Le Canada gagne du terrain au Québec

La Voix des lecteurs / Depuis la COVID-19, donc depuis trois mois, l’aide du Canada, grâce à la PCU, aux citoyens du Québec qui ont perdu leur emploi a été fort apprécié. Le renfort apporté par l’armée canadienne dans nos CHSLD a permis d’y stopper l’hécatombe au point que  notre premier ministre a insisté pour qu’elle y demeure jusqu’en septembre, moment où, grâce aux 10 000 préposés(es) en formation rapide, nous pourrons décemment prendre la relève. Ainsi, le Canada gagne en estime au Québec de façon majeure.

Depuis la mort de George Floyd, les manifestations anti «racisme systémique» au Québec se sont multipliées, visant non seulement la police, mais aussi l’emploi et même la laïcité selon le modèle de la loi 21, dont ce fut le premier anniversaire le 16 juin.  

Le refus de ce concept de «racisme systémique» par le premier ministre lui-même, en dépit de la formation d’un comité d’action pour apporter à l’automne des solutions dans plusieurs domaines, met de l’eau dans le moulin canadien, en particulier, pour les minorités affectées, car le premier ministre Justin Trudeau a reconnu ce concept immédiatement... sans  agir concrètement toutefois, en particulier dans le dossier autochtone .

À cause de tout ce qui précède, à l’évidence, le Québec  perd du terrain chez lui politiquement et le Canada en gagne. 

Moi, je suis un simple citoyen de Shefford, et devant cette situation, j’ai proposé aux journaux du Québec, et à plus d’une reprise dans les dernières semaines, des textes qui suggéraient qu’il était temps de doter le Québec d’une Constitution nationale, d’une Constitution qui s’ouvrirait avec une Déclaration d’identité du peuple québécois, une identité inclusive, et à l’abri de tout racisme possiblement  institutionnalisé. 

Mais aucun des journaux n’a jugé bon de publier ces textes, sauf La Voix de l’Est, les 12 et 15 juin et envers laquelle, je suis fort reconnaissant.

Bien sûr, je suggérais aussi que cette Constitution fasse l’objet par le gouvernement du Québec, à terme, d’une demande d’annexion telle quelle  à la Constitution canadienne, ce qui permettrait un nouveau «modus vivendi» avec le Canada «dans l’honneur et l’enthousiasme» en plus d’en assurer l’intégrité et la pérennité. 

Mais bon, je n’ai pas réussi à faire connaitre largement ma proposition pour qu’elle puisse être prise en compte par nos politiciens. Je l’assume. 

Mais je pose cette question, surtout dans le présent contexte : quel est l’avenir pour notre nation, si elle en a encore un ? Certains répondront : soyons pragmatiques, faisons de notre mieux et tout ne sera pas perdu. D’autres diront, vous avez tout compris monsieur Forcier, vous voyez bien que le seul avenir restant est l’indépendance. 

Dans les deux cas, je suis porté à répondre, de ce temps-ci, «rien n’est moins sûr!» Merci!

Denis Forcier

Shefford