La Voix des lecteurs

Choc et deuil pour la fête des Mères

C’est sûr que les crimes contre la vie de la fillette de Granby vont gâcher la fête des Mères au Québec cette année. Nous sommes tous encore en état de choc et le deuil va être long. Il est compréhensible que nous soyons ébranlés ; cela nous rend si tristes, justement parce que c’est une transgression de notre nature.

Mais il ne faut pas oublier que la grande majorité des mères et des pères sont aimants et dévoués, qu’ils s’occupent de leurs enfants avec autant d’amour et il faut fêter cela.

La fête des Mères est un grand jour à célébrer. Une mère est une mère tous les jours, bien sûr, mais la date soulignée nous aide à reconnaître cette joie consubstantielle à un plus grand amour qui nous relie tous, certainement.

Aussi primitif que puisse être le processus par lequel on arrive à la venue au monde d’un enfant, ce qui nous place à notre dû rang, dans le règne animal – malgré nos volées intellectuelles, avec lesquelles nous nous faisons des illusions en vaines philosophies – l’amour d’un père et d’une mère semble être quelque chose qui touche le transcendantal, digne de beaucoup de respect et d’admiration.

Ce n’est jamais trop parler de la beauté de ce phénomène grandiose d’avoir des enfants. C’est un sujet qui ne sera jamais banal. À mon avis, la fête des Mères et la fête des Pères méritent de la révérence.

Le fameux amour maternel semble être le sentiment le plus fort dans l’univers « détectable » par nous. Ce contact intime avec la réorganisation de la matière pour former un être est une expérience intense. Ressentir ces transformations se produisant dans les entrailles est un privilège. Bien sûr, cela doit avoir un effet sur le comportement de la maman, même au-delà des causes hormonales, impossible de sortir indemne d’un vécu de cette ampleur.

Je veux rendre hommage à ces personnes qui donnent le bon exemple et méritent que l’on s’en souvienne, afin d’encourager l’humanité à ne pas laisser la dignité périr dans le monde où nous vivons... Ce monde si indigent et qui a tellement besoin d’amour maternel.

Santé et longue vie à toutes les mères !

Maria do Carmo - Acton Vale


Le « monstre » dans le miroir

J’ai honte. Je ne me reconnais pas dans cette société dans laquelle je vis, celle qui m’a pourtant inculqué ces valeurs que je possède aujourd’hui.

Le seul objectif de vivre ensemble, c’est l’entraide. Il n’y a aucun autre intérêt. Naturellement, lorsque l’autre a des problèmes, c’est rarement une partie de plaisir pour nous qui l’aidons. Mais c’est la forme d’assurance la plus simple : on peut compter sur les autres si un jour le malheur frappe à notre porte, et ce, peu importe la forme qu’il prendra.

Or, plus je vieillis, moins j’ai confiance aux gens qui m’entourent. Il semblerait qu’ils préfèrent condamner plutôt qu’aider. La compassion semble être un mot du passé. On est très pressé de sortir la corde et chercher une branche solide pour pendre les coupables, plutôt qu’analyser où nous avons failli dans notre devoir d’aider les gens qui en avait besoin.

Le dernier cas en lice est ce drame familial à Granby, où une petite fille a perdu la vie. Rapidement, on a collé le titre de « monstre » aux parents. Quelle jolie façon de déshumaniser son prochain. Ces gens n’avaient pas besoin d’aide, car ils n’étaient pas humains ; ils étaient des « monstres ».

Pourrais-je devenir un « monstre » ? Si j’avais la responsabilité d’un enfant difficile ; si l’école jette l’éponge et me le confie 24 h/24 h ; si je ne peux demander d’aide à ma famille car elle ne cherche que des raisons pour me retirer mon enfant ; si la DPJ ne répond pas à mes demandes d’aide. Mais dans ce cas précis, il est fort probable que les besoins d’aide remontent à plus longtemps, soit en toxicomanie, santé mentale et autres formes d’abus ou d’abandon que nous pouvons facilement imaginer.

Une fois isolé, seul dans mon coin, pourrais-je devenir un « monstre » ? Les gens qui peuvent répondre « non » à cette question sans hésiter n’ont probablement aucune idée des bas-fonds où peuvent mener la souffrance et la détresse, d’où leur manque de compassion.

J’ai vu beaucoup de gens blâmer le gouvernement pour le manque de ressources ou même la DPJ. J’ai vu beaucoup de mamans pleurer, disant que l’enfant aurait été mieux avec elles.

Pourtant, le 14 mars dernier (avant le drame), Radio-Canada rapportait (https ://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1 158 412/direction-protection-jeunesse-montreal-familles-accueil) : « Depuis 2011, le nombre de familles d’accueil a grandement diminué, passant de plus de 900 ressources à moins de 300, une baisse qui s’explique par des motifs variés. [...] Selon la DPJ, il faudrait minimalement une vingtaine de nouvelles familles pour favoriser des jumelages optimaux pour les enfants âgés de 0 à 5 ans dans des milieux de vie où ils pourront grandir et évoluer. Ce nombre peut paraître petit, admet l’organisation, mais il s’agit en fait d’un objectif ambitieux. »

Une vingtaine de familles dans un bassin de population de 8 millions est un objectif ambitieux ? Une baisse de 900 à 300 familles en quelques années ? Est-ce là les résultats d’une société compatissante et pleine d’entraide ? On ne parle pas ici d’argent ou de compétence, mais bien de ce que monsieur ou madame Tout-le-Monde peut faire.

Est-ce que le cas de Granby a fait naître une vague d’inscriptions pour les familles d’accueil ? Si c’est le cas, ça ne fait pas les nouvelles. Nous sommes apparemment trop occupés à imaginer les châtiments des « monstres ». Savoir qu’il y a pire que nous semble nous rassurer.

Encore faut-il comprendre ce qu’est une famille d’accueil. Ce n’est pas pour combler un désir égoïste d’avoir un enfant. Ces enfants ne sont pas les vôtres. Vous ne les méritez pas plus que leurs parents biologiques. Être une famille d’accueil c’est d’abord et avant tout aider les parents qui en ont besoin (et non les enfants). Des parents pour qui le quotidien est trop difficile et qui doivent travailler sur eux d’abord et avant tout. On leur souhaite un prompt rétablissement et non pas qu’on leur enlève leur enfant pour vous le confier. C’est ça de l’entraide.

