Le comité de relance de la Ferme Héritage Miner (FHM) s'engage sur la mauvaise voie. En fait, il poursuit sur la voie déjà empruntée par la FHM.

La Ferme Héritage Miner est sur la mauvaise voie

Le comité de relance de la Ferme Héritage Miner (FHM) s'engage sur la mauvaise voie. En fait, il poursuit sur la voie déjà empruntée par la FHM.
Pourquoi s'entêter à se faire financer par les gouvernements ? Si vous avez besoin de 25 000 $, pourquoi ne pas avoir tenu une campagne de sociofinancement au lieu d'une pétition en ligne ? Ce n'est pas plus compliqué à organiser. Deux mille cinq cents donations de 10 $ et vous pourrez obtenir « juste un petit 25 000 $ » comme le dit si bien M. Luc Perron, l'un des membres du comité. Ça, c'est une preuve de l'appui de la population.
Pour une campagne de sociofinancement réussie, vous avez besoin d'un réseau de contacts, et cela tombe bien puisque le GASP vous appuie et il représente plus d'une trentaine d'organismes communautaires et institutionnels selon leur site Internet.
Parlant du GASP, dans une lettre publiée en ces pages, son coordonnateur, M. Nicolas Luppens, nous ramène encore le plus gros succès de la FHM, soit la distribution de 4000 kg de légumes et 2000 kg de viande de porc, et ce, de 2012 à 2017. À 5 $ kg pour les légumes et 15 $/kg pour le porc, j'obtiens la même chose à l'épicerie pour 10 000 $ par année sans aucun effort de ma part. Lorsque l'on sait que la FHM demandait 125 000 $ par année pour combler ses pertes, ça met les choses en perspective. Quand on sait que la Ville leur a donné 20 000 $ pour s'occuper des jardins communautaires pendant une seule année (là d'où provient une partie des légumes), on se demande si la Ville ne devrait pas plutôt distribuer des coupons échangeables dans nos épiceries locales pour aider plus efficacement les gens moins bien nantis.
Ceci vient aussi remettre en perspective le « petit 25 000 $ » demandé par le comité de relance. Qu'allez-vous faire avec tout cet argent ? J'ai l'impression qu'il n'y aura qu'une panoplie de professionnels qui en profiteront. Si le comité de relance n'est pas capable de faire un nouveau plan d'affaires par lui-même, comment pourra-t-il nous assurer qu'il l'exécutera correctement ? Après tout, il y avait déjà un plan d'affaires dès le départ et, visiblement, quelque chose n'a pas fonctionné.
Je crois qu'il est grand temps que le conseil de la Ville de Granby hausse le ton et rappelle à tous les gens qui exigent des fonds publics d'être beaucoup plus diligents et responsables dans leurs paroles et actions.
Les payeurs de taxes méritent beaucoup plus de respect pour leurs contributions monétaires involontaires.
Denny O'Breham
Granby