Compte tenu de l'état désuet du bâtiment, la municipalité de Saint-Césaire n'investira plus dans l'aréna Guy-Nadeau.

La jeunesse et les ententes intermunicipales

L'année 2017 est une année d'élection municipale.
Deux sujets vont sûrement resurgir dans les discours des gens qui veulent nous représenter, mais probablement séparément :
- rendre notre ville ou village accueillant pour les jeunes familles ;
- qui doit payer les infrastructures sportives ?
Un autre sujet pourrait être la santé, faire bouger les jeunes et les moins jeunes.
Pourquoi ne pas faire le lien entre ces sujets ? Plusieurs ne le voient pas, mais il y en a un. Avec raison, la pratique du sport est un souhait et un objectif pour la majorité des jeunes familles. Ce l'est également pour les moins jeunes. Le sport se pratique souvent en équipe dans des infrastructures de qualité. Pour le rendre attrayant et formateur, le sport pour les jeunes doit être pratiqué avec d'autres jeunes de son calibre et avec des entraîneurs d'expérience.
Ça prend inévitablement beaucoup de familles et un grand bassin de population pour payer les infrastructures sportives (arénas, piscines, terrain de soccer...), pour organiser des équipes de même calibre, pour avoir accès aux meilleurs entraîneurs. Aucune municipalité dans notre secteur ne peut tout offrir seule ; même Granby a une offre de sports limitée.
Actuellement, nous voyons bien qu'arriver à des ententes entre les villes pour se partager les frais et établir les frais d'inscription, c'est long et pénible, et ce n'est jamais flexible. Bedford a attendu des années pour rénover son aréna le temps de s'entendre avec les municipalités environnantes ; St-Césaire sait depuis 7 ans que son aréna est fini, mais les ententes avec ses voisines se font encore attendre pendant qu'il n'y a plus d'aréna ; Granby vit avec une piscine sous respirateur artificiel, heureusement que les subventions sont arrivées. Étonnamment, prenons à titre d'exemple du hockey Atome (9-10 ans), s'il manque un joueur à une ville pour combler son équipe, mais qu'il y a un joueur de disponible ailleurs dans une ville sans entente spécifique, le jeune peut avoir à payer 500 $ de surplus à son inscription de base, même si c'est gagnant-gagnant pour les deux groupes.
Ce à quoi je m'attends des gens qui nous représentent, c'est de développer des ententes intermunicipales sur les loisirs sans traîner, flexibles et sans se faire du capital politique. Écouter les responsables des loisirs, c'est important. Il ne faut pas se contenter du typique et stérile « je ne la signerai pas l'entente » ou du « c'est ça que ça coûte, c'est ça que ça coûte ». Vous pensez être à l'abri des problèmes parce que vous habitez dans une municipalité avec un aréna ou autre infrastructure, bien, ce n'est pas vrai. Des équipes vont disparaître parce que les jeunes des municipalités environnantes ne peuvent plus venir. Il y a moins d'équipes, le calibre de jeu devient moins adapté. Ceux qui disent le contraire ont tort.
C'est le temps de revoir la formule : regroupement régional, implication des MRC. Messieurs les députés, vous pourriez vous impliquer comme rassembleurs. Pour ma part, je vais m'assurer lorsque les candidats aux élections sonneront à ma porte cet automne que leur vision est globale et orientée vers le futur. Il serait dommage qu'un jour, des villages ferment et qu'ailleurs, des infrastructures sportives soient vides parce qu'on n'aura pas su se renouveler­, qu'on aura manqué de vision.
Nicolas Bélanger
Granby
Impliqué dans l'organisation du hockey mineur pour les filles*
*Heureusement une très bonne collaboration entre les associations de hockey des différentes villes permet d'offrir du hockey pour les filles dans le secteur Yamaska-Missisquoi.