À tous ceux qui voient des « monstres » dans les terribles drames que la vie nous sert une fois de temps en temps, il faudrait peut-être penser à regarder dans le miroir pour en trouver un.

Denny O’Breham - Granby


Profiter du drame pour se plaindre

On a beaucoup écrit sur le terrible drame vécu ici à Granby au sujet de cette jeune fille décédée dans des conditions atroces. Moi, j’ai beaucoup lu tous ces articles parus dans ce journal et j’ose y ajouter mon humble grain de sel.

À chaque fois qu’un drame arrive au Québec, on dirait que notre société remet tout en question en cherchant des coupables. Dans ce cas-ci, il me semble que la conclusion est relativement simple, car ce sont le père et la belle-mère qui sont les responsables et ils devront subir un long procès pour assumer les conséquences de leurs actes.

Par contre, ce que je déplore c’est que certains en ont profité pour se plaindre des terribles conditions de travail que leur impose notre société. J’ajouterai que ce n’est pas parce qu’on est syndiqué que la charge est plus lourde. Je l’étais et et j’ai enseigné pendant trente-quatre ans, j’ai adoré le faire même s’il y a des irritants inhérents à tout travail.

D’autres personnes ont préféré critiquer les différents systèmes qui doivent intervenir dans ce genre de cas. Est-ce la DPJ, la commission scolaire, la famille immédiate, un ancien ministre de la santé, le législateur qui ont mal fait leur travail ? Doit-on refaire une ou des réformes qui, j’en suis convaincu, seront immédiatement décriées par l’opposition de n’importe quel parti politique ou par les grands syndicats.

Nous sommes en partie tous responsables, nous les intervenants, nous les voisins, nous les enseignants, nous la famille élargie, nous les amis, qui connaissions, en tant que témoin, le drame vécu par la fillette. Mais, nous sommes individualistes, on ne veut pas se mêler des affaires des autres, on ferme les yeux sur l’ineffable, sur des situations aberrantes qui mettent en péril nos enfants. On n’a pas à blâmer le système, car le système c’est nous.

Malheureusement, d’autres drames condamnables arriveront au Québec dans le futur et nous devons peut-être y apprendre de laisser agir promptement notre système judiciaire qui doit faire son travail et peut-être éviter les dérapages.

Yvon Lavoie - Granby


Mère de rêve

Combien de fois as-tu joué avec ton enfant? Combien de fois lui as-tu donné des bisous et des câlins? Combien de fois s’est-il endormi sur ton cœur en t’écoutant chanter une berceuse?

Ton désir de le serrer dans tes bras est immense mais il n’est pas là, il ne sera jamais là, c’est ton imagination qui te laisse combler ton rêve d’être mère. Quand tu fermes les yeux tu le vois devant toi, tu le sens profondément en toi, dans ton sommeil il t’appelle maman, maman, où tu es maman? Tu te réveilles en regardant autour de toi mais il n’est pas là. Tu soupires avec une larme de désir, ton cœur bat avec tristesse car il n’est pas réel, il est un espoir perdu dans le temps.

Mère de rêve, des fois tu penses que la vie se fout de ta souffrance, ne gaspille pas tes journées avec des regrets. Chaque nuit en rêves, tu demandes au ciel le plus beau croissant de lune pour lui faire un berceau de lumière. Mère de rêve, ton enfant est la vie même, habille-la de plein de couleurs. Attrape ton bonheur car il est encore là.

Sonia Consuelo - Granby

La Voix des lecteurs

Le deuil d’une partie de notre identité

LA VOIX DES LECTEURS / Le Journal de Montréal dans son édition du mardi 17 septembre montrait une photo de l’alcôve dans laquelle reposent désormais les deux «Christ en croix» qui se sont succédé au-dessus du fauteuil du président(e) de l’Assemblée nationale , l’un depuis 1936 et l’autre depuis 1982. Ce fut le prix à payer par nos députés pour la proclamation par la loi 21 de notre laïcité le 16 juin dernier.

Cette triste photo invite donc les Québécois à faire le deuil d’une partie de leur identité. Ce crucifix à l’Assemblée nationale rappelait en fait, indépendamment des circonstances qui l’y a amené, que notre histoire a commencé en 1534 par la plantation d’une croix à Gaspé et que pendant longtemps la foi chrétienne fut la gardienne de la langue française et vice-versa, ce qui assurait l’intégrité et la pérennité de notre identité.

La Voix des lecteurs

Réaménagement du centre-ville: des faits à corriger

LA VOIX DES LECTEURS / Monsieur le Maire, je voudrais corriger certains faits suite à l’article de La Voix de l’Est du 14 septembre 2019.

Vous m’avez personnellement invité à siéger sur le Comité pour le réaménagement du centre-ville. J’ai été présent à toutes les réunions sauf peut-être à une. Jamais il n’a été discuté de l’aménagement d’une piste cyclable des deux côtés de la rue. En ce qui concerne les cases de stationnement, M. Surprenant parle d’un retrait de 2,5 %, mais on parle de l’ensemble des places au centre-ville. Malheureusement, on enlève les cases que nos clients veulent le plus. J’ai souvent entendu des conseillers dire qu’il fallait discipliner les clients.

La Voix des lecteurs

Journée mondiale de l’Alzheimer: ensemble, soutenons la personne et ses proches

LA VOIX DES LECTEURS / Le 21 septembre est la journée mondiale de la maladie d’Alzheimer. Les statistiques démontrent que 564 000 personnes sont atteintes au Canada.

D’ici une quinzaine d’années, ce sera 937 000 Canadiens qui le seront. Cette hausse est principalement due au vieillissement de la population. Trois personnes sur quatre connaissent une personne qui en est victime. Voici quelques conseils pour mieux s’outiller au quotidien afin d’accompagner les personnes qui vivent cette réalité.

La Voix des lecteurs

Loi, morale et droit de la personne

LA VOIX DES LECTEURS / L’actualité relance les questions de l’avortement et de l’aide à mourir. Je voudrais proposer quelques réflexions sur le sujet.

