La Voix des lecteurs

L’aveuglement volontaire a des limites !

Cette année scolaire, nous avons beaucoup entendu parler de la pénurie de suppléants dans les commissions scolaires. Savez-vous que des enseignants malades, de la Commission scolaire du Val-des-Cerfs (CSVDC) ont reçu des appels les informant qu’il n’y avait personne pour les remplacer ? On leur faisait sentir qu’il serait préférable qu’ils viennent à l’école s’occuper de leurs élèves, même s’ils avaient avisé qu’ils seraient absents pour maladie. Ne plus avoir le droit d’être malade, sans culpabiliser, considérez-vous qu’il s’agit des bonnes conditions pour se sentir mieux ? Considérez-vous que ce soit là une bonne manière d’agir si on a à cœur le bien collectif ?

Pour les représentants de la CSVDC, la pénurie s’explique par l’augmentation des mesures d’aide aux élèves et des formations offertes aux enseignants. Ah oui ? Alors pourquoi est-ce que des parents se plaignent du manque de services dans les écoles ? Sont-ils des menteurs ? Et les enseignants, lorsqu’ils dénoncent la même chose, sont-ils aussi des menteurs ? Je vous confirme que ce n’est pas le cas.

Je vais maintenant me permettre de vous faire part de mon hypothèse quant à la pénurie de suppléants. Les conditions de travail actuelles font en sorte que de plus en plus d’enseignants demandent des allègements de tâche, à leurs frais, pour arriver à survivre (environ 30 % pour les enseignants du préscolaire et du primaire à la CSVDC en 2017-2018). Malgré tout, de plus en plus d’enseignants tombent au combat et s’absentent pour maladie, parfois pour plusieurs semaines.

La Commission scolaire doit aussi vivre avec les effets de son manque de considération envers les enseignants à statut précaire. Effectivement, il y a de plus en plus de suppléants qui, dégoûtés du traitement qu’on leur réserve, refusent maintenant d’accepter l’inacceptable. Ils veulent évidemment travailler, mais pas à n’importe quel prix.

Un employeur qui exige toujours plus de ses employés, sans contreparties, ne devrait pas être étonné d’observer du découragement de la part de ses employés. Tout le monde le sait, en situation de survie, on tente de survivre. Les enseignants, c’en est presque génétique, veulent ce qu’il y a de mieux pour leurs élèves. Cependant, il est possible qu’ils ne soient pas prêts à tous les sacrifices pour accommoder leur employeur. Surtout un employeur qui semble faire passer ses intérêts financiers avant toute chose.

Malgré tout, on semble garder le cap. Pourquoi ne pas voir la situation en face et trouver des solutions ? Ne devrions-nous pas exiger de la Commission scolaire qu’elle collabore avec les enseignants afin de mettre en place des mesures efficaces et ainsi diminuer leur détresse ? Qu’elle offre des conditions d’enseignement qui attirent la relève plutôt que de la faire fuir. Comme toujours, le syndicat est ouvert à la collaboration, mais il faut être deux pour danser le tango. Cela ne pourrait qu’être bénéfique pour les élèves. Ne sommes-nous pas dans notre droit d’exiger que nos taxes servent à offrir un enseignement et des services de qualité à nos enfants ? Dans cette situation comme en toute chose, ignorer les problèmes ne les fera pas disparaître.

Sophie Veilleux

Trésorière et représentante des enseignants du secondaire

Syndicat de l’enseignement de la Haute-Yamaska

Merci au personnel de l’Hôpital de Granby

Je voudrais remercier chaleureusement tout le personnel de l’Hôpital de Granby.

J’ai subi une opération à la fin août et j’ai été hospitalisée au 5e étage pendant dix jours. Nouvelle hospitalisation pour un autre dix jours au début de novembre.

Lors de mes deux séjours, j’ai reçu d’excellents soins de la part de toute l’équipe médicale : médecins, chirurgiens, infirmiers (infirmières), préposés(es) aux bénéficiaires, etc. On m’a donné toute l’attention et tous les soins que nécessitait mon état instable.

Je n’ai que de bons mots pour souligner le travail extraordinaire que font les professionnels de la santé pour le bien-être de leurs patients hospitalisés ou lors des visites pour le suivi.

En chimiothérapie, merci spécial à l’oncologue, à l’infirmière pivot et à Cynthia, Julie et Pascal pour leur travail attentionné.

Alors à vous tous et toutes, je vous adresse mes sincères remerciements et surtout ne lâchez pas, car on a encore besoin de vous.

Denise Roy

Granby

Le CINLB, un joyau à protéger

En 2014, un constat catastrophique s’impose, la forêt du CINLB est en danger, 65 % de son territoire est envahi par un arbuste très envahissant, le nerprun bourdaine. Cette espèce exotique, très présente au CINLB, ne permet plus aux espèces d’arbres indigènes de se reproduire et dans quelques années, si rien n’est fait, nous assisterons à la mort probable de la forêt.

Il faut agir et vite ! Dès 2014, le personnel du CINLB s’y est donc attaqué. De plus, l’Escouade nerprun fut créée et une poignée de citoyens et citoyennes commencent à faire des corvées. 

Les deux dernières années, c’est 1171 bénévoles qui participent aux corvées pour 8600 heures de travail. De plus, des groupes communautaires, des entreprises et des écoles viennent prêter main-forte à l’arrachage du nerprun bourdaine chaque année. Nous tenons à remercier sincèrement les bénévoles qui ont travaillé pour préserver la forêt du CINLB.

À la fin de 2018, les objectifs sont de contrôler une importante superficie du territoire du CINLB et de continuer l’arrachage du nerprun, soit les arbres porteurs de graines et les plus petits arbres. Pour y arriver, nous avons besoin de bénévoles ! Les corvées commencent le mardi 15 mai dès 9 h. Je vous attends à l’accueil du CINLB.

De plus, je fais appel aux entreprises de la région qui désirent s’impliquer dans leur communauté. Vous êtes les bienvenues en tout temps, du mois de mai à octobre, pour faire des corvées nerprun.

Merci au CINLB pour son soutien dans la lutte au nerprun bourdaine ainsi qu’à la Ville de Granby pour son aide financière depuis 2016.

Pour plus d’informations, vous pouvez me contacter 450 775-5100. Les corvées se font le premier et le troisième mardi du mois, de mai à octobre de 9 h à 12 h.

René Marois, bénévole responsable des corvées nerprun

Granby