L’ATTACA tient à offrir toutes ses pensées et son admiration à ses membres et plus largement aux travailleuses du communautaire pour leur apport incommensurable en ces temps particuliers.
L’ATTACA tient à offrir toutes ses pensées et son admiration à ses membres et plus largement aux travailleuses du communautaire pour leur apport incommensurable en ces temps particuliers.

La solidarité sociale au temps de la distanciation sociale

LA VOIX DES LECTEURS / En cette période de confinement et de crise sanitaire, plusieurs d’entre nous s’affairent à éviter la crise humanitaire.

L’ATTACA tient à offrir toutes ses pensées et son admiration à ses membres et plus largement aux travailleuses du communautaire pour leur apport incommensurable en ces temps particuliers. À travers notre travail quotidien au sein de nos organisations, le bureau exécutif de l’ATTACA tenait à vous transmettre ces mots.

Affrontant cette menace invisible au risque de notre propre santé physique et mentale, nous sommes ces anges de l’ombre au service de celles et ceux qui le sont tout autant. Les mal pris, les exclus, sont loin d’être épargnés par ce contexte pandémique, bien au contraire. Nous montons donc au front pour offrir notre présence rassurante en plus de répondre aux besoins de sécurité physique, alimentaire et sanitaire de la population.

Pour plusieurs d’entre nous, nous sommes maintenant reconnus comme service essentiel ! Qui donc ignorait encore la nécessité de l’action communautaire ?

Cette période difficile permet tout de même de mettre en lumière le travail inestimable de plusieurs corps de métier souvent laissés pour compte et sous-rémunérés, comme les commis d’épicerie, les préposées aux bénéficiaires, les éducatrices en garderie, sans oublier les travailleuses du communautaire !

Parce que nous sommes également solidaires de nos sœurs de lutte : infirmières, travailleuses sociales, médecins, intervenantes sociales, techniciennes en santé et bien d’autres ;

Parce que nous avons à cœur le bien-être des personnes vivant de l’instabilité résidentielle, des enjeux de santé mentale, en situation de handicap ou de marginalité, les femmes victimes de violence conjugale, les personnes âgées, les gens vivant sous le seuil de la pauvreté ;

Parce que notre santé physique et mentale est mise à rude épreuve alors que nous côtoyons la souffrance, la vulnérabilité (plus que jamais) et le risque de contamination ;

Parce que la reconnaissance de « service essentiel » doit se faire autant en théorie qu’en pratique ;

Nous implorons aux gouvernements provinciaux et fédéraux finançant des services essentiels dans le milieu communautaire de reconnaître la précarité des services offerts par nos organismes et de financer une prime correspondant aux risques encourus par la proximité que nous devons avoir avec les gens que nous aidons. Nous avons plus que jamais besoin de travailleuses qualifiées pour poursuivre nos missions et nous nous devons de reconnaître leur valeur.

Le bureau exécutif de l’Alliance des Travailleuses et Travailleurs de l’Action Communautaire et de l’action communautaire Autonome