La loi a un lien avec la morale (ou l’éthique), mais compte tenu de la distinction de nature et d’objectif entre les deux, il est clair que la loi ne doit pas condamner tout ce qui est immoral, à plus forte raison tout ce qu’exige la morale particulière d’un individu ou d’un groupe. Le législateur doit tenir compte d’autres facteurs, correspondant au rôle premier de la loi et à ses traits essentiels. Dans la vie parlementaire quotidienne, le souci électoraliste joue hélas trop souvent. La présente réflexion essaie de dépasser ce pragmatisme pour mieux faire valoir les enjeux démocratiques.

Opinions

Inauguration de la salle Émile-Roberge au Cégep de Granby

LA VOIX DES LECTEURS / Lorsque M. Yvan O’Connor, directeur général du Cégep, m’a appris la décision du comité de direction du collège de nommer la nouvelle salle de réunion du conseil d’administration «Salle Émile-Roberge», je fus estomaqué, sans mots, très ému.

ette salle, je n’en croyais pas mes yeux. C’est certes le plus bel endroit du nouveau pavillon Notre-Dame. La salle est dans la partie haute de l’ancienne sacristie et sa décoration est plus que centenaire. Et quelle luminosité! On dirait une île flottant sur un tapis de lumière. Un chef-d’œuvre architectural! 

D’ailleurs tout le nouveau pavillon Notre-Dame est éblouissant. 

Je tiens donc à redire ma reconnaissance à Monsieur le directeur général, de même qu’ au comité de direction. Cette appréciation tangible du travail accompli aux premières heures de vie de notre collège me touche profondément. Et merci à vous tous qui êtes venus lors de cette inauguration, spécialement à celles et ceux que je n’ai pu rencontrer.

Je sais que, pour donner naissance au Cégep de Granby,  je n’étais pas le premier choix des autorités et que celui qui avait été choisi refusa cette tâche qu’il jugea «trop lourde et vouée à l’échec». 

Audace ou innocence, j’ai accepté de relever le défi. Donc, sans que je n’aie postulé pour cet emploi, je devenais celui qui, les mains vides, devra élever l’édifice. 

Rappelons que Granby ne figurait pas sur la liste initiale des cégeps et que bon nombre de plus petites villes y figuraient. C’est grâce à l’intervention musclée de citoyens(nes) que nous avons pu mettre sur pied notre cégep. Nous étions aussi le seul cégep à être partis à zéro. Les autres sont nés d’institutions déjà existantes: collèges classiques, écoles normales et établissements spécialisés. On avait qu’à changer la pancarte devant l’institution et c’en était fait. 

À Granby, il n’y avait alors aucune institution de niveau collégial. Pour nous, créer, c’était réellement «faire quelque chose de rien». 

La naissance de notre Cégep fut donc très difficile. Plus d’une fois, le bébé faillit mourir. Épaulés par les gens de Granby et du Cégep de Sherbrooke, nous avons dû travailler fort, lutter âprement et établir un climat de confiance, de collaboration et de bonne humeur. Donc, malgré la pauvreté de nos moyens et les obstacles sans nombre, notre survie fut assurée. 

Je répète que votre reconnaissance me touche grandement. Je ne suis qu’un ouvrier bien ordinaire qui n’a fait que son travail. D’autres après moi, depuis 50 ans, ont contribué à ce que notre cégep devienne un milieu culturel de haut niveau. 

Pierre Nadeau disait que «celui qui reçoit des hommages est un homme âgé». Comme je suis âgé depuis plusieurs années, j’ai été comblé plus souvent qu’à mon tour. Je suis conscient d’avoir reçu plus que je n’ai donné, surtout de la part du cégep. Je suis grandement endetté.


Émile Roberge

Granby

Opinions

Merci pour le civisme

LA VOIX DES LECTEURS / Afin de garder la forme, je marche presque tous les matins. Souvent, j’emprunte la traverse pour piétons pour rejoindre les sentiers du magnifique parc Terry-Fox.

Ce matin, pas moins de quatre voitures sont passées devant moi sans prendre le temps de s’arrêter pour me laisser traverser la rue. Il suffit d’avoir marché et vécu cette situation au moins une fois pour se rendre compte combien ce simple geste de courtoisie est apprécié. 

Les gens sont-ils si pressés de se rendre au travail pour que cinq petites secondes d’arrêt soient impossibles à prendre? Un simple geste peut-il vraiment faire la différence? 

Je vous confirme que oui ! 

Tiens, l’autre matin, une dame a pris le temps de s’arrêter. Elle a même ouvert sa fenêtre pour me souhaiter une belle journée! C’était la première fois que ça m’arrivait et ça m’a grandement touchée. Une ville heureuse et en santé, c’est un lieu où les gens sont courtois les uns envers les autres. Si chaque personne qui y habite pose au moins un geste d’attention pour l’autre chaque jour, oui, ça peut changer le monde dans lequel on vit.

Je pense aussi à cette jeune fille du secondaire, que j’ai vue ramasser des déchets sur le chemin de l’école. Je n’ai pu m’empêcher de la féliciter, car ça aussi c’est un simple geste qui fait une différence. 

Nous sommes un peu plus de 63 000 à habiter Granby. Pourriez-vous imaginer si chaque personne ramassait aussi un seul déchet tous les jours, toute la différence que cela ferait?

Je suis peut-être rêveuse, mais je crois que chaque personne qui pose ainsi des gestes change les choses. 

Alors merci à chacun et chacune, qui de bien d’autres façons, aussi rendent le monde meilleur.


Hélène Giroux

Granby

Opinions

Un grand merci !

LA VOIX DES LECTEURS / Malgré la réputation peu enviable qu’on retient des CHSLD, nous sommes surpris de la belle volonté et de l’ouverture de toute l’équipe interdisciplinaire à vouloir satisfaire les besoins de notre mère au Centre Leclerc de Granby.

Nous désirons remercier chaleureusement toute l’équipe qui y travaille, et ce, dans un environnement difficile et souvent à court de personnel. Tous fournissent la meilleure qualité de soins possible.

Cette volonté nous touche beaucoup, surtout dans un monde où toutes ces personnes semblent abandonnées à elles-mêmes et où les bénévoles se font rares.

Famille Maurice (pour Anita Perras)

Granby

Opinions

Bilan de mon sit-in

LA VOIX DES LECTEURS / Comme je l’avais annoncé dans La Voix de l’Est, j’ai fait mon sit-in le samedi 7 septembre, de 9 h à 15 h 30, en soutien à notre journal.

