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Le conflit entre Israël et la Palestine

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LA VOIX DES LECTEURS / D’aussi loin que je me rappelle, j’ai toujours été intéressé par le conflit entre Israël et la Palestine. Peut-être parce qu’on en parlait souvent. D’ailleurs, après l’installation des Juifs en Israël après la Deuxième Guerre mondiale et l’holocauste, ce fut toujours la guerre entre les deux nations.

Puisque la création d’Israël avait été un moment important de l’histoire, je voulais comprendre ce qui arrivait avec la Palestine. J’avais été émerveillé par les succès d’Israël présentés à l’Expo 1967, mais je ne savais pas que cela s’était fait au détriment des Palestiniens expulsés de la Palestine britannique. La résistance des Palestiniens fut très farouche. Dans un fascicule sur la Palestine, il est fait état des batailles d’Arafat, le Fatah qu’on entendait partout. Et des déraillements terroristes de la cause palestinienne.

Je voulais comprendre aussi pourquoi le monde arabe voulait détruire Israël. Même l’Iran menaçait d’envoyer une bombe atomique. J’ai compris qu’Israël était très lié aux États-Unis qui le soutenaient. On associait Israël à l’impérialisme occidental. Tous les présidents américains, Nixon, Bush, Clinton, etc., ont tenté de résoudre le conflit sans succès. J’ai déjà lu quelque part qu’Israël et la Palestine étaient l’épicentre de toutes les guerres au Proche-Orient. Tant que ce conflit ne sera pas réglé, le monde du Proche-Orient sera toujours en guerre.

Dans son livre Géopolitiquement correct et incorrect, Harold Hyman écrit dans ce sens: «Le conflit ne concerne pas seulement les populations de ces pays et leurs diasporas, la lutte pour les terres, considérées comme saintes, dépasse largement les frontières d’Israël et de la Palestine et touche au coeur de la majorité des peuples et des confessions à travers le monde. Le conflit Israël-Palestine est-il un conflit planétaire?»

En 2020, Trump propose un plan de paix qui fait l’affaire d’Israël, mais suscite les critiques de tout le monde arabe. D’abord parce que Jérusalem devient la capitale (éternelle) d’Israël sans rien laisser à la Palestine. Le 1er juillet, Netanyaou annonce l’annexion de la Cisjordanie et contourne la loi internationale. Les experts et la Haute Commissaire de l’ONU, Michelle Bachelet, dénoncent l’illégalité de cette annexion. Toute annexion crée des «ondes de choc» qui vont durer des décennies. Plus récemment, un renversement de vapeur. Israël établit des accords avec des pays arabes. Surprise. Les Palestiniens parlent de coups de couteau dans le dos et de trahison.

L’explosion des dernières semaines résume bien ce qui dure depuis 70 ans. Tirs de roquettes, réponse sanglante d’Israël, manifestations... La communauté internationale ne sait plus où se positionner. Comme le souligne encore Harold Hyman dans son livre (p.86): «De positions inconciliables en perspectives antagonistes, la communauté internationale, elle, est plus que fatiguée par ce conflit sans fin et apparemment sans espoir, malgré les multiples tentatives d’accords et de conférences de paix.»

C’est l’intervention de l’Égypte qui réussit à calmer le jeu et à favoriser un accord de cessez-le-feu. Ces pays ont besoin de stabilité et méritent de connaître une sécurité. Mais les deux doivent prendre leur part de responsabilité. Les experts réitèrent que la solution passe par la création de deux États.

Roger Duval

Granby