La taxe de l’exploitation

LA VOIX DES LECTEURS / Juste avant la pandémie, j’adressais une lettre à M. Bonin au sujet de la taxe de bienvenue appelée aussi droit de mutation. Suite aux commentaires reçus et aux témoignages exprimés, et compte tenu du retour du maire Bonin, je me permets aujourd’hui de vous redonner l’essentiel de cette lettre.

J’ai pu constater que je ne suis pas le seul à penser que dans certains cas, cette taxe nous paraît injuste et inappropriée. J’espère que M. Bonin fera sienne la demande qui suit, pas seulement comme représentant de nombreux propriétaires et futurs propriétaires, mais aussi comme consommateur.

J’accepte facilement que les municipalités aient besoin de percevoir différentes taxes pour assumer leur rôle de fournir plusieurs services aux citoyens et citoyennes de leur ville ou village. Je comprends également que cette surtaxe est un grand apport financier supplémentaire à cette mission. Cependant, là où j’accroche, c’est dans son application.

Que cette taxe soit obligatoire à l’achat d’une maison neuve ou pour tous ceux et celles qui font l’acquisition d’une première maison, je suis d’accord. Que cette taxe soit systématique dans tous les achats de résidences, je trouve que cela est exagéré. Où est la logique de taxer une maison chaque fois qu’elle change de propriétaire? Avez-vous pensé qu’elle est parfois un frein à l’achat d’une résidence chez des acheteurs potentiels? On ose l’appeler taxe de bienvenue, je l’appellerais plutôt taxe de l’exploitation, surtout que certaines municipalités offrent parfois des crédits ou exonérations de taxes foncières à ceux qui s’installent dans leur localité.

Accepteriez-vous, M. Bonin, d’être un leader et un porte-parole afin de faire modifier la réglementation de cette législation? Personnellement, je viens de faire l’acquisition d’une troisième maison dont deux ici à Granby et je me passerais très bien de me faire souhaiter la bienvenue à répétition à coup de milliers de dollars.

J’ajouterai en terminant que lors du décès de mon épouse, comme notre propriété était enregistrée aux deux noms, j’ai été obligé de payer le notaire pour faire enlever son nom. Si nous n’avions pas été mariés, j’aurais été obligé de payer à nouveau cette fameuse taxe de bienvenue.

Yvon Lavoie
Granby