J’avais aussi sollicité les citoyens, qui ne peuvent concevoir que leur journal disparaisse, de venir signer un formulaire d’engagement symbolique qui avait pour but de démontrer concrètement notre solidarité envers nos gens des médias.

Voici les résultats, roulement de tambours... 11 signatures, dont la mienne et deux de mes amis. Avec un tel résultat, je conseille aux employés de La Voix de l’Est de préparer leur CV.

Suis-je déçu ? Non. 

Ça fait juste confirmer que nous sommes dans un monde de « je », « me », « moi ». Si ça touche directement ma poche ou mon milieu immédiat, là, je crie aux loups.

Jouer le rôle d’observateur et laisser l’élite, les politiciens, les syndicats prendre le contrôle de nos médias, c’est le commencement de la fin de la démocratie.

Pour une presse complètement indépendante, l’idéal serait de former une coop avec les employés, des investisseurs privés et des citoyens. Comme le disait une intervenante, que les gouvernements mettent leurs culottes et qu’ils aillent chercher notre dû chez les GAFAM, pour permettre de rentabiliser une future coop.

Côté positif de ma journée : j’ai pu rencontrer des membres du personnel de La Voix de l’Est, qui ont eu la gentillesse de venir me remercier pour mon soutien.

P.S. Après à ma journée, je peux confirmer que la circulation rue Dufferin est fluide devant l’édifice de La Voix de l’Est et que les feux de circulation au coin de l’avenue du Parc et Mountain sont très bien synchronisés. 

Richard Dubé

Granby

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Ma Voix de l’Est, j’y tiens !

LA VOIX DES LECTEURS / En ce beau dimanche ensoleillé marquant la fin du mois d’août, je me suis accordé un beau moment de plaisir. Randonnée sur la piste cyclable, bonne bouffe santé et j’ai surtout pris soin d’apporter avec moi un journal de La Voix de l’Est à lire sur le bord du lac Boivin.

Après ma lecture quotidienne, j’ai pris conscience, comme plusieurs lecteurs l’ont fait dernièrement, de l’importance de ce média écrit. Pendant toute ma carrière d’enseignante, j’y ai souvent puisé des sources d’informations utiles bonifiant les thèmes abordés dans le programme Éthique et culture religieuse (ÉCR). J’ai souvent fait connaître à mes élèves des personnalités qui ont marqué notre communauté granbyenne par leur implication sociale et leur agir éthique. 

Il fut un temps où nos écoles publiques avaient même l’opportunité de faire connaître, par une page qui leur était réservées, les magnifiques projets réalisés par des enseignants ou autres professionnels. Dommage qu’une direction générale ait mis un terme à ce merveilleux partenariat entre nos milieux scolaires et votre journal.

Mais outre l’importance de notre journal local, je tiens surtout à souligner le travail exceptionnel d’une de vos journalistes, même si la compétence est au rendez-vous chez les autres journalistes de La Voix de l’Est. 

En effet, il y a probablement plus de deux ans, une de vos journalistes travaillant déjà à temps plein prenait le temps de lire des documents, cumuler des informations diverses, cogiter et écrire des notes qui allaient devenir un manuscrit. Cette femme relevait déjà plein d’indices démontrant clairement que nos médias nationaux étaient en danger de disparition. Bien au-delà de l’emploi qu’elle risquait de perdre, c’est davantage sous l’angle de l’avenir de la démocratie et de la liberté d’expression que Mme Marie-Eve Martel s’inquiétait, et avec raison. L’an dernier avait lieu la sortie de son livre : Extinction de voix. C’est avec beaucoup d’intérêt que je l’ai lu. J’ai alors pris conscience de l’ampleur de la problématique actuelle qu’on appelle la « crise des médias ».

Une commission parlementaire vient à peine de se terminer. J’ai lu et entendu les idées et solutions émises par plusieurs intervenants, dont le PDG de Groupe Capitales Médias. Mme Martel était déjà très au fait de ce qui a causé la crise actuelle et les nombreuses pistes de solutions soulevées en commission parlementaire se retrouvaient déjà dans son manuscrit. Je souhaite que les travaux de cette commission ne tombent pas dans l’oubli. Le livre Extinction de voix sera toujours là pour nous rappeler l’importance du métier de journalistes et les solutions concrètes qui DOIVENT être mises en œuvre pour éviter de sombrer définitivement. 

Merci à La Voix de l’Est qui permet à des lecteurs assidus de s’exprimer publiquement et librement !


Claire Bergeron, enseignante en ÉCR

Granby

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L’industrie du taxi en péril dans Brome-Missisquoi

LA VOIX DES LECTEURS / Lettre adressée à la députée de Brome-Missisquoi, Isabelle Charest.

Bonjour,

Comme vous savez, l’industrie du taxi est en péril. Dans une région comme la MRC Brome-Missisquoi, la population à besoins des taxis. Nous savons tous que la population de Brome-Missisquoi est vieillissante et que beaucoup vivent sous le seuil de la pauvreté. La population se fie sur nous pour effectuer les transports collectifs, les taxi bus, transports adaptés et ainsi de suite. Pouvez-vous imaginer leur inquiétude face à la nouvelle loi ? Pour qu’on retrouve très peu de transport en commun dans la région, je crois que c’est primordial. Nous sommes trois propriétaires de taxis. Un à Cowansville, un à Bedford et un à Farnham. Nous nous sommes donnés corps et âme pour donner un service à la population. Nous aimons notre métier, nous aimons les gens. C’est une vocation. Nous faisons appel à vous pour vous sensibiliser au désarroi et à l’inquiétude que le ministre des Transports, M. Bonnardel, nous fait vivre. Nous sommes prêts à nous moderniser. Nous voulons que le ministre s’assoie avec nous, mais il ne veut pas. Pouvez-vous imaginer ce que l’abolition des permis de taxi va impliquer ? Monsieur et madame Tout-le-Monde vont s’improviser taxi, la sécurité sera compromise. Il veut abolir la classe de taxi 4C, ce qui veut dire que les chauffeurs ne seront plus tenus de fournir de rapport médical aux deux ans. La sécurité sera encore compromise. Il veut abolir les quotas, ce qui veut dire que tous les taxis de n’importe quelles régions pourront travailler n’importe où. Tout le monde va tirer la couverte et ça va finir que les petites régions n’auront plus de service de taxi parce qu’on va être obligés d’aller travailler dans les grandes villes pour réussir à se sortir un salaire.

