L'austérité

Je lis toutes ces protestations contre l'austérité. Personne ne mentionne jamais la vraie réponse à l'austérité.
Lorsqu'une famille fait face à de nouvelles dépenses, elle a deux choix: trouver un deuxième emploi, une autre source de revenus ou se serrer la ceinture, c'est-à-dire subir l'austérité.
Si on ne veut pas couper les dépenses, il faut trouver de nouvelles sources de revenus: payer plus de taxes ou contribuer davantage aux services que l'on reçoit.
Récemment, j'ai accompagné une personne lors de son séjour à l'hôpital de quelques semaines suite à une intervention chirurgicale. On lui a mis un pansement (un «plaster») pour protéger la suture. Ce pansement, à lui seul, coûte 100$. À cause du frottement sur le piqué placé sous la patiente, le pansement a été remplacé deux fois en une semaine. Le coût 300$. Et il y a les salaires des infirmières, des assistantes infirmières, des préposés, du personnel d'entretien, du chauffage et autres dépenses reliées à la bâtisse. Et je ne mentionne pas les médecins et l'administration et le ministère.
Pour tout ça on paie un maximum de 550$ par année. C'est insensé. La contribution maximale est totalement insuffisante. Dans un seul clignement des yeux, je suis personnellement prêt à payer le double, même si c'est encore insuffisant.
Je lis «L'austérité une injustice sociale». L'injustice sociale est de faire payer nos dépenses par nos enfants et nos petits-enfants. Payons nos frais ou acceptons l'austérité.
P.S. je ne suis ni libéral, ni péquiste, ni NPD, ni conservateur, seulement un citoyen.
Jacques Dionne, Cowansville