La Voix des lecteurs

Face au mur, version conseil municipal

Dans un texte précédent, je mentionnais que les citoyens qui se présentent aux séances du conseil font face à un mur derrière lequel se cachent des élus complètement déconnectés de la réalité économique des citoyens de Granby.

Je voudrais faire une analogie avec le jeu télévisé à TVA, Face au mur. À ce jeu, la plupart des participants repartent avec des gains appréciables. Il n’y a pas de perdants. À Granby, nous avons la version Face au mur du conseil municipal. Contrairement au jeu télévisé, les participants (les citoyens) en sortent toujours perdants. Perdants en ayant un compte de taxes qui augmente tous les ans, perdants en subissant une augmentation de salaire de nos élus équivalant à huit fois l’inflation. Perdants en consentant aux employés municipaux une rémunération moyenne 78 % plus élevée que le salaire moyen de la population. Perdants avec un service de police tellement dispendieux qu’on doit quémander des sous à Québec. Perdants avec l’augmentation des subventions aux organismes municipaux cinq fois plus élevée que l’inflation, perdants à payer les intérêts d’une dette qui ne diminue pas. Perdants à subir des dépassements de coûts récurrents d’un projet à l’autre. À Granby, ce jeu n’est vraiment pas à l’avantage des citoyens.

La même question me revient toujours en tête : est-ce que les citoyens sont gagnants à investir plus de 300 000 $ (trois cent mille dollars !) de nos taxes pour des sculptures ludiques comme branding ? Pensez-vous vraiment que Granby va attirer des entreprises de plus de 100 employés avec ce branding ? On apprend par les médias l’effervescence des villes de Sherbrooke, Victoriaville, Drummondville, Saint-Hyacinthe. Même nos petites voisines, Bromont et Magog, font les manchettes. Granby, silence radio. Pourtant aucune sculpture ludique dans le paysage de ces villes pour attirer des investisseurs. Une chance que nous avons le Zoo pour démontrer au reste du Québec que Granby existe. Cette somme aurait pu être investie dans des logements sociaux. Mais aider les plus démunis, pour Granby, c’est pas très ludique. Est-ce qu’il y a quelqu’un qui pourrait franchir le mur pour leur démontrer qu’ils font fausse route ?

Une façon de changer une situation de perdant en gagnant : former un comité de citoyens fort qui sera le chien de garde des décisions prises par notre conseil municipal qui, de toute évidence, ne va pas dans l’intérêt de la population de Granby. Comme par hasard, il y a un conseil de quartier dans le district 2 qui accueillerait avec joie de nouveaux membres, même ceux d’autres districts.

Pour les intéressés, la prochaine réunion aura lieu le mercredi 4 avril à 18 h 30 au Centre communautaire Saint-Benoît local 208.

Richard Dubé, citoyen du quartier 2 Granby

Nettoyage négligent

Monsieur le maire, mesdames les conseillères et messieurs les conseillers.

Encore une fois, je dénonce des problèmes de nettoyage de la cour du Centre culturel France-Arbour.

Dimanche dernier, après une activité à laquelle je participais, j’ai dû être prudent, car l’accès aux portes de côté entre le Centre culturel et le bureau de poste n’est qu’une patinoire. En vain. 

Dieu merci, je m’en suis tiré avec quelques bleus et une bonne frousse, car j’ai glissé et je suis tombé. J’essayais d’aider une amie à se rendre à son véhicule lorsque cela est arrivé.

Une partie de votre augmentation de 0.115 $ par contribuable aurait pu contribuer à acheter du déglaçant et à sécuriser les accès à ce lieu. 

Soyez chanceux de ne pas avoir reçu encore de poursuite ou de réclamation de frais pour cette négligence.


Pierre Albert MorinCitoyen de Granby et utilisateur des lieux publics de ma municipalité

Une pub choquante

Si vous avez regardé le nom au bas de l’article, vous devez peut-être vous dire qu’il va encore nous parler de politique. Eh bien non, je vais vous entretenir de ma région le Saguenay Lac-St-Jean.

Pour y être né, y avoir vécu, travaillé et fondé une famille pendant plus de cinquante ans, je peux affirmer que je connais très bien cette région. Ce qui me fait vous en parler aujourd’hui, c’est cette publicité de Mazda qui se vante d’éprouver leurs voitures dans des conditions hivernales extrêmement difficiles de cette région. Je peux comprendre que pour beaucoup de monde, c’est un paradis pour les sports d’hiver, en particulier pour la motoneige, mais pour moi, ça m’a carrément choqué de voir cette publicité très limitative.

Pour des raisons personnelles, j’ai eu à me rendre très souvent partout au Lac St-Jean, même en hiver et j’ai toujours réussi à retourner chez moi avec ma voiture. Le lac St-Jean ce n’est pas l’océan arctique et à ce que je sache, Roberval n’est pas en Sibérie. À ce sujet, il n’y a pas dans ce comté un député du nom de M. Philippe Couillard qui aurait pu, au moins, réagir en mettant de l’avant bien d’autres charmes de son coin de pays du point de vue touristique et qu’on peut s’y rendre en tout temps de l’année.

Si certains citoyens ont pu trouver intéressant que l’on parle d’eux dans une publicité télévisée, je vous suggère de mesurer l’impact de leurs propos avant de l’approuver.


Yvon Lavoie, Granby

Enfin la parité salariale

Il était temps qu’on atteigne la parité salariale des autres villes semblables à la nôtre.

Cette décision soulève opinions et passions, mais à une époque où tous cherchent la parité, l’équité et l’égalité, je suis content que Granby offre des salaires bien mérités à ses élus qui travaillent fort pour leur ville. Pour moi, un salaire municipal doit se comparer aux villes et aux fonctions similaires. Pas au salaire moyen des citoyens de la ville, ce qui n’a aucun sens à mon point de vue, car les fonctions diffèrent.

Je souhaite maintenant que cet avantage, qui s’ajoute aux autres points positifs d’être au conseil d’une ville, influence le choix de futurs candidats de qualité pour diriger notre belle Granby !


Jacques Dubois, Granby