Arrêtons le projet de la loi 17 et prenons le temps de s’assoir avec l’industrie du taxi. C’est 8000 propriétaires et 23 000 familles et une communauté qui en subiront les conséquences.

Merci d’avoir pris le temps de lire ce cri du cœur.


Éric Gélineau, propriétaire Taxi AB Cowansville

Sylvie Rioux, propriétaire Taxi Farnham

Jean-Paul St-Pierre, propriétaire Taxi Bedford

La Voix des lecteurs

La Rentrée…

LA VOIX DES LECTEURS / J’ai déjà beaucoup écrit. Aujourd’hui, je me sens inspiré, j’écris un texte. Je parle de ma journée, de mon état d’esprit. Oui, moi le chanceux qui a eu mon été de vacances, je fais une ode à mon travail !

Enfin, après quelques jours de job plate (accompagné de collègues super, mais quand même, faire le ménage du nouveau local et se l’approprier vide, sans élèves, c’est moche...), je rencontre ces personnes.

La Voix des lecteurs

Survive à ce tsunami

LA VOIX DES LECTEURS / Après avoir pris connaissance des commentaires concernant la disparition de nos journaux, je veux apporter mon humble opinion.

De prime abord, notre quotidien a toujours fait partie de ma vie. Mes parents étaient des abonnés. Je lis donc La Voix de l’Est depuis mon plus jeune âge. Quand j’ai pris mon propre appartement, je me suis abonnée à mon tour.

Opinions

Appui à notre quotidien

LA VOIX DES LECTEURS / Le Cégep de Granby tient à vous faire part de son appui en cette période de crise dans nos médias. Depuis toujours, votre journal est pour nous le reflet d’une vitalité locale et nous concevons difficilement le rayonnement de notre établissement sans votre présence comme partenaire de développement de notre région.

Chaque fois que vos journalistes font appel à nous pour une expertise particulière, nous nous faisons un devoir de répondre dans la mesure du possible, et nous en sommes très fiers. 

Nous considérons que l’information locale et régionale rédigée de la plume de journalistes professionnels d’ici, ces gens qui connaissent nos enjeux et nos réalités, est très précieuse pour nos jeunes et notre société en général. 

Nous sommes particulièrement fiers de certains projets d’envergure que nous avons menés ensemble. Notre cahier spécial pour le 50e anniversaire du Cégep en est un parfait exemple. Aussi, chaque fois que nous avons fait appel à votre expertise pour le volet publicitaire, vous nous avez compris, conseillés et accompagnés, et ce, toujours avec le souci du travail bien fait. 

Nous souhaitons continuer à vous appuyer concrètement par le maintien de notre partenariat qui dure depuis plus de dix ans, et qui assure la distribution de
80 copies papier du journal au Cégep chaque matin de la semaine, en plus de la version numérique disponible pour nos employés et nos étudiants. 

Votre grande habileté à mettre en lumière les gens et les événements de notre région est assurément une richesse collective inestimable. C’est pourquoi vous pouvez compter sur le soutien du Cégep de Granby encore et toujours. 

Au nom du Cégep de Granby, nous souhaitons longue vie à La Voix de l’Est !


Yvan O’Connor

directeur général du Cégep de Granby 

Opinions

Les médias locaux: une nécessité communautaire et démocratique

LA VOIX DES LECTEURS / Alors que l’on tente d’attirer travailleurs et nouveaux résidants dans notre belle région, et que le besoin de visibilité est d’autant plus criant, celle-ci risque de perdre l’un des piliers de sa construction identitaire: son quotidien local.

La Voix de l’Est fait partie de notre paysage médiatique depuis si longtemps qu’on peut dire qu’elle est ancrée dans notre ADN yamaskois. S’en départir est tout simplement impensable !

Que serait la Haute-Yamaska sans cette source d’information essentielle qui met en vitrine l’agenda communautaire et qui contribue de façon si tangible à notre sentiment d’appartenance? 

Ne soyons pas dupes. Attirer foules et touristes est beaucoup plus ardu lorsque personne ne chante les louanges de notre unicité régionale. À titre d’exemple, il fallait une vision locale pour saisir tout le potentiel du Festival international de la chanson de Granby à ses balbutiements, en 1968, et oser le médiatiser !  

Soyons honnêtes, les médias nationaux ne peuvent tenir suffisamment compte des régions, et pour cause: ils en ont déjà plein les bras. D’où la nécessité des médias régionaux. Ce sont à travers ces médias que les débats naissent, que se crée une agora populaire où les citoyens peuvent émettre leurs idées. Où la politique locale est démocratisée, entendue par le plus grand nombre et où elle peut ainsi prospérer et demeurer transparente. 

Sachez que la MRC de la Haute-Yamaska en est bien consciente. Elle est également consciente que l’étendue de son rôle et de ses responsabilités peut paraître complexe pour les non-initiés, d’où l’importance du travail de vulgarisation déontologique et hautement professionnel réalisé par les journalistes de La Voix de l’Est

Je tiens aussi à vous signaler, en réaction à l’article «Une résolution pour ramener les avis publics dans les journaux», que la MRC de la Haute-Yamaska fait partie des organisations municipales qui publient leurs avis publics dans La Voix de l’Est et qu’elle n’a jamais songé à faire autrement. Et elle entend continuer à le faire.

Finalement, je me permets d’enfiler mon chapeau de maire de Sainte-Cécile-de-Milton un instant. Je me doute que les médias nationaux de ce monde ne savent pas très bien où est situé mon sympathique village, mais La Voix de l’Est, elle, le sait ! 

Avoir sur notre territoire un média local et la présence de journalistes impartiaux et, surtout, au fait de notre réalité est une denrée rare. Un tel travail est nécessaire pour permettre à nos citoyens de s’exprimer et de s’informer sur les événements locaux et régionaux et sur les initiatives politiques qui les touchent réellement, ainsi que pour faire connaître nos magnifiques trésors à nos voisins.

Nos attentes sont grandes quant à la commission parlementaire en cours sur l’avenir des médias. Espérons que des pistes de solution réalistes y seront explorées et qu’une bouée sera lancée pour sauver cet organe démocratique crucial de notre société. 

