Les gens ont recommencé à se déplacer et des résidences secondaires jadis vides commencent à grouiller d’activités. Qu’est-ce qui se passe?
Les gens ont recommencé à se déplacer et des résidences secondaires jadis vides commencent à grouiller d’activités. Qu’est-ce qui se passe?

Le confinement est terminé?

LA VOIX DES LECTEURS / Il y a quelques semaines, j’ai écrit à La Voix de l’Est pour exprimer mon inquiétude face aux gens qui ne respectaient pas les consignes de confinement.

Je voyais des voisins revenir de voyage et se promener allègrement comme s’il ne se passait rien de particulier. Je voyais aussi des rassemblements de fins de semaine dans des résidences secondaires. Dans mon texte, j’exprimais le souhait que M. Legault durcisse le ton. À mon grand étonnement, les rassemblements et les déplacements ont subitement diminué. J’aime dire à la blague que j’ai une ligne directe avec M. Legault. 

Mais en marchant ce matin, j’avais la nette impression que le confinement était terminé. Les gens ont recommencé à se déplacer et des résidences secondaires jadis vides commencent à grouiller d’activités. Qu’est-ce qui se passe?  Est-ce que l’arrivée du beau temps ramène les citadins à la campagne? Les gens en ont marre du confinement? Peut-ont attribué ce revirement au ton ambigu de M. Legault qui commence à parler de déconfinement? J’ai l’impression que c’est un peu des trois.

Si j’avais vraiment une ligne directe avec M. Legault, je lui demanderais de rappeler à la population que nous ne sommes pas encore rendus là. Alors que ça fait déjà 6 semaines que nous vivons isolés de nos proches, que nos aînés doivent vivre la maladie sans le soutien de leurs familles, que des employés des services essentiels prennent des risques énormes pour le bien de tous, il n’est vraiment pas le temps de s’auto-déconfiner.

Si on commence à voir une lumière au bout du tunnel, nous avons surtout besoin d’une dernière poussée, d’un élan soutenu de solidarité sociale. Sinon, la lumière au bout du tunnel risque fort bien d’être celle d’un train qui nous frappera en plein front.

Ronald Morris

Sutton