La Voix des lecteurs

À la mémoire d’Yves Gagnon

Félicitations pour les 50 belles années du Festival international de la chanson de Granby. 

En ce début de festivités, je prends l’occasion de partager avec le conseil d’administration du FICG des sentiments à la fois de fierté et de déception pour notre famille, celle du fondateur du Festival, Yves Gagnon.

Il est entendu que les artistes ont été au cœur du Festival depuis 1969 et doivent le demeurer. Les bénévoles, artisans et bâtisseurs derrière le rideau du Festival ne font cependant pas moins partie de ceux qui lui ont donné ses lettres de noblesse. 

Je pense ici aux «ouvriers de la première heure» que nous avons côtoyés de près pendant plusieurs années comme Marianne et Yves Steinmetz, Richard et Charles
Godue, Lise Meunier, Lucie
Authier, Michelle Bisaillion,
Michelle Beauchemin et bien d’autres trop nombreux pour tous les nommer ici.

Je ne sais pas quelle place le Festival a réservée à ces pionniers et bénévoles durant les festivités en cours sans lesquels le Festival n’aurait jamais pu voir le jour ni prendre son envol, souvent contre vents et marées. Bien que j’espère qu’on leur ait octroyé la place qu’ils méritent, je ne peux en dire autant de la place accordée à son fondateur.

J’aimerais ne pas croire Honoré de Balzac, lorsqu’il écrit dans
Gobseck: «La reconnaissance est une dette que les enfants n’acceptent pas toujours à l’inventaire». 

À ma connaissance, je n’ai rien ici qui puisse me faire croire le contraire.

Si le 50e anniversaire n’est pas une occasion de témoigner notre reconnaissance à ceux et celles qui se sont dévoués cœur et âme à sa création et à son essor, alors ne prend-on pas pour acquis le fondement même d’une institution qui continue de faire rayonner Granby à l’échelle internationale? Si vous en voyez un intérêt, je vous offre de partager le mémoire de maîtrise Le Festival international de la chanson de Granby. La professionnalisation du monde musical québécois (1994) de Louise Chartrand  «dédié à Yves Gagnon fondateur du Festival de la chanson de Granby» et qui témoigne de l’histoire du Festival et du «phénomène unique» qu’il constitue.


Éric Gagnon (fils d’Yves Gagnon)

Granby

Une invitation à la fête!

Cinquante ans, il faut fêter ça!

Le programme présenté est bien préparé avec une multitude d’activités. Il y en a pour tous les goûts, tous les âges et toutes les bourses. 

Le Festival international de la chanson de Granby prépare la relève avec le Petit Festival. Le programme Jamais trop tôt stimule l’intérêt des jeunes Canadiens envers la chanson francophone. Notre député fédéral, Pierre Breton, lui a d’ailleurs apporté une aide financière de 424 000$ sur deux ans, de la part de Patrimoine canadien. 

Des textes francophones viennent de toutes les provinces. Une belle façon de mieux faire connaître et aimer le français. L’événement est majeur avec tous les spectacles extérieurs offerts gracieusement à l’ensemble des citoyens et des citoyennes. 

Fêtons et soulignons l’audace et la détermination des fondateurs, l’appui des loisirs de Granby, surtout dans les premières années, et de la Ville de Granby ainsi que le soutien financier de nombreux commanditaires devenus de réels partenaires. 

Félicitons et remercions les membres du conseil d’administration, les dirigeants,  les membres du personnel et les nombreux bénévoles. Tous ont à cœur l’avenir du FICG. 

Pour le 20e anniversaire, la Ville de Granby, avec le maire de l’époque, Mario Girard, avait organisé une réception civique. À cette occasion, tous les participants, intervenants, artistes et bénévoles qui avaient donné de leur temps à cette manifestation unique au Canada, avaient été invités.            

Pour ce 50e, une réception semblable aurait été bienvenue, voire nécessaire, pour rendre un grand hommage aux principaux responsables de cet événement unique en son genre.

Fêtons et participons en grand nombre.                  


Michelle Beauchemin

Granby