D’ici là, tout comme pour la sauvegarde de notre planète, chacun doit agir à son échelle. 

Si vous voulez aider, partagez comme nous votre amour pour La Voix de l’Est avec vos proches et vos collègues. Abonnez-vous et achetez-y de la publicité. 

De grâce, ensemble, protégeons nos médias locaux. 

C’est l’avenir de toute notre région qui en dépend.


Paul Sarrazin

maire de Sainte-Cécile-de-Milton et préfet de la MRC de la Haute-Yamaska

La Voix des lecteurs

Sauver une chaîne de travailleurs

LA VOIX DES LECTEURS / Même si beaucoup de choses ont été dites et écrites quant à cette préoccupation de soutenir nos médias locaux dans la crise actuelle, j’ose y mettre mon grain de sel.

Plusieurs semblent penser que les médias électroniques vont accepter de partager leurs revenus de publicité afin d’aider financièrement nos petits et grands médias écrits. Moi, je crois plutôt que l’on devrait interdire tout accès à nos journaux pour ces médias dits « électroniques ».

La Voix des lecteurs

Bravo à l’équipe de l’Ancien presbytère

LA VOIX DES LECTEURS / Le rideau est tombé sur un bel été au théâtre de l’Ancien presbytère de Granby, où nous avons eu droit à un Chassé-Croisé rafraîchissant et franchement divertissant.

Une fois de plus, la créativité et le talent ont été à l’honneur dans une comédie qui, à travers les rires, a su semer quelques pistes de réflexion sur notre façon d’aborder les contacts humains en 2019.

La Voix des lecteurs

Merci aux camelots !

LA VOIX DES LECTEURS / Je suis un fidèle abonné de La Voix de L’Est, et ce, depuis de nombreuses années. Comme plusieurs, je souhaite ardemment la pérennité de ce média régional. Je voudrais souligner le travail des camelots qui, jour après jour, beau temps mauvais temps, sont fidèles au poste.

Je tiens particulièrement à exprimer toute ma gratitude à mon camelot, Sylvain Chagnon. Efficace, ponctuel (le journal est à ma porte dès 4 h 30), courtois. Bref, c’est le meilleur !

La Voix des lecteurs

Les mots de lecteurs de La Voix de l'Est

LA VOIX DES LECTEURS / Voici un aperçu des nombreux mots de lecteurs envoyés à La Voix de l'Est au cours des derniers jours.

J’espère de tout cœur que La Voix de l’Est survivra à ses déboires financiers. Granby et la région doivent avoir leur quotidien. Je pense évidemment à toutes les personnes qui y trouvent leur gagne-pain. Bon courage!

Lise Pomerleau

Je suis en faveur du maintien du journal La Voix de l’Est. En me levant le matin, avec un bon café, je lis La Voix de l’Est papier.

Jean-Yves Phaneuf

Pour l’unité de cette belle région, l’information est primordiale. 

Louise Senay - Granby

Je vous appuie! 

Richard Naud - Granby

Je suis de tout cœur avec l’équipe de La Voix de l’Est.  Je vous souhaite que tout se passe pour le mieux et que cette crise soit bientôt derrière vous.

Marie-Claude Gauthier - Festival international de la chanson de Granby (FICG)

Je suis abonné à La Voix de l’Est depuis au moins 25 ans et je souhaite pouvoir vous lire encore longtemps. C’est notre journal! Ne nous lâchez pas!

G. Prévost

Yes I read La Voix de l’Est every morning. It helped me to read French. I’m writing this in English to let you know that WE all support our local newspapers. Ne lâchez pas! On a vraiment un gros besoin des nouvelles de chez nous et de notre région.

Shirley Ann Mewett - Farnham

Je souhaite énormément que le journal continue son beau travail.

Réal Gélineau

Mes pensées sont avec l’équipe de La Voix de l’Est.  Ceci n’est que le processus pour mieux vous relancer.

Paul B. Goulet - Directeur général, Complexe sportif Artopex

Il n’y a qu’une façon d’assurer la survie de votre journal en tant que quotidien et ça passe par vous, pas par nous. VOUS devez être intéressants et compétitifs avec les autres sources d’information mises à notre distribution. Vous devez aussi être honnêtes. Les médias sont les premiers à pointer un doigt accusateur sur tout. Pointez donc ce même doigt vers vous quand vous avez le front de demander, et non exiger, le support des contribuables. 

Si les gens de la région ne sont pas intéressés à vous soutenir en s’abonnant en très grand nombre, pourquoi voulez-vous les forcer à payer en tant que contribuables? J’étais un abonné. Je vous ai quitté par dégoût de la pauvre qualité de vos reportages. J’en ai d’ailleurs gardé des exemples. 

Je souhaite voir La Voix de l’Est sans problèmes financiers. C’est toutefois à vous de le réaliser en revoyant le contenu de votre journal et non en devenant un fardeau pour les contribuables. Nous payons déjà assez. 

Edmond Ferenczi - Granby

La Voix des lecteurs

Des options existent pour les journaux

LA VOIX DES LECTEURS / La perspective de la disparition de six journaux de Groupe Capitales Médias sème l’émoi au Québec et, particulièrement, dans les régions qu’ils desservent.

Une étude récente évoquait une diminution de moitié du nombre d’articles publiés dans les journaux locaux au cours des dix dernières années, une conséquence directe de la crise des médias imprimés.

La fermeture de plusieurs médias locaux écrits et radiophoniques partout au Québec est un enjeu de démocratie particulièrement crucial au moment où l’information de qualité se noie dans l’opinion et les informations dont la fiabilité est douteuse.

Les discussions en cours partout dans la province sont importantes pour une multiplicité d’acteurs, que ce soit les lecteurs, les travailleurs, les gouvernements locaux, le gouvernement du Québec et celui du Canada : ce sont autant d’acteurs pouvant être mis à profit dans l’élaboration d’un nouveau modèle de gestion qui vise, ultimement, à préserver une information locale de qualité plutôt qu’une recherche de profits maximale. 

Les réactions suscitées rappellent que les médias d’information ne sont pas des entreprises comme les autres, mais des outils essentiels pour la vitalité économique, sociale, culturelle et politique des communautés qu’ils desservent. En conséquence, les communautés affectées par les possibles fermetures ont réagi de manière vive. 

