000 personnes, mais ça donnera un sacré coup de main aux familles propriétaires de cabanes à sucre!

Une tradition chère aux yeux des Québécois

Au cours des derniers mois, j’ai développé un attachement profond envers les propriétaires de cabanes à sucre. Ces derniers sont des gens fiers, courageux, travaillants, débrouillards, accueillants et généreux qui perpétuent une tradition chère aux yeux des Québécois.

Le temps des sucres a toujours été associé à une période de dur labeur, mais aussi de grande joie. Chaque année, les Québécois ont hâte au temps des sucres pour célébrer la venue du printemps et pour se rassembler autour d’un généreux repas, bien arrosé de sirop d’érable. Les cabanes à sucre font partie de nos traditions; pas question de les laisser tomber !

Je suis Sylvain Arsenault, le petit-fils de Marcel Arsenault de Marsoui en Gaspésie. Mon grand-père a gagné sa vie dignement en pêchant la morue. Au début des années 90, pour des raisons tout à fait justifiables, on lui a imposé un moratoire sur la pêche à la morue. Quelques années plus tard, il est mort de tristesse en regardant l’eau du fleuve couler, sans pouvoir y pêcher.

J’espère sincèrement que grâce à notre mouvement de solidarité, les petits-enfants de Daniel Laurin, Mélanie Charbonneau, Pierre Gingras et de tous les autres propriétaires de cabanes à sucre du Québec ne verront pas leurs grands-parents mourir de tristesse en regardant l’eau d’érable couler sans pouvoir la récolter...

Alors, on continue !

Sylvain Arsenault

Président et associé de l’agence de communication marketing Prospek et cofondateur du mouvement Ma cabane à la maison