La mobilisation en cours est importante à plusieurs niveaux. D’abord, la nature et la diversité des acteurs impliqués permettent d’envisager une réelle transformation du modèle d’affaires afin d’assurer, d’abord et avant tout, la pérennité de ces médias.

En attente de l’arrivée improbable d’un nouvel investisseur privé aux poches profondes qui saura faire ce que d’autres avant lui n’ont pas pu, les communautés et les travailleurs doivent réfléchir à comment gérer autrement. On ne peut pas penser faire reposer la solution uniquement sur le gouvernement ni sur les travailleurs.

Mais des solutions hybrides existent: le cas de la reprise par la communauté de la laiterie de l’Outaouais, relevée par des consommateurs locaux et les travailleurs, montre qu’il est possible de préserver le siège social local d’une entreprise et que le sentiment de fierté que ceci génère peut être un facteur clé de sa croissance par la suite. L’enracinement local de ces médias génère une mobilisation locale d’égale mesure et l’enjeu est correctement perçu comme étant (aussi) un de développement régional. Dans ce contexte, il est envisageable d’assurer la contribution d’autres acteurs concernés par cette question, entre autres, des fonds de développement régionaux.

Cette mobilisation ouvre aussi la possibilité de développer des solutions par média/région, qui tiendront compte des particularités, des ressources et des besoins de chacun. 

Des options existent. D’abord, elles doivent se baser sur une situation équitable, c’est-à-dire que les plateformes qui récoltent actuellement la majorité des revenus de publicité locale reversent aux collectivités, par le biais des taxes, une part de celle-ci. Ensuite, il faudra ouvrir le dialogue aux solutions, parler des outils financiers et de l’expertise développée par les différents acteurs en faveur d’un développement soucieux de diversité et de solidarité. 

Finalement, prenons acte que, dans chaque région du Québec, une diversité d’acteurs régionaux se sont montrée prête à travailler pour prendre en main la situation. Une solution issue de l’économie sociale, que ce soit une coopérative ou un OBNL, à notre sens, aurait la capacité d’impliquer directement les acteurs concernés, de préserver les journaux de GCM, tout en garantissant une complète liberté de presse aux journalistes. 

Notre capacité d’innover pour préserver ces lieux de vitalité culturelle dépendra du temps et des moyens qu’ils auront pour mettre en œuvre des solutions. Le Chantier de l’économie sociale et ses partenaires régionaux que sont les Pôles d’économie sociale soutiendront les initiatives qui veulent miser sur la propriété collective et la démocratie comme outil de développement.  

Béatrice Alain et Frédéric Lalande - Directrice générale et président, Chantier de l’économie sociale

La Voix des lecteurs

Registre québécois des armes à feu: qui n’a pas encore compris ?

LA VOIX DES LECTEURS / Ces jours-ci, le débat, les discussions et les tergiversations à propos du registre québécois sont à l’honneur. Encore! Pourtant, depuis plus de 30 ans (mes excuses les plus plates aux moins de 30 ans), tout a été dit sur le sujet: les vraies questions ont reçu les réponses, les chiffres, les données et les statistiques nécessaires; les argumentaires ont été mis sur la place publique, etc.

Tout a été dit. Pourtant, s’élèvent encore des voix comme celle de la Fédération des chasseurs et des pêcheurs, par la voix de son président, Marc Renaud.

Qui n’a pas compris que ce ne sont pas les chasseurs qui sont visés (excusez-la!)? Que le premier objectif des agents de la faune ne sera pas de piéger (excusez encore) les chasseurs? Qui n’a pas encore compris?

Là n’est pas le problème.

Du temps où le registre fédéral était opérationnel, il était consulté 900 fois par jour par les corps policiers, et pas pour vérifier si un chasseur avait dépassé son quota de perdrix... 

Pour dresser un registre complet, celui-ci doit contenir toutes les armes sur le marché. TOUTES!  Les armes de chasse, les armes de poing, les armes d’assaut: toutes. À quoi sert une arme, de poing, d’assaut ou de chasse? À tuer. L’arme n’a pas d’autre fonction.

Il m’apparaît évident qu’il faut exercer un certain contrôle.

Donc, la Fédération  des chasseurs et des pêcheurs devrait avoir comme objectif primordial de respecter les lois et d’exiger de ses membres qu’ils respectent, eux aussi, ces lois.

Quand une fédération est créée, il me semble que toute personne responsable se doit de considérer important que celle-ci fasse respecter les lois par ses membres, non?

Deux éléments de tous ces propos et objections à la nouvelle loi québécoise m’interpellent, me sautent aux yeux, me font réagir fortement.

D’abord, Harper a vandalisé, détruit, saccagé le registre qui contenait les données québécoises. Si cet homme-là avait travaillé pour une firme privée et qu’il avait détruit, saccagé et vandalisé un logiciel ou un programme informatique de plusieurs millions de dollars, aujourd’hui, il serait en prison au lieu de se la couler douce avec une pension payée par nous tous. 

Prenez des notes, M. Renaud, vous qui suggérez au gouvernement provincial des manières d’économiser. Vous et vos membres payez pour ce grand homme et pour ce saccage.

J’ai honte de voir que certains Québécois sont presque de connivence avec ce destructeur. J’ai honte que nous, les Québécois, n’ayons pas relevé la tête pour dire:  « Harper tu nous a pris pour des corniauds! Ce que tu n’as pas compris, nous on l’a compris!»

Ensuite, et surtout, si le registre des propriétaires québécois d’arme à feu peut sauver une vie, une seule vie, en échange d’une demi-heure de temps d’inscription, pas plus, et d’un montant minime, ca vaut la peine.

Qui n’a pas encore compris cela, à part Donald Trump? Qui?

Angélina Lagacé - Rougemont

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Appuis de La Voix de l'Est: pour une région en bonne santé démocratique

LA VOIX DES LECTEURS / Un petit mot pour vous encourager à poursuivre votre excellent travail.

Ce travail exemplaire que vous accomplissez quotidiennement est non seulement de grande qualité, mais il est nécessaire pour le maintien de la bonne santé démocratique de notre région. Il participe activement à raffermir les liens sociaux et la solidarité entre les citoyens de notre coin de pays. Il favorise l’implication des différents acteurs de notre ville (politiques, entrepreneuriaux, artistiques, etc.) dans l’amélioration de la vie collective.

La Voix des lecteurs

Démocratie en péril

LA VOIX DES LECTEURS / Les organismes communautaires ont tous, un jour ou l’autre, interpellé les médias locaux et régionaux. Conférence de presse, publication de lettres d’opinion, promotion d’activités, agenda communautaire, etc. Le rôle de ces médias est essentiel à la vivacité des communautés, au bien-être collectif et ultimement au fonctionnement de notre démocratie.

C’est pourquoi la CDC de Sherbrooke et le Regroupement des organismes communautaires de l’Estrie en appellent aux organismes et organisations de Sherbrooke et de la région afin de contribuer à la survie et au rayonnement du journal La Tribune et des différents journaux communautaires actifs sur le territoire.

La Voix des lecteurs

Simplement mon opinion

LA VOIX DES LECTEURS / Suite à la fin des demi-finales du Festival international de la chanson de Granby, je tenais à partager mon opinion en lien avec le choix des juges. Je sais qu’il y a beaucoup de personnes qui ont assisté aux quatre journées, tout comme moi, et vous ne serez pas tous en accord avec mon propos. C’est normal.

Pour commencer, le choix du public est excellent et je suis heureux que le groupe La Croisée D’Antan ait été choisi. C’est formidable de voir qu’il y a de la belle relève.

La Voix des lecteurs

Un pilier de la démocratie locale

LA VOIX DES LECTEURS / C’est avec consternation et tristesse que j’apprends dans notre quotidien les déboires et les difficultés des journaux régionaux. Je tiens à souligner que c’est avec un grand plaisir que je lis La Voix de l’Est. J’estime qu’il s’agit d’un pilier essentiel à une démocratie locale.

Comme le souligne avec justesse Marie-Ève Martel dans sa chronique intitulée La juste valeur des choses, l’information de qualité comporte des exigences qui appartiennent au journalisme professionnel. Qu’il s’agisse d’un journal national ou régional, les normes, la déontologie, l’éthique et la vérification des sources restent les mêmes: prioritaires. Un tel travail s’avère nécessaire dans toute société qui se veut moindrement démocratique.

La Voix des lecteurs

Il faut sauver La Voix de l’Est !

LA VOIX DES LECTEURS / Bien sûr, la mode est au «pitonnage» et, de plus en plus, les gens vont chercher leur information via un mode de recherche quelconque sur leur ordinateur ou sur leur tablette. Mais peut-on faire sans un journal local qui nous apprend tant de choses additionnelles sur ce qui se passe dans notre coin ?

Je ne saurais vivre sans cet atout primordial dans mon quotidien ! Tous les matins, je prends mon journal à la porte et, bien que vivant seule, j’ai l’impression qu’un ami entre chez moi. Voilà qui me réconforte !

La Voix des lecteurs

Message au maire Bonin

LA VOIX DES LECTEURS / Le monde des médias vit une période de grand bouleversement, et notre unicité québécoise n’est pas épargnée. Ce n’est pas une raison pour s’emporter et mettre de l’avant des propositions ridicules, voire nuisibles. Un conglomérat dans le rouge, avec des retraites en déficit actuariel majeur (1), voici ce qu’est Groupe Capitales Médias (GCM). Pourtant notre bon maire de Granby, Pascal Bonin, tout en affirmant que La Voix de l’Est est profitable (sic!), se refuse à impliquer la Ville dans la reprise de La Voix de l’Est (2), voici que moins de 24h plus tard, il s’engage à la sauver coûte que coûte (3).

Un organe comme La Voix de l’Est est primordial dans notre démocratie. Des médias forts et indépendants sont synonymes d’une société libre. Leurs difficultés sont plus que le canari dans la mine. Ils sont les premiers signes d’un âge sombre. Parce qu’en effet, à l’instar du récent travail de Mme Martel à Stukely-Sud, les médias ne sont pas les «haut-parleurs» des politiciens (désolé M. le maire), mais bien leurs premiers analystes qualitatifs, positifs ou négatifs.

La Voix des lecteurs

Sortir grandis de la crise

LA VOIX DES LECTEURS / Aux gens de La Voix de l’Est, je tiens à vous dire que j’espère de tout cœur que les journaux locaux sauront sortir grandis de la crise que nous vivons actuellement.

Chaque matin, La Voix de l’Est m’accompagne au petit déjeuner et il me serait très difficile de m’en passer.

Point de vue

Pour un accompagnement des entreprises de presse

POINT DE VUE / La Société québécoise des professionnels en relations publiques du Québec (SQPRP) reconnaît le rôle essentiel des médias d’information où règnent des standards élevés de professionnalisme journalistique comme «place publique» où tenir des discussions éclairées sur tous les sujets qui touchent l’ensemble des citoyens et des citoyennes.

L’annonce de la faillite de Groupe Capitales Médias nous interpelle tous. La disparition possible de plusieurs médias produisant une information de qualité, soutenue par des journalistes professionnels, est une catastrophe au point de vue de la vie civique de nos régions et de la démocratie elle-même.

Point de vue

Crise dans les médias: terminé le temps des beaux discours

POINT DE VUE / Le marché médiatique québécois et canadien traverse des moments difficiles. Au cours des dix dernières années, plus de 16 000 emplois liés au secteur des médias ont été perdus à l’échelle du pays. Comme si ce n’était pas assez, ce que plusieurs laissaient présager dans les derniers jours se confirme aujourd’hui : le Groupe Capitales Médias est acculé à la faillite.

Le Groupe Capitales Médias est propriétaire de plusieurs quotidiens régionaux au Québec. À terme, c’est donc des centaines d’autres emplois d’ici qui se retrouvent directement menacés.

La Voix des lecteurs

Merci au CHSLD de Farnham

LA VOIX DES LECTEURS / On entend et on lit souvent dans les différents médias, des critiques négatives sur les soins offerts les CHSLD. Contrairement à ce qui est rapporté, nous y avons vécu une expérience positive et humaine à celui de Farnham.

Mon père y a été admis à la suite d’un deuxième infarctus. Il souffrait d’une maladie pulmonaire et d’un cancer à l’oreille. Il y a séjourné pendant deux